En route vers l'Amazonie

C'est une magnifique journée qui inaugure les 4 jours de l'Inti Raymi, festivités hautes en couleur du solstice d'été.

 

Le Cotacachi et l'Imbabura nous contemplent (ou c'est peut-être l'inverse). Nous les voyons sans nuages pour la première fois, tandis que nous montons dans le bus qui nous mènera à l'aéroport. Nous sommes requinqués après deux jours de repos, propres comme des sous neufs et les batteries de sommeil rechargées.

 

Après 6 semaines de voyage, chacun connait son rôle et la composition de son sac à préparer les matins de départ. Même Anna a pris l'habitude de chausser son collier porte-doudou-tototte (merci Mamilou, on peut breveter, c'est génial ce truc!). Milo est un parfait chasseur de chaussettes oubliées sous les lits avant la fermeture de la porte. 

 

La jungle de Tarzan nous attend, mais elle se mérite. Nous avons un peu triché en réservant un vol vers l'Oriente, Les vrais routards parcourent ce trajet dans un bus de nuit, mais nous devons gérer nos forces. Ce soir, après 3 heures de bus et 40 minutes d'avionnette, nous serons à Lago Agrio, la porte d'entrée vers la forêt primaire. Pour rejoindre la réserve de Cuyabeno, il nous faudra demain matin parcourir 2 heures de route puis 3 heures de pirogue sur le rio. 

 

Nous sommes détendus après six semaines de voyage... Nous n'avons plus peur, certains que nous finiront toujours par trouver un toit pour dormir, une galette de maïs pour dîner ou un bus pour nous mener un cran plus loin sur notre route. Choisir son rythme et respecter celui de chacun est un grand privilège. Nous avions prévu 3 semaines en Equateur, nous entamons bientôt la septième et sommes tout au nord du pays. A cette vitesse, nous serons amenés à poser un nouveau jocker aérien au Pérou pour pouvoir atteindre La Paz à la mi Août. C'est là que nous changerons de continent. 

 

Les premières familles rencontrées s'étonnaient que nous n'ayons "que" neuf mois pour le tour du monde, eux qui venaient d'en passer dix sur les routes d'Amérique du Sud. A l'époque cela nous faisait rire, mais nous commençons à comprendre que le temps n'a plus la même structure que dans notre quotidien en France. 

 

Nous n'avons pour l'instant aucun pépin de santé à déplorer et croisons les doigts pour que la pharmacie reste un poids mort dans nos sacs. Nous avons appris à les équilibrer pour qu'ils paraîssent moins lourds sur notre dos. Ils pèsent treize kilos et ce poids me paraît dérisoire à côté de ce que portent nos épaules d'occidentaux à la maison: les responsabilités professionnelles, l'avenir des enfants, la gestion du quotidien et des horaires... 

 

Je bénis cette parenthèse enchantée. Nous sommes ensemble et nous sommes heureux.

 

 

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Camilla (vendredi, 23 juin 2017 22:18)

    Comme ils ont l'air studieux!!! Quelle est donc l'activité qui les occupe????
    Distance parcourue - durée du voyage - vitesse horaire- tout un programme.......cela vaut les pb de baignoires qui fuient....
    Camilla

  • #2

    lea (lundi, 26 juin 2017 11:46)

    salut mimi
    tu t’occupe bien
    je suis trop
    contente pour
    toi mais tu me manque
    quand même
    je pense beaucoup
    a toi et les super moment
    quon a passer ensanble
    et les super jeu quon
    a fait ou quon a inventer
    tout les deux :-) ;-)-