La murène

Nous étions à Mooréa quand nous sommes allés visiter un motu. Un motu est une toute petite île. Avec Lola et papa nous nous sommes mis à l'eau pour observer le nourrissage. Puis le guide nous emmena à un endroit très précis d'un rocher, là où loge la murène. Il l'attira avec un bout de poisson et le monstre de deux mètres sort de sa tanière. 

 

Le guide la connaît bien, il peut jouer avec elle, la prend sur ses épaules et nous explique que si on la fâche "tu n'as plus de bras". Elle peut tirer et traîner l'équivalent de 1000kg au fond de l'eau. Milo.

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Moorea la gatée...

Voilà une semaine que nous explorons Moorea. Et elle est bien gâtée cette île mystérieuse... Les trésors de la mer occulteraient presque ceux de la terre. L'île a une forme de patte d'ours qui dissimule deux baies magnifiques. Nous logeons au fond de la caldeira de l'ancien volcan dans une terre fertile qui abrite de nombreux champs d'ananas. 

 

Les chemins sentent la passion, le tiare, l'ananas ou le citron. Les caissières du superU (encore lui!) chantent en tipant les articles et portent des couronnes de fleur. 

 

Ni trop accessible, ni trop isolée, Moorea pourrait bien être l'île idéale. 

 

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Aquarelles à huit mains

Saurez-vous nommer les artistes?

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Je suis VaiAnna et j'ai trouvé Maui


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Le coq et Téfiti

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Poisson dans l'eau

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Tahiti Douche

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L'ami du petit déjeuner

Je me lève tous les matins et le lièvre de Pâques a ramené des oeufs jaunes!

On va les ramasser au fond du jardin avec Milo. On les coupe en deux et on les mange! Anna.

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Qui est Jean-Michel?

Comme les lecteurs le constatent, je me perfectionne en photographie sous-marine. Je tiens un peu plus en apnée et du coup je peux approcher les poissons de plus près. 

 

Mais cette année, j'ai un nouveau passager dans ma mallette électronique offert par une association "père noël + lièvre de Pâques: Jean-Michel. Jean-Michel est mon drone (Jean est la télécommande et Michel est l'objet volant). Michel a déjà beaucoup souffert suite à mes expériences, mais il vole toujours. Il a déjà foncé dans un cocotier et il est aussi resté coincé dans un manguier. Papa est allé le chercher.

 

Mon objectif ultime avec ce drone c'est de le faire voler avec une lumière incroyable au dessus de la mer et ses coraux. Le risque est évidemment qu'il tombe dans la mer... Milo. 

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En eaux claires

A Tahiti, enfin plutôt à Mooréa, ce qui sort de l'eau est magnifique, mais ce qui est enseveli sous l'océan, c'est à en perdre ses mots. Je vais vous décrire ce monde caché. Commençons par ...les poissons, aussi beaux que ce qui les entoure. Des poissons qui ont chacun une place où ils s'occupent tranquillement sans ronch-blub-blub-ronchonner. Chacun a sa couleur et sa maison. Par exemple les poissons clowns bien planqués dans leurs anémones, ils égayent de leurs couleurs leur territoire. Passons aux plus gros. Il y a des espèces plus grandes comme les baleines, dauphins, raies, tortues et autres requins. Tout cela attire l'attention et fait le bonheur de ceux qui ont le privilège de les croiser sous l'océan. Ils règnent tous les cinq sur l'océan et sont souvent accompagnés de valets, petits poissons qui les nettoient. Bisous de Mooréa. Lola. 

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Ia orana Moorea

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Mon grand rêve par Milo

Un jour, Milo rêve. Rêve d'aller voir les raies et les requins, puis tous les autres poissons dans une eau transparente. Il regarde tous les livres qui en parlent, en rêvant... 

Un jour, Milo part. Part loin. Pour voir en vrai les raies, les requins et tous les autres poissons dans une eau transparente.

Un jour, Milo arrive. Arrive dans son rêve. Et le matin, tout excité, il ne peut pas résister d'y aller.

Ce jour là, Milo saute dans l'eau transparente. Avec les raies, les requins et tous les autres poissons. Ému, il a réalisé son rêve. 

 

Milo.

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SuperU avec vue

Nous voici arrivés en Polynésie française dans un mélange de fatigue, d'excitation et d'émotion. 

 

Notre avion de pose en fin d'après-midi et nous sautons dans l'Aremiti (le ferry entre Papeete et Moorea) avec Caroline et Thomas qui ont proposé de nous dépanner pour la nuit avant de nous laisser leur maison et leur voiture à leur départ en vacances en fin de semaine: encore merci à eux et à l'échange de maison! 

 

Nos premiers jours à Moorea sont guidés par leurs précieux conseils et nous démarrons par un ravitaillement au superU. Et là, entre le papier toilette et l'eau minérale, une grande vitre s'ouvre sur la baie de Cook. Manu prend une caisse de Hinano (la bière tahitienne), mais nous n'avons pas la consigne de retour. L'hôtesse de caisse rigole en roulant les "r": "vous êtes nouveaux ici, vous!"

 

Oui nous sommes nouveaux, mais déjà nous envions ceux qui ont décidé de rester. Car Moorea est sublime. Partout où le regard se pose les lignes sont graphiques, les couleurs assorties, la lumière danse avec les nuages pour nous offrir de saisissants spectacles entre le relief déchiré et le lagon. 

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Le jour le plus long...

Une très étrange expérience qui va nous arriver demain puisque nous allons remonter le temps...

 

En franchissant la ligne internationale de la date nous quitterons Auckland le 8 Juillet à 9h00 et nous atterrirons à Papeete 6 heures plus tard mais le 7 Juillet à 16h00! Je vais réserver la nuit du 7 au 8 deux fois: une fois à Auckland et une fois à Papeete, c'est rigolo! 

 

Nous rattraperons ainsi les 12 heures de vie que nous avions perdues il y a deux ans en arrivant dans l'autre sens! (Sebo c'est chouette de relire ton commentaire avec le recul! Voilà on rattrape le temps perdu!)

 

Si déjà ce jour est si long, autant le passer au paradis: nous montons donc au mont Eden, volcan éteint au coeur d'Auckland pour admirer une dernière fois la ville de haut... 

 

PS pour papilou: le nom de Nouvelle-Zélande (« nouvelle terre des mers ») trouve ses origines chez les cartographes néerlandais de l'époque, qui baptisèrent les îles Nova Zeelandiaen honneur de la province néerlandaise de Zélande

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A l'endroit

Faut-il avoir eu la tête à l'envers pour se remettre les idées à l'endroit et replacer patiemment les pièces du puzzle de nos quinze derniers jours?

 

Jusque là, après une infection à la salmonellose contractée dans un restaurant de Kuching, tout était mélangé. Nous voilà donc en hiver en plein été mais pourquoi pas, il n'y a plus de saisons. Et après les chaleurs humide de Singapour, moite de Bornéo, suffocante de la jungle, cette baisse de température redonne des couleurs à notre plumage d'été. La mémoire revient comme l’appétit après un jeûne post-gastro. On se souvient alors avec netteté de nos entretiens avec la reine d'Angleterre à l'heure du thé et de nos échanges sur le Brexit avec Boris. On retrouve aussi traces de nos selfies échangés dans le métro singapourien ou l'art d'obéir n'a d'égal que notre génie de la contestation. On repense aux singes qui observent leurs cousins perchés dans la forêt menacée par la jungle urbaine. On se remémore les spécialités du Sarawak mitonnées par d'anciens coupeurs de tête qui émincent les oignons comme pas deux. 

 

Ici en Nouvelle Zélande, le coq a retrouvé sa plume et bientôt VaiAnna retrouvera son île. 

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La vie douce d'Auckland

Elles sont plutôt rares, les villes que nous avons eu le privilège de fouler où nous serions bien restés pour quelques mois... Luang Prabang au Laos nous avait laissé cette impression. 

 

Aujourd'hui nous ajouterions bien Auckland à ce palmarès et nous ne sommes pas les seuls, Auckland a été classée 3e ville du monde en terme de qualité de vie, après Vienne et Zurich. 

 

Notre coup de foudre a commencé dès l'aéroport où le tampon sur notre passeport a été assorti d'un "welcome in New Zealand" dans un grand sourire. Les kiwis sont très chaleureux, ils ne manquent pas de s'intéresser à notre parcours et à féliciter les enfants. Ensuite, le climat. Frais certes durant l'hiver actuel, mais assez proche du nôtre finalement. La ville est active sans être oppressante, ressemblant à Sydney sans la sophistication un peu surfaite de la cité australienne. 

 

...et... très important, nous ne sommes pas déroutés devant les stands de fruits et légumes. Un petit parfum d'exotisme assorti de courges, brocolis et autres gigots d'agneau. Lait et crème sont également produits ici en quantité. Ce soir, nous aurons le plaisir de goûter à un gigot d'agneau préparé par Manu, il sera assorti d'un gratin dauphinois et d'une bouteille de vin rouge d'ici. Après tout c'est l'hiver ici, on trouvera peut-être de la raclette pour demain!

 

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Ki eût vu le kiwi?


Les néo-zélandais sont des "kiwis". Mais ils ne se mangent pas, ne s'épluchent pas et n'essayez pas de les déguster à la cuillère.

 

Non, il s'agit d'un curieux oiseau qui est devenu emblème national. Ce n'est pas un fruit, mais la question reste entière. Qu'est-ce que c'est que cet animal qui se veut oiseau mais ne vole pas? Il fait partie de la famille des ratites, il passe son temps à se cacher dans un terrier et le mâle prend soin de sa progéniture au point de la couver.

 

Pas étonnant que la bête soit en voie d'extinction! Le coq me fait dire que s'ils en étaient si fiers, les all-blacks l'arboreraient sur leur tunique en lieu et place de la fougère. C'est de bonne guerre avant la première coupe du monde de rugby où le 15 du coq risque de finir en omelette face aux géants noirs. 

 

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Good morning Auckland!

Après une escale à l'aéroport de papilou (Changi Airport de Singapour) et une nuit dans l'avion, nous arrivons à Auckland en Nouvelle Zélande. Nous ne resterons que quelques jours ici, c'est dommage car nous aimerions bien visiter ce bout de terre qui a l'air fascinant, mais il faudra revenir en Décembre car c'est l'hiver ici et il y fait froid. 

 

Les douaniers sont souriants à l'accueil, mais attention: les chiens sont dressés pour repérer tout produit organique. Interdiction ici d'importer fruits, graines ou autre matériel vivant. Nous nous débarrassons donc discrètement de l’œuf de tortue mort offert par le ranger à Tanjung Datu. Les chiens repèrent le nutella dont nous avons fait un stock avant d'arriver dans le Pacifique, mais c'est bon, ça passe, ouf!

 

La température est de 11 degrés, le climat est semblable à celui de Janvier dans le sud de la France: nous ne sommes pas fâchés de quitter les moustiques! Après avoir passé la nuit dans l'avion et encaissé 5 nouvelles heures de décalage horaire, nous sommes un peu chamboulés. Il faut s'habituer à la monnaie et au cours des choses. J'ai loué une voiture de location par internet, Manu reçoit une formation accélérée pour rouler à gauche avec une voiture automatique et hop! C'est parti!

 

Ici aussi, une maison nous attend grâce à l'échange. Nous découvrons la cachette de la boite à clés et notre nouveau logis pour quelques jours... très spacieux, quelle chance! Il y a des citrons dans le jardin, Manu improvise un atelier sirop avec les enfants....

 

 

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Singapoule aux oeufs d'or!

Après un passage de frontière Malaisie - Singapour presque sans encombres (les pouces d'Anna ne répondaient pas au scanner, elle a eu droit à une session spéciale de sécurité dans les bureaux de la douane singapourienne), nous voilà de retour à Woodlands, ce quartier d'expatriés très chic. Nous y sommes hébergés gracieusement grâce au système d'échange de maisons. Pour ceux qui habitent la rue haute, vous aurez vu la semaine dernière une famille espagnole en vacances chez nous en échange! 

 

La maison qui appartient à une famille américaine actuellement en voyage est de proportions totalement incroyables! La table de ping-pong dans l'entrée a l'air toute petite. Nora vient des Philippines habite sur place et elle nous prépare les repas. Étrange atmosphère dans ce quartier mort la journée, où ne se promènent que les aides à domicile et les chiens des familles étrangères posées là à côté de l'école américaine.  Nous sommes en tout cas très reconnaissants de pouvoir loger ici dans des conditions extraordinaires car Singapour est chère, très chère, énorme contraste de niveau de vie avec Johor où nous avons atterri hier. 

 

Comment ce petit morceau de terre situé tout au bout de la péninsule malaise a réussi l'exploit de devenir l'un des pays les plus riches du monde? Histoire intéressante que celle de Singapour, qui semble-t-il tient à la vision d'un homme qui s'est éteint cette année: Lee Kuan Yew qui a assuré la gouvernance du pays depuis son indépendance. Son idée: le "capitalisme d'état" dirigeant les investissements rendus possibles grâce à l'épargne forcé des ménages. Un exemple de ce modèle, la compagnie "Singapour Airlines" est aujourd'hui la plus réputée et la plus profitable des compagnies aériennes, et elle est publique! Une lutte active contre la corruption, déréglementation financière et dette très faible, Singapour est aujourd'hui devenue la Suisse de l'Asie. 

 

La démocratie de Lee est très dirigée, il avait à cœur de guider aussi les comportements sociaux par des répressions sévère face aux attitudes qu'il jugeait inappropriées. Obsédé par l’efficacité, il avait poussé à remplacer les affiches publicitaires dans le métro par des énigmes incitant les voyageurs à réfléchir.

 

Singulier cocktail, donc, que celui du micro-état que nous quittons aujourd'hui pour le Pacifique. Direction Auckland. 

 

 

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Selamat tinggal Sarawak

Voilà donc deux semaines que nous sommes au Sarawak, région malaise du nord-ouest de l'île de Bornéo que se partagent l'Indonésie au sud, la Malaisie et le Brunei au nord depuis les accords entre l'Angleterre et les Pays Bas au 19e siècle. 

 

Bornéo est musulmane à 68% en particulier au sultanat de Brunei qui pratique depuis cette année la charia la plus stricte du monde. Ici au Sarawak voisin nous ne ressentons pas de pression particulière et il est même possible de trouver ici des shorts pour les filles (ce qui n'était pas le cas à Kuala Lumpur). 

 

La région du Sarawak voue une tendresse particulière à trois "rajahs blancs", des descendants britanniques venus d'Inde pour gouverner semble-t-il avec justice durant les cent ans qui ont précédé la seconde guerre mondiale. Après la guerre et quatre ans d'occupation japonaise, le Sarawak et le Sabah sont cédés à la couronne d'Angleterre avant de rejoindre la fédération de Malaisie en 1963. Aujourd'hui ces deux états excentrés du pouvoir ont la sensation de se faire dépouiller de ses ressources par le gouvernement central de Kuala Lumpur. 

 

De la colonisation anglaise, les sarawakiens ont conservé des bâtiments (ci-dessous les photos d'un ancien pensionnat catholique dans lequel nous logeons), et la langue qui est enseignée depuis l'école primaire et qui donne à tous ici un avantage certain dans les échanges commerciaux. Très favorisé par rapport à sa voisine indonésienne Kalimantan, l'état du Sarawak finance intégralement l'éducation et la santé de ses citoyens grâce à l'exploitation de son pétrole. Ses citoyens sont par conséquents assez peu critiques vis-à-vis du pouvoir. Quand nous abordons avec nos guides les enjeux de déforestation, ils renvoient la balle du côté indonésien il est vrai moins pourvu en or noir. 

 

Un changement de gouvernement local en 2014 a soufflé un vent d'espoir après 14 ans de suspicion de corruption au plus haut niveau de l'état. Le nouveau premier ministre se dit sensible à la protection des ressources de sa région, l'une des plus riches de la planète en matière de biodiversité mais aussi l'une des plus menacées. De par son caractère insulaire, l'île a développé "une épidémie d'endémies" où les espèces ont évolué sans mélange avec d'autres région. La superstar incontestée, étendard de l'île est sans conteste l'orang-outan aujourd'hui menacé d'extinction. 

 

La réserve de Semenggoh où nous avons pu les observer abrite 31 spécimen en semi-liberté. Ils sont libres de venir au nourrissage deux fois par jour s'ils ne trouvent pas ce qu'il leur faut dans le parc... 

 

 

 

 

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L'homme des bois

Orang-Outan signifie "homme des bois" en Bahasa (langue locale malaise). Nous étions au parc national de Semenggoh quand nous avons rencontré la bête. On était une bonne cinquantaine à vouloir l'observer. Mais il est venu quand même. Un guide nous a prévenus puis nous avons regardé dans les arbres. Tout à coup, nous voyons une boule rousse, rousse comme le sucre! 

C'est la plus vieille du parc, elle a 48 ans. Nous l'observons longtemps. 

 

Nous avons remarqué qu'elle était très humaine: elle marchait sur ses deux pieds et elle mangeait les bananes comme nous! Milo.

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Soleil Kuching

On quitte la ville des chats demain et on doit bien reconnaître que l'on s'y est bien senti. A tel point que les coqs ronronneraient presque... On y fait le tour du pâté de maisons en se dandinant comme des minets du coin et l'on attrape quelques clichés que l'on range dans notre boite à souvenirs... 

 

La ville nous offre quelques estampes murales (ou street art) tout à fait remarquables. 

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Telok Melano

Petit séjour en tribu après notre passage au parc national de Tanjung Datu, Milo photographie ses premiers coraux et nous prenons le temps de faire quelques devoirs. 

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Cerf souris

Lors d'une promenade de nuit, Anna et Milo suivent le guide qui éclaire de sa lampe torche une drôle de petite bête. Ils nous décrivent une mini-biche avec une tête de souris. Cela nous laisse perplexe!

 

Renseignement pris, il s'agissait d"un chevrotin malais (aussi appelé cerf-souris), le plus petit mammifère à sabots connu (il mesure 45cm et pèse 2 kg). Nous sommes rassurés, nos enfants sont sains d'esprit!

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Plantes carnivores

En forêt, Lola et moi sommes montés plus vite que les autres pour les trouver. Au sommet, rien, aucune plante carnivore. On a cherché partout: sous les arbres, dans les buissons, sous les branchages: rien. Quand le guide est arrivé il nous les a dénichées. Il y en avait des petites, des moyennes, des grandes, des obèses, des minces, des en l'air, des pare-terre, tous bien cachées!

 

Elles attirent les insectes avec du nectar sucré sur leur capuchon, puis les insectes sont piégés par la paroi glissante. Ils tombent ensuite dans un liquide enzymatique où ils sont digérés. Le seul insecte qui y survit est ... suspense... le moustique, encore lui! Il se reproduit même dedans!

 

Les tribus de Bornéo l'appellent "tasse des singes" car ils croyaient que les singes buvaient le liquide qui s'y trouve. 

 

Milo

 

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Poulette piquée au vif

Nous quittons la jungle dans deux heures. Un énorme soulagement pour nous et surtout pour moi. Arrivés au village hier, une chaleur étouffante nous prend et nous surprend. Une chaleur si humide qu'ici même la mer ne peut nous soulager. D'autant qu'il y a des mini-méduses piquantes dedans. La chaleur c'est une chose, mais en plus il y a l'humidité qui donne cette impression de sauna. Oui c'est ça nous vivons dans un grand sauna. On ne peut rien n'y changer il faut s'y faire. Si l'on fait un tout petit effort physique toutes nos ressources d'eau s'extirpent de notre corps. Des vraies gouttes de transpiration, comme après une douche. Rien que cela aurait suffit pourtant ce n'était pas tout. Les moustiques, parlons des moustiques. Ici 300 moustiques tigres nous tournent autour en permanence. Les piqûres sur les piqûres, elles prennent une place énorme sur nos membres et dans nos têtes. Tout notre corps est rongé par ces piqûres qui grattent tant que j'ai fini par toutes les mettre en sang. Sans compter toutes ces maladies terribles qu'ils peuvent nous apporter! Cette nuit j'ai dormi sans venti. Vivement Tahiti! Lola

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Calao Rhinocéros


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Cuillère, fourchette et sac-à-dos

Quand on est pas dans notre assiette, on sait qu'un bon gueuleton peut nous mettre du baume à l'âme. 

Nous quittions il y a peu notre cher fromage et notre pain quotidien avec le sentiment de se retrouver à poêle.

 

Mais l'aventure est aussi dans la gamelle. Nous étions venus pour voir l'homme des bois: orang-outan en langue locale, nous avons découvert l'homme des cuisines à travers la gastronomie du Sarawak dont nous n'avions aucune idée.

 

Guidés par la faim, armés de nos couverts cuillère et fourchette (le couteau n'a pas sa place à cette table), nous explorons la jungle urbaine et ses food-courts. 

Nous défrichons les cartes et ses plats aux noms inconnus. De nouveaux territoires s'offrent à nos papilles aguerries par nos expériences précédentes. 

Ici un "umai": sorte de ceviche ultra pimenté ne résiste pas à l’appétit vorace de Lola. Là une sorte de chips géant garni d’huîtres (photo) qui ne fait pas le poids devant le coup de cuillère de Milo.

 

Nous découvrons ici une cuisine métissée savoureuse. A l'intersection entre les saveurs indonésienne, thaï et chinoise, les goûts sont nouveaux, les repas sont variés, raffinés et équilibrés. Du riz bien sûr, avec souvent du poulet ou du poisson, accompagnés au minimum de trois légumes ou feuilles, tout cela à prix très doux... 

 

Nous savons que cet Eden gastronomique prendra fin dès mercredi quand nous prendrons la route vers le Pacifique. Là bas ce sera une autre histoire...

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Tanjung Datu

Après le parc national de Bako, site touristique incontournable du secteur, nous décidons de sortir des sentiers battus pour explorer des territoires plus confidentiels. 

 

Nous avons choisi pour ceci le centre de conservation des tortues marines de Tanjung Datu. Par le plus grand des hasards, nous tombons en période de ponte. 

 

La mission du parc est d'identifier, comptabiliser et protéger les oeufs des tortues marines pour espérer contribuer au repeuplement de cette espèce menacée.

Toute la nuit, les gardiens surveillent la plage, observent et marquent les tortues qui montent pondre. Une fois celles-ci retournées à la mer, le nid est vidé de ses oeufs par les gardiens qui les placent à l'abri des varans. Quarante jours plus tard, l'éclosion à lieu et les petits rejoignent la mer. Un sur dix environ survivra jusqu'à l'âge adulte.

 

Durant trois jours, nous serons les seuls touristes dans le parc, nous pourrons observer la faune et la flore et accompagner le travail des scientifiques et rangers qui travaillent ici. Nous avons aussi eu la chance d'assister à une ponte mais aussi deux éclosions! 

Pauvre tortue (Milo)

Hier, nous sommes arrivés au parc national de Tanjung Datu. On était les seuls touristes. Seuls au monde: on en profite! Le soir à 6 heures, on prend les lampes-torches et on part dans une jungle hostile. 

Quand on arrive sur la plage, suspense: des traces, on les suit, et là, on découvre notre première tortue. 

C'est émouvant une tortue qui se traîne, elle essaie de creuser mais elle est tellement lourde que chaque geste lui demande un effort énorme. 

Nous sommes si près d'elle que nous entendons sa respiration. Mais celle-ci repart sans pondre: elle repart à l'eau. Un peu plus loin, un ranger nous indique une tortue qui vient de pondre et qui recouvre son nid. Elle a pondu 63 oeufs dont environ 5 arriveront peut-être à l'âge adulte.


Le commencement de sa vie (Lola)

Nous étions là, tard dans la nuit, une cinquantaine de petites boules de vie dans les mains. 

Nous avions longuement fixé la maman avant de les déterrer et de les emmener dans la cage d'éclosion. La cage d'éclosion est l'endroit où les oeufs restent à l'abri des varans jusqu'à leur naissance. 

Quand le guide eût rebouché le trou après avoir soigneusement déposé toute la cargaison dedans, je fixai longuement les cages des récoltes du mois dernier pour essayer d'y apercevoir quelque chose d'inattendu. 

Soudain, mon regard se stoppa sur deux petites choses noires qui s'agitaient dans le sable. Je regardai attentivement, puis poussai un cri de surprise! C'était (pour moi) les pattes d'une petite tortue qui se trouvait là. 

Pour confirmer mon opinion, je me penchai un peu. Ayant remarqué ce que je fixais, le guide creusa un peu à cet endroit précis. Et là! Une minuscule tortue se trouvait dans ses mains! A peine aussi grande que sa paume. 

Il la mit dans un seau et me le tendit en me disant: "You can put the baby turtle on the beach". A ces mots, il m'invitait à la libérer! Je sautai de joie intérieurement: moi avoir ce privilège? 

Nous nous dirigions vers la plage à marée basse. Je posai le seau au sol et pris le bébé tortue. Elle était si petite et si mignonne! Je la posai sur le sol et aussi forte qu'elle était elle se mit à commencer un marathon vers la mer.

Guidée par le faisceau de lumière du ranger, elle avança avec peine vers l'océan. Après un temps qui nous parut infini, nous la voyons enfin rejoindre les vagues. C'était très émouvant. Je repars fière de l'avoir libérée. Bonne chance petite tortue!

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Les as de la jungle

De la jungle, nous avions gardé l'image d'Epinal de notre première incursion en Amazonie. Un souvenir sans doute enjolivé par la découverte et par le temps qui est passé. peut-être avons nous oublié depuis les désagréments pour ne garder que les yeux écarquillés des enfants. 

 

Toujours est-il que nous ne nous sommes pas sentis en sécurité dans la jungle de Bornéo. Il y a quelques bonnes nouvelles tous de même: pas de paludisme enregistré ces derniers mois, pas de grosses araignées ici et saison sèche donc "peu" de moustiques. Pour le reste c'est une autre histoire: Bornéo est le pays des serpents. Cobras royaux, vipères, pythons au programme des randonnées en forêt. Notre guide nous aidera à les éviter. Le climat est assez difficile à supporter pour les pauvres animaux à peau blanche que nous sommes. Nous investissons un temps à tenter de nous protéger des attaques, surtout celles des moustiques. De nos bonnes intentions de ne pas contaminer notre environnement il ne reste pas grand chose après les premières piqûres infectées de nos enfants. Nous optons donc pour le produit de synthèse le plus fort qui se révélera bien dérisoire. Ma chaleur et l'humidité ne nous laissent aucun répit, pas même la nuit. C'est donc avec soulagement que nous retrouvons notre chambre d'hôtel en ville après quatre jours en jungle que nous allons vous raconter... 

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Kuching: chat alors!

Bienvenue à chat-natown. Kuching signifie littéralement "chat" dans la langue locale. Ici les chats sont les maîtres des lieux et le coq cède sa place sur les piédestaux (jamais le coq ne se prêterait à une telle mise en scène!).  La ville nous sert de camp de base et nous en profitons pour goûter à l'excellente cuisine du Sarawak, laissant les croquettes aux félins. 

 

La nuit nous constatons à nos dépends que les chats ne se couchent pas avec les poules: bientôt nous retrouverons la quiétude des parcs où cette fois le moustique règne en maître. Nous partons demain pour quatre jours à Tanjun Datu, un autre des nombreux parc nationaux du secteur. 

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Parc National de Bako

Je vais vous décrire mon arrivée au parc national de Bako. Après 20 minutes de navigation dans une sorte de barque, nous apercevons un petit panneau vert glissé dans les broussailles. Nous étions arrivés. Le paysage alentour était fantastique, les pierres rongées par la mer donnaient une impression d'insécurité constante. La première chose que nous apercevons à terre est un panneau "DANGER: CROCODILES". Ce ne sera pas un bon endroit pour la baignade: les crocos rodent. En chemin vers le centre, nous nous arrêtâmes pour observer un lezard géant, ce qui laissa le temps à Milo de prendre quelques centaines de clichés. Nous étions dans la jungle: partis pour l'aventure. 

 

Au moment ou j'écris ces lignes, les macaques attaquent sur notre terrasse. Une troupe qui fauche tout sur son passage. Pour les chasser, mon père a poussé des grognements sûrement tout droit venus de ces ancêtres les singes. Je vous laisse, nous partons pour une exploration de nuit.  Lola.

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Le second envol

En février 2018, après 9 mois autour du monde, nous laissions la parenthèse ouverte. 18 mois plus tard, la basse cour déploie à nouveau ses ailes pour un second envol. Un petit tour de deux mois, quelques semaines de découverte qui nous mèneront de Londres à Singapour pour une pause sauvage sur l'île de Bornéo, puis toujours vers l'est vers le Pacifique par la Nouvelle Zélande et la Polynésie française pour enfin rallier Londres par Los Angeles. 

 

Après quelques mois au poulailler, les ergots nous démangeaient à nouveau. le coq était bien devenu migrateur. Milo immédiatement enthousiaste a milité pour l'observation des orang-outans en Malaisie puis des fonds marins de Tahiti. Le ton était donc donné. Le 15 Juin 2019 nous rechaussons donc nos sacs à dos et volons plein est autour de la terre. Passées les mégalopoles de Londres et Singapour qui constituent des noeuds de transit, l'aventure reprend quand nous traversons la frontière terrestre entre Singapour et la Malaisie. Pour rallier Bornéo depuis la péninsule, le vol interne depuis Johor Bahru revient trois fois moins cher que depuis Singapour. Johor est "juste" de l'aute côté de la frontière: depuis Lautenbach où je réserve les billets, l'opération a l'air juteuse.

 

Mais il existe peu de références sur cette dite frontière, et pour cause. Les voyageurs l'évitent. Le passage est pourtant pratiqué quotidiennement par les malais qui viennent travailler à Singapour et par les singapouriens qui se ravitaillent en Malaisie. Économiquement, les échanges ressemblent à ceux de notre frontière suisse: les malais sont les frontaliers qui bénéficient de meilleurs conditions dans le pays voisin. 

 

Après le bus jusqu’au checkpoint, la sortie de Singapour ne pose aucun problème, à pieds, nous traversons le "no man's land". Aucun européen ici, les chevelures claires de nos enfants brillent dans le bus qui nous mène à Johor. Nous retrouvons bien ici la Malaisie industrieuse que nous avions laissée à Kuala Lumpur. Puis ce sont les formalités d'immigration. Un hall de gare plein à craquer se range organiquement. Plusieurs milliers de personnes s'organisent en files indiennes vers vingt postes frontière. Nous cherchons des options, des passe-droits. Nous brandissons nos enfants arborant pour l'occasion une mine défaite. Agitons nos cartes d'embarquement expirant dans trois heures. Rien n'y fera, il n'y a pas de retour en arrière possible. Il faudra trouver une saignée improbable dans cette masse mouvante et décrocher le tampon libérateur. Aucun signe d'impatience autour de nous pourtant. Par spasmes la marée humaine réduit centimètre après centimètre la distance qui nous sépare du cerbère. La porte s'ouvre enfin. Rendez-vous dans 15 jours pour le ticket retour. 

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Le Nasique

Hier soir j'étais dans la mangrove quand tout à coup j'aperçois un nez! C'est un pic, c'est un cap, c'est une péninsule, c'est un pif de nasique! On le voit de tout près: ma-gni-fique. Il est étonnant et fait sa star, en même temps il peut car il ne reste que 7000 individus dans le monde et tous les individus sauvages se trouvent sur Bornéo. Franchement je suis content et fier d'avoir pu communiquer avec mes ancêtres à long nez! 

 

Milo

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Le gecko des dents

Ici les petites souris se font manger par les serpents, du coup quand les enfants perdent leurs dents, ce sont les geckos qui s'en occupent. On les appelle les geckos à sac. Anna a perdu une dent. Le gecko a sac lui a donné 5 ringgits. Il faut croire que le gecko à sac connait les taux de change, parce que cela fait exactement 1 euro!

 

Milo.

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Shacoq



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Devise Royale

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Coq Saves The Queen

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Coq Back!

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De Singapour à Johor Bahru par Lola

En débarquant à Singapour, nous sommes bluffés par l'immensité qui nous entoure. Celle de la ville et celle de notre nouvelle maison. Les proportions des pièces sont incroyables, nous sommes subjugués. La table de ping-pong a l'air toute petite dans l'entrée. Malheureusement l'heure de partir arriva trop vite: nous devons passer de Singapour en Malaisie par le pont pour prendre un avion interne vers Bornéo. Pour sortir de Singapour c'est une jungle avant la jungle. Soudaint une boule apparaît dans mon ventre, mon cou se noue, et la colère fuse: j'aperçois une foule de 7000 personnes qui se pressent pour passer la frontière. Pas de chance, ce sont les vacances scolaires à Singapour et tout le monde veut aller en Malaisie pour faire des courses: c'est moins cher! Il faut faire la queue pour passer la douane, c'est horrible!  Je n'en peux plus d'attendre, je suis fatiguée. On tue le temps comme on peut, on joue et on dessine par terre. Au bout de deux heures de patience nous arrivons au terme de cette péripétie. On en rit et on se dit: tout ça pour un tampon! 

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Lettre de Milo à la rue Haute

Merci de m'avoir envoyé un email. Continuez comme ça parce que j'aime avoir de vos nouvelles. Quand on est arrivé au Royaume Uni tout était comme dans Paddington! Il y avait des cabines téléphoniques rouges et des sons de cornemuses partout! On a mangé de la nourriture indienne ça m'a plu et quand on tournait la tête on voyait des petits écureuils qui se baladaient. Big Ben était en rénovation mais nous avons pu assister à la relève de la garde à Buckingham palace: le palais de la reine d'Angleterre. Le soir nous avons fait un vol de nuit pour Singapour avec un Boeing 777. J'ai joué à des jeux de foot (non, Jules, ce n'était pas FIFA19). Dans notre maison de Singapour il y avait même une table de ping-pong! Le soir nous avons visité Garden Bay; il y avait des plantes rares et des arbres métalliques lumineux!

 

Vous me manquez, salut Léa, Noé, Jules, Charlie, Emma, Quentin, Naoki et Adèle. A vous de me répondre, vous pouvez laisser un commentaire s'il vous plait! 

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