Madeleine de Proust

Elles sont arrivées flanquées de deux vivaneaux rouges grillés comme elles au feu de bois. Aussitôt, 10 yeux n'ont plus pu les lâcher du regard. Elles étaient deux, et autour tournaient comme des requins cinq estomacs affamés.  

 

Enveloppées dans un papier d'argent et coupées en quatre, elles laissaient apparaître une couleur dorée, qui présageait d'un léger goût sucré. Une petite sauce beurrée à l'ail vint arroser leur cratère et il fallut décider comment les partager.

 

Chacun économisa ses cuillerées et jusqu'à la dernière, on n'entendit plus un bruit. Cela faisait si longtemps. Depuis l'époque des "g'schwälti un' kas" des dimanches soirs d'hiver. Une farandole de fromages et du beurre les accompagnent d'habitude. Aux fromages, bien trop lointains pour nos papilles, on n'ose même plus rêver, mais on se délecte ce soir de ces quelques divines bouchées... 

 

Un véritable trésor que ces deux patates!


PS: quand on pense qu'il y en a deux qui ont raté un déjeuner trois étoiles, çà nous fait bisquer!

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Commentaires: 3
  • #1

    Les HNL (samedi, 13 janvier 2018 15:35)

    Des "Madeleines" nous en avons encore à la cave....l'important pour les patates, c'est de l'avoir. Vu le portrait de Anna vous l'avez.

  • #2

    Bach Céline (samedi, 13 janvier 2018 19:04)

    Allé, bientôt bientôt vous aurez tous la patate ! ;o)
    Pour le moment c'est nous qui dégustations encore vos belles photos....

  • #3

    Bach Céline (samedi, 13 janvier 2018 19:10)

    Petit message pour Anna : Quand vous pourrez enfin pleurer pour le tour du monde, nous on pleurera de ne plus être avec vous tous les jours :-( ça va faire du vide !!!!!