Réponses aux questions des lecteurs

Je remarque qu'au Pérou, il y a des perturbations provoquées par des grèves. Mais est-ce que le Pérou ne serait plus le fabuleux "Pérou" de légende? Comment vivent les péruviens? Pourquoi ces grèves? 

 

La diplomatie française nous a envoyé ce message il y a deux semaines :  « Suite à l’Etat d’urgence décrété par le gouvernement péruvien le 20 juillet 2017 pour une durée de 30 jours, il est recommandé aux voyageurs d’éviter les régions de Cuzco et Puno où se déroulent des manifestations ».

 

Pas de chance, nous venions d’arriver sur Cuzco !

 

Nous avons donc vécu à Cuzco et à Puno toutes les manifestations. Les enseignants ont été les premiers à manifester, puis la mobilisation a été généralisée avec des syndicats de mineurs notamment, qui revendiquaient tous une augmentation de salaire. Dans l’ensemble, les défilés étaient plutôt pacifiques, mais quelques échauffourées avec la police ont eu lieu : en effet, les manifestants bloquaient les routes et la police tentait de rouvrir les accès, au Machu Picchu notamment. 

 

Au Pérou, le temps de travail hebdomadaire est de 48h pour un salaire équivalent à 300 euros mensuels.

 

Nous n’avons cependant pas été confrontés à la misère, les terres étant très fertiles (en particulier au bord du Titicaca). Même si les habitations peuvent être sommaires, sans chauffage, tout le monde a l’air de se nourrir à sa faim grâce aux nombreux troupeaux (moutons, lamas, vaches, cochons) et aux cultures céréalières omniprésentes. De nombreux petits boulots et services fleurissent au gré des besoins: les femmes s’empressent de monter leur « tienda » : cuisine mobile autour des manifestations!


Avez-vous aimé le cochon d’inde (Cuy) ?

 

Cette question est revenue très souvent… Le « cuy » est un mets très prisé ici, il existe des « cuyerias » comme chez nous des pizzerias. Nous avons donc voulu goûter pour ne pas mourir idiots !

 

Bon, c’est cuisiné au four ou à la broche, il y a une petite peau qui ressemble en plus fin à la couenne du cochon et en dessous la chair a le goût du lapin en plus fade. Ceci dit, il n’y a pas grand-chose à manger (ceux qui aiment sucer les os des cailles apprécieront). Bon nous on préfère une bonne côte de bœuf au barbecue… (que l’on ne trouve pas ici évidemment).

 

 

Sinon, on ne mange pas à notre goût ici et on fond à vue d’œil… Une fois on a vu des frites, des patates sautées, du riz et du maïs dans une même assiette pour accompagner une fine côtelette de porc ! 

Comment supportez-vous l’altitude ?

 

Nous avons eu la chance de ne pas trop souffrir du « soroche » : mal des montagnes qui peut prendre des formes diverses de la nausée au vomissement.

A partir de 4000m cependant, nous peinons dans les montées avec nos sacs sur le dos, surtout avec le nez bouché !

 

 

Ceci dit, nous avons calmé le vin rouge, parce qu’en altitude, çà ne pardonne pas ! Après un verre on se couche !


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Commentaires: 3
  • #1

    Papou (mercredi, 26 juillet 2017 08:18)

    Photos, textes, vidéos, reportages, dessins....un travail de pro.
    Nous sommes gâtés de pouvoir ainsi, au jour le jour, profiter de vos découvertes.

  • #2

    Lilou (jeudi, 27 juillet 2017 18:05)

    Pour la bonne côte de boeuf il faut aller en Argentine !

  • #3

    Didier (samedi, 05 août 2017 14:02)

    C'est fou que viis ne soyez pas incommodés par l'altitude, les coqs sont sacrément solides ;-)