Où il est question du roi, du prince et d'un coq

Le crime de lèse-majesté toujours en vigueur en Thaïlande m'oblige à en rester aux faits et rien qu'aux faits. J'émousse ma plume pour l'occasion.

 

Les rois décidément n'ont pas les mêmes destins. Début décembre, alors que nous franchissions le Mékong passant du Laos à la Thaïlande; les uns fêtaient la destitution de leur monarque tandis que les autres le pleuraient. Rama IX, disparu en Octobre 2016, après un règne de 70 ans laissait un trône vacant et un grand vide. Il était considéré comme un demi-Dieu et le père de la nation qu'il avait guidée dès 1946. 

 

Le 5 Décembre les thaïlandais célébraient son anniversaire et la fête des pères, les deux se confondant. Son fils, Rama X prenait sa succession (comme pour notre bon Louis croix-vé-bâton, les thaïlandais empruntent la numérotation romaine).

 

Et le coq dans tout cela me diriez-vous? Ici le volatile change de statut. Il serait - tenez-vous bien - rien moins que l'incarnation du roi après sa mort. Ce statut amène des statues qui se multiplient à chaque coin de rue. 

 

La noblesse de l'animal saute aux yeux. Manifeste.Grandiose. Voici le gallinacé enfin reconnu à sa juste valeur. Effacez tout de suite les sourires de votre visage, ils pourraient bien constituer un crime de lèse-coq. 

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Commentaires: 1
  • #1

    les HNL (mardi, 12 décembre 2017 15:20)

    Un long chemin parcouru pour trouver enfin la consécration. Loin de nous l'idée de nous moquer du volatile reconnu à sa juste valeur...nous esquissons quand même, discrètement un petit ourire.