L'affaire est dans le sasak

Les voilà, fiers guerriers sasaks, torses nus, boucliers et lances à la main. 

 

Les voilà, en sépia, image coloniale hors norme ornant les murs d'un café burger où nous prenions des forces au retour d'une rencontre avec l'administration qui désormais ne tolère plus ni shorts ni jupes. Rhabillés, les héros conduisent des taxis en chemise à oiseau (taxis bluebird), impeccablement civilisés. Jadis adorateurs du soleil, de la lune et des étoiles (wektu telu), les voilà assimilés à l'islam comme on ferait d'un franc-maçon un servant de messe. 

 

Les sauvages ont changé de camps. Ils ont troqué les chapeaux coloniaux pour le panama qui se porte comme la dernière parure d'un chef et le maillot de bain en étui pénien. Les sauvages adorent le soleil et l'étoile de la bintang qu'ils sifflent au clair de lune. 

 

Le Sasak qui sommeille en moi sourit de l'ironie d'une histoire qui n'aura finalement que déshabillé Pierre (le touriste) pour rhabiller Paul (le Sasak). 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    les H'NL (mardi, 10 octobre 2017 08:39)

    Le sauvage n'est pas toujours celui qu'on croit.....