Equateur: le bilan

Du 16 Mai au 11 Juillet (57 jours)

  • Etapes: Guayaquil, Salinas, Santa Cruz (Galapagos), Isabela (Galapagos), San Cristobal (Galapagos), Quito, Chilcapamba, Otavalo, Lago Agrio, Cuyabeno, Coca, Misahualli, Banos, Chunchi, Cuenca, Vicabamba, Loja
  • Coups de coeur: Galapagos, Chilcapamba, Cuyabeno (jungle), Vilcabamba
  • Coups de blues: Coca, Chunchi
  • Surprises: baleines, otaries, requins marteaux aux Galapagos, tri du maïs à Chicapamba, découvertes dans la jungle, cheval et hébergement à Vilcabamba
  • Moyens de transport: bateau, avion, bus, taxi, cheval

 

Capitale: Quito

Monnaie: USD (dollar américain)

 



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Quitter Vilcabamba, quitter l'Equateur

Après deux mois en Equateur, dont la dernière semaine à Vilcabamba, nous nous mettons en route.

 

La plupart d'entre nous est contente de reprendre le chemin, car le changement de décor et les surprises font partie du voyage. Lola, un peu casanière, a plus de mal à quitter la nouvelle et fort agréable tanière que nous nous sommes constituée durant cinq jours.

 

En ce qui me concerne, j'ai toujours rêvé d'écrire quelque chose du genre "j'ai galopé sans relache dans une nature sauvage", voilà qui est chose faite!

 

Plusieurs jours de voyage nous attendent, puisque nous allons parcourir en quatre jours 2500 kilomètres jusqu'à Cusco au Pérou dans la vallée sacrée et démarrer notre périple vers le Macchu Pichu qui est une aventure en soi.

 

Nous commençons par rejoindre Loja aujourd'hui en bus, puis demain soir nous prendrons le bus de nuit jusqu'à Piura au Pérou (un voyageur qui n'a pas pris un bus de nuit n'est pas un vrai routard!) où nous prendrons l'avions pour Lima puis Cuzco. Un dessin vaut mieux que de longues phrases:

 

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Bonnes vacances aux écoliers français!

Merci à Madame Dirringer d'avoir organisé une visioconférence skype entre Milo et sa classe juste avant les vacances. Merci à tous les enfants qui nous suivent et écrivent pour garder un lien...

 

Milo (Milito en Equatorien) est à présent au CE2, Lola (Lolita) est en 6e et Anna (Anita) chez les moyens!

 

Bonnes vacances aux petits et aux grands!

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Grand galop


Qu'est-ce t'as fait du café?

Cliquez ici pour l'ambiance sonore de l'article. 

 

En bon "gringo" que je suis, je pensais sauter dans le premier train à vapeur - et trouver Pedro, mon petit producteur local qui me servirait un expresso sous des yeux rieurs en attendant mon approbation.

 

Et bien les amis, le cliché ne résiste pas à la réalité. Le bus m'a avalé pour me jeter en bord de route où Pedro tient désormais un vieux bouge ou il sert en guise de petit noir un pisse froid infecte: le fameux nescafé.

 

 

 

Après deux mois de voyage, mes illusions ont fini par se dissoudre, le café, le vrai est une chose rare ici. Mon premier café m'a été presque vendu sous le manteau par un couple de colombiens à Cuenca. Ils m'ont révélé la difficulté de trouver un vrai café en grain - la poudre étant réservée à d'autres produits.

 

Ce n'est pas la peine d'en rajouter (et de tourner la petite cuillère là où çà fait mal), pourtant les caféiers sont bien là mais les récoltes sont promises à d'autres gringos qui me lisent peut-être un petit noir à la main. 

 

...Que j'aime ta couleur, café. 

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Tous shakras ouverts...

Vilcabamba est la ville des vieux hippies et retraités américains qui trouvent le climat et le paysage fort à leur goût, ce qui vaut à la ville d'avoir été élue "meilleur endroit du monde" par une revue américaine il y a quelques années. Au final, un quart des 5000 habitants sont des expatriés. 

 

Oui, mais les hippies des années 70 ont (un peu) vieilli et ne crachent pas sur un bon repas et un crochet à trousse de toilette dans la salle de bains. Le confort ici est bien au dessus de ce que nous avons connu dans le reste de l'Equateur et franchement on ne s'en plaint pas. 

 

Relicat new age, beaucoup de cours de yoga ici, un différent chaque jour dans notre auberge et je m'empresse d'y assister. Je viens de connecter mon premier shakra à la terre nourricière et aux vibrations du vivant: un peu trop perché pour moi celui-ci!

 


 

Un des secrets de la vallée des centenaires serait son eau. Riche de onze minéraux elle aurait toutes sortes de vertus. Nous en buvons donc plus que de raison espérant gagner quelques jours de vie; entrecoupée de vin chilien quand même, nous ne sommes pas des bêtes!

 


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Randonnée des miradors

Lola

Aujourd'hui nous sommes allés faire de l'équitation. Nous nous sommes rendus dans un genre d'enclos où se trouvaient les chevaux que nous devions monter.

 

Je suis montée sur l'un des chevaux, çà faisait haut! Une fois tout le monde sur les chevaux, nous avons commencé notre randonnée. Le point super c'est que le guide ne nous tenait pas, nous pouvions diriger nos chevaux nous mêmes. 

 

Le panorama était splendide et les chevaux très forts, car nous avons descendu un chemin très escarpé. Papa avait le mal de cheval et avec Anna ils ont fait une ruade, on a eu très peur.

 

C'était éprouvant, mais j'ai adoré, on recommence vendredi avec maman et Milo. 

 

 


Milo

Aujourd'hui nous sommes allée faire du cheval. C'était super, on pouvait les faire galoper. On s'est bien amusé, on avait une vue splendide sur Vilcabamba



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Coqs en selle


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Vilcabambahhhhh

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Do not disturb

Bonjour et merci pour votre visite. Vous êtes bien sur le site des petits coqs migrateurs. Nous sommes actuellement indisponibles, en vacances au paradis.

Nous avons une douche chaude stable, un crochet dans la salle de bains pour accrocher la trousse de toilette, un climat pas trop froid, pas trop chaud, pas trop humide, aucune bestiole qui fasse "bzzzz" ou "pik" et comble du luxe: une lampe de chevet!

Veuillez laisser votre message, nous vous répondrons dès que possible. bip, bip, bip

 

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De Cuenca à Vilcabamba

A Cuenca, nous sommes accueillis dans une maison coloniale rénovée en maison d'hôtes par un adorable couple de colombiens. Nous nous apercevons que souvent ce sont des étrangers (colombiens ou vénézueliens) qui font prospérer les commerces par leur sens du service. Comme nous, ils ne comprennent pas pourquoi ce pays qui produit les meilleurs chocolat et café du monde nous offrent du crunch et du nescafé. L'Equateur ne possède pas les infrastructures de transformation et les meilleurs produits sont donc exportés. 

 

Nous poursuivons notre voyage vers le Pérou et après une semaine de route du nord au sud du pays, nous allons passer cinq jours de vacances à Vilcabamba, dans l'extrême sud de l'Equateur, dans la vallée des centenaires. 

 

Après nos cinq jours de route et seulement 500km parcourus, nous avons aussi décidé que les 2100km qui séparent le nord du sud Pérou nous seraient trop ambitieux pour être traversés en bus. Nous avons pris nos billets d'avion de Piura à Cuzco  pour le 11 Juillet. Il ne nous reste plus qu'à organiser le trajet de nuit entre Loja (sud Equateur) à Piura (nord Pérou).

 

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Cuenca

Tombés du lit, nous quittons notre taudis à l'aube pour parcourir au plus vite les quatre heures de bus qui nous séparent encore de Cuenca, troisième plus grande ville d'Equateur. Située sur les hauts plateaux, à 2500m d'altitude, elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco

 

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Quand çà ch...

Partis pourtant sous de bons auspices, un dernier bain à Banos et on chope un taxi. En fait non. Un oubli de montre, bon, on reprend. On chope un taxi, donc, on enchaîne, lunch et bus sans embûches.

 

Premier arrêt en face du Chimborazo, sommet enneigé. Anna chouine, on cherche des ch... on rechope un bus pour Alausi. Là çà cloche à nouveau, pas de place, c'est debout la France pour une heure au moins. En chemin une blague me vient, à partager avec mes voisins andins: "Alausi, vous y a-lè-aussi?". A leur mine pas franchement réjouie, je m'abCHtiens. Finalement, on arrive, rinCHés. Pas la pèche. Là encore le CHort s'acharne. La fête de CHaint Pierre bat son plein, du coup plus une plaCHe pour nous, quand CHa veut pas, CHa veut pas. 

 

On CH'tire vingt bornes plus loin en eCHpèrant trouver où crècher. Chunchi nous accueille, mais sans chichis. A la recherche d'un hôtel, comme y en a qu'un, CH'est plus faCHile. La CHuite: hôtel moche, chien qui chante façon chorale de Noël, CHerrés pour se tenir chaud, bientôt le premier CH'endort, ron-CH-ron-CH.

 

CH-in.

 

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Le bec dans l'eau à Alausi

Nous quittons Banos en direction de Cuenca. Pour couper la route, nous avons décidé de nous arrêter à Alausi, un village dans les Andes. Confiants, nous prenons le bus sans point de chute le soir. La route est splendide, nous cotoyons d'abord le Chimborazo, volcan dont le sommet est le plus éloigné du centre de la terre. Malgré ses 6263 petits mètres, depuis sa position proche de l'Equateur, il serait plus haut que les sommets himalayens dont l'altitude est mesurée par rapport au niveau de la mer (explication ici). 

Nous traversons ensuite le relief Andin qui nous offre des paysages spectaculaires.

Nous descendons du bus à Alausi, une petite bourgade pittoresque et isolée à 2600m d'altitude, protégée par un magnifique cirque de montagnes. C'est par là que passe également le chemin de l'Inca, Qhapaq Nan, tronçon central andin et axe économique et politique de l'Empire Inca. 

 

Nous nous mettons en quète d'une chambre et essuyons un premier refus, puis un second. Nous finissons par comprendre à l'agitation des rues que nous tombons sur la fête de Saint Pierre (annuel rendez-vous local) et que nous ne trouverons aucun lit de libre ici ce soir. Nous poursuivons donc notre route vers Chunchi, passant par la fameuse nariz del diablo.

 

Rien à dire sur Chunchi. C'est moche, c'est bruyant, y a des chiens partout qui font la sérénade. L'hôtel est miteux... Y a guère que la comptabilité qui se réjouit ce soir! On partage la photo de la vue depuis la chambre. Pas toujours glamour le tour du monde! On termine notre samedi soir devant "Pirates des Caraîbes". 

 

 

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Au menu...

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L'interview

Anna

Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer?

  • Mon petit sac avec doudou et tototte dedans. Maman vient aussi de bricoler un attache tototte avec une pince à linge. 

Qu'est ce qui te manque le plus en voyage? 

  • Papilou, Mamilou, Mamie, Papou et Emma

Qu'est ce qui t'embête le plus en voyage?

  • Quand on me gronde

Quel est le moment de la journée que tu préfères?

  • Quand on a le droit d'aller se baigner

Qu'est ce qui t'a le plus marqué jusque là?

  • Quand j'ai vu la tortue et la petite raie


Milo

Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer?

  • Mon kit de survie qui contient un canif et d'autres outils

Qu'est ce qui te manque le plus en voyage? 

  • Mes amis et mon jardin

Qu'est ce qui t'embête le plus en voyage?

  • Rien (!)

Quel est le moment de la journée que tu préfères?

  • Quand on plonge dans le fleuve, la mer, la piscine ou les eaux chaudes du volcan

Qu'est ce qui t'a le plus marqué jusque là?

  • Les animaux sous-marins des Galapagos


Lola

Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer?

  • Mon téléphone portable

Qu'est ce qui te manque le plus en voyage? 

  • Mes meilleurs amis

Qu'est ce qui t'embête le plus en voyage?

  • être loin de la famille et les amis

Quel est le moment de la journée que tu préfères?

  • Quand on trouve un réseau WIFI

Qu'est ce qui t'a le plus marqué jusque là?

  • Les otaries aux Galapagos


Manu

Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer?

  • L'iPad pour dessiner

Qu'est ce qui te manque le plus en voyage? 

  • Du pain, du fromage et un verre de vin rouge

Qu'est ce qui t'embête le plus en voyage?

  • Le manque d'espace personnel

Quel est le moment de la journée que tu préfères?

  • Le petit déjeuner

Qu'est ce qui t'a le plus marqué jusque là?

  • La découverte totale de la faune aux Galapagos


Caro

Quel est l'objet dont tu ne pourrais pas te passer?

  • Mon oreiller de plumes sur-mesure spécial voyage (merci mamilou!)

Qu'est ce qui te manque le plus en voyage? 

  • Le calme de la rue haute (il n'est pas rare que des chiens, des otaries, des grenouilles, des fleuves perturbent nos nuits)

Qu'est ce qui t'embête le plus en voyage?

  • le peu de variété de la nourriture (du riz, du riz ou encore du riz)

Quel est le moment de la journée que tu préfères?

  • Le matin quand on lit les commentaires tous ensemble, on rit aux blagues de Zoïa ou de Marcel!

Qu'est ce qui t'a le plus marqué jusque là?

  • Le piranha sécateur!

Au bain marie

Nous avons tourné la page de l'Amazonie et après quatre heures de bus, nous voici à nouveau dans la civilisation. Les petits coqs prennent les eaux à Banos, petite cité touristique confinée dans une vallé cisaillée par les gorges du rio Pastaza et écrasée par la masse du turbulent volcan Tungurahua dont le nom signifie "gorge brûlante" et qui est l'un des plus actifs des Andes (copyright guide du routard). 

Nous nous sentons un peu plus dans notre élément ici, le climat est plus proche du nôtre et surtout, nous avons quitté l'humidité et les bestioles piquantes qui vont avec!

 

C'est donc coiffés de nos élégants bonnets de bains obligatoires que nous alternons entre les 7 bassins ferrugineux oscillant entre 18 et 42°C dans les Piscinas El Salado. Ceux qui se plaignaient de ne jamais me voir sur les photos vont être servis!  

 

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MiloXperience

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La jungle par Milo

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Bestiaire

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Journée de repos à Puerto Misahualli

Après deux belles incursions dans le nord de l'Equateur, nous devons à présent manger du kilomètre pour descendre vers le sud et rejoindre la frontière péruvienne. Après deux jours de bus, nous nous posons dans un petit village - toujours au bord de la forêt amazonienne. Les enfants tapent leurs rapports, on fait quelques exercices de maths, on lave le linge et le reste... on passe quelques coups de fil sur skype, çà fait du bien! Avant de reprendre la route demain. 

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Les enfants au rapport

Milo

Salut je suis encore dans un autre environnement,  cette fois je suis en Amazonie. J’ai vu plein d’animaux : un singe laineux, un singe capucin, une grosse tarentule poilue, un serpent d’eau, des crapauds et la fameuse grenouille dendrobate. Hier on s’est baigné dans une lagune où vivent aussi des caïmans et des piranhas. Le lendemain nous avons vu des dauphins roses et un singe m’est monté sur l’épaule. C’était un bébé dont la maman a été mangée par la tribu. Ensuite nous avons été voir un shaman : c’est une personne qui soigne les gens de sa communauté, il m’a fait une petite séance de purification. Ses chansons bizarres m’ont fait rigoler. On a aussi pu fabriquer du chocolat à partir de la fève qu’on a fait rôtir, épluché et transformé en purée.

Lola

Quand nous sommes arrivés en jungle Amazonienne on a eu une petite surprise : sur une chaise était posée une tarentule. Une tarentule c’est une grande araignée poilue un peu comme une mygale, super après deux heures de bateau intensives !! J

Oops j’avais oublié un truc sur le bateau nous avons vu des singes tout mignons !!!

Le soir nous sommes allés nous baigner dans un lac. Là-bas  il y a des crocodiles et des piranhas !!!!!!!!Mais  ils n’aiment pas les hommes !!! Nous sommes allés faire une balade nocturne en bateau ou nous avons vu un bébé crocodile et un petit boa. Voilà pour la première journée, on peut s’attendre à  d’autres surprises !!!    


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Merci...

...à vous qui nous lisez, et merci aux petits et grands qui nous écrivent. Nous ne pouvons répondre individuellement à tout le monde, mais sachez que nous lisons tous vos commentaires avec beaucoup d'attention, que c'est devenu un rituel matinal très important de notre voyage.

 

Mine de rien, nous sommes seuls et loin de nos bases, et vous savoir près de nous nous aide beaucoup à tenir le coup durant les coups de blues (oui, il y en a, comme aujourd'hui ou nous débarquons à Coca, une ville pétrolière affreuse après 8 heures de trajet). 

 

En particulier, Sébo et Céline tiennent le haut du pavé, ainsi que les Nonnenmacher... et biensûr les grands parents. Nous pensons à vous!

 

On vous embrasse fort. 

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Oh-ouhoouhooooo-ouhoouhooo

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En pirogue sur le Cuyabeno

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Lagune de Cuyabeno - baignade au coucher de soleil

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Les enfants et le sage

Le shaman de la tribu Siona (Cuyabeno)

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Le petit garçon et le singe

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La jungle amazonienne

Lago Agrio esgt une ville pétrolière sans intérêt située à 30 minutes de la frontière colombienne. Elle jouissait il y a encore quelques années d'une réputation de coupe gorge, la région frontalière étant contrôlée par les guerillas FARC. Aujourd'hui le calme semble être revenu dans le secteur et nous pouvons dormir sur nos 10 oreilles cumulées à la veille de notre départ pour la jungle. Le jour dit, nous longeons l'oléoduc en bus pour rejoindre le pont sur le Cuyabeno. Nous devinons une lutte entre l'exploitation de l'or noir et celle de l'or vert, à moins que les deux se soutiennent, l'une offrant l'accès par l'oléoduc et l'autre les moyens de la préservation du parc. 

 

Nous pénétrons en territoire siona - peuplade amazonienne reculée après deux heures de pirogue sur le fleuve - ou se trouvent la dizaine de petites structures d'accueil exemplaires ou chaque lodge gère en autonomie énergie, circuit d'eau et déchets pour minimiser l'impact sur la nature qui nous accueille. Comme aux Galapagos que nous pensions l'exception, les ministères de l'environnement et du tourisme gèrent les retombées touristiques en bonne intelligence - semble-t-il - et prélèvent sur chaque entrée dans le parc de quoi préserver l'écosystème unique que nous foulons sous nos bottes. 

 

Car en posant le pied dans la pirogue, nous sommes pris en charge par un guide naturaliste anglophone ultra-compétent qui va vérifier chaque branche ou mousse que nous toucherons. La découverte est fabuleuse... à chaque moment de la journée son émerveillement.

 

Le matin à 6 heures, Milo sort Manu du lit pour monter sur la tour d'observation des oiseaux. Toucans, perroquets et aras sont au rendez-vous cependant que les filles ronflent encore. La journée se poursuit par l'exploration de la flore, on marche dans la boue et les marécages. Le guide allume de son briquet les émanations de méthane de décomposition. Un champignon minuscule attire notre attention en transformant les fourmis en zombie (détail ici): ses spores sont ingérées par les fourmis qui ainsi contaminées changent de comportement pour finir en nutriment au champignon qui l'utilisera comme racine: ingénieux et effrayant! 

 

La journée est aussi l'occasion de découvrir les dauphins roses, grenouilles dendrobates, paresseux ...paresseux, piranhas sécateurs (au sens propre!), singes - en veux-tu? En voilà: laineux, capucins, écureuils ou hurleurs. Partout la vie grouille autour de nous. 

 

Le soir venu, c'est à la lampe torche que nous débusquons les insectes (une grosse araignée scorpion remporte tous les suffrages de frayeur avec ses 30 centimètres de diamètre, loin devant les tarentules). Les yeux rouges des caïmans et boas vont alimenter les cauchemars des enfants qui se réveillent affolés plusieurs fois par nuit.

 

Il faut dire qu'elle est loin d'être calme, la nuit. Parfois un cri de bête déchire le brouahaha des grenouilles et autres insectes, nous rappelant que là où nous sommes règnent d'autres lois: celles de la jungle. 

 

 

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Rois de la jungle

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Vol de Quito à Lago Agrio

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En route vers l'Amazonie

C'est une magnifique journée qui inaugure les 4 jours de l'Inti Raymi, festivités hautes en couleur du solstice d'été.

 

Le Cotacachi et l'Imbabura nous contemplent (ou c'est peut-être l'inverse). Nous les voyons sans nuages pour la première fois, tandis que nous montons dans le bus qui nous mènera à l'aéroport. Nous sommes requinqués après deux jours de repos, propres comme des sous neufs et les batteries de sommeil rechargées.

 

Après 6 semaines de voyage, chacun connait son rôle et la composition de son sac à préparer les matins de départ. Même Anna a pris l'habitude de chausser son collier porte-doudou-tototte (merci Mamilou, on peut breveter, c'est génial ce truc!). Milo est un parfait chasseur de chaussettes oubliées sous les lits avant la fermeture de la porte. 

 

La jungle de Tarzan nous attend, mais elle se mérite. Nous avons un peu triché en réservant un vol vers l'Oriente, Les vrais routards parcourent ce trajet dans un bus de nuit, mais nous devons gérer nos forces. Ce soir, après 3 heures de bus et 40 minutes d'avionnette, nous serons à Lago Agrio, la porte d'entrée vers la forêt primaire. Pour rejoindre la réserve de Cuyabeno, il nous faudra demain matin parcourir 2 heures de route puis 3 heures de pirogue sur le rio. 

 

Nous sommes détendus après six semaines de voyage... Nous n'avons plus peur, certains que nous finiront toujours par trouver un toit pour dormir, une galette de maïs pour dîner ou un bus pour nous mener un cran plus loin sur notre route. Choisir son rythme et respecter celui de chacun est un grand privilège. Nous avions prévu 3 semaines en Equateur, nous entamons bientôt la septième et sommes tout au nord du pays. A cette vitesse, nous serons amenés à poser un nouveau jocker aérien au Pérou pour pouvoir atteindre La Paz à la mi Août. C'est là que nous changerons de continent. 

 

Les premières familles rencontrées s'étonnaient que nous n'ayons "que" neuf mois pour le tour du monde, eux qui venaient d'en passer dix sur les routes d'Amérique du Sud. A l'époque cela nous faisait rire, mais nous commençons à comprendre que le temps n'a plus la même structure que dans notre quotidien en France. 

 

Nous n'avons pour l'instant aucun pépin de santé à déplorer et croisons les doigts pour que la pharmacie reste un poids mort dans nos sacs. Nous avons appris à les équilibrer pour qu'ils paraîssent moins lourds sur notre dos. Ils pèsent treize kilos et ce poids me paraît dérisoire à côté de ce que portent nos épaules d'occidentaux à la maison: les responsabilités professionnelles, l'avenir des enfants, la gestion du quotidien et des horaires... 

 

Je bénis cette parenthèse enchantée. Nous sommes ensemble et nous sommes heureux.

 

 

 

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De retour en ville par Lola et Milo

Aujourd'hui nous allons manger à Otavalo de retour de la comunaunté Indienne. Quand on est parti ils nous ont donné un bracelet en laine, ils sont très réussis! J'ai bien aimé vivre ces trois jours, j'ai aussi découvert une de mes passions cachées: égrainer le maïs. Ce séjour m'a plu!!!!!

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Spécial tata Christelle: miss maïs


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Chilcapamba - sacrés instants, instants sacrés

Une sacrée expérience que celle que nous vivons depuis 4 jours au nord de l’Equateur. Au cœur d’une communauté Indienne Otavalo – qui a conservé son mode de vie traditionnel – au pied du volcan Cotacachi, nous sommes accueillis par Secundo et Virginia. Ici le coq suspend son vol et le temps s'arrête. 

 

Secundo a un visage d’acteur de cinéma. Avec sa longue tresse et son chapeau de feutre, il aurait très bien pu jouer dans un film de cow-boys et d’Indiens. Avec  son épouse Virginia ils sont à la tête de cette famille vraiment attachante. Quatre jours seulement que nous ne sommes pas près d’oublier.

 

Nous partageons le quotidien de la famille qui compte 7 enfants dans le cadre d’un projet de tourisme équitable. Secundo, Virginia ainsi que toutes les familles de la communauté de Chilcapamba cultivent leurs champs et élèvent leurs bêtes, préparent les récoltes pour leur propre consommation ou l’échange intra-communautaire. Les 22 femmes se relaient également au marché pour vendre les surplus.

 

Les récoltes ayant lieu toute l’année (fruits et légumes), ils n’ont pas besoin de conditionner ou conserver. La confiture et le pain par exemple sont  préparés tous les matins. Ils arrivent à se nourrir intégralement des productions personnelles ou de la communauté.

 

Nous participons à notre petit niveau aux travaux quotidiens. Les enfants préfèrent aider Graziella que de finir leurs devoirs ! Ils apprennent ainsi à distinguer, trier et égrainer les différentes variétés de maïs, qui est bien plus ici que la nourriture des bêtes. Il y a le rouge pour l’apéritif, le blanc pour la soupe, le jaune pour la potée ou celui pour la farine. On trie les meilleurs épis pour replanter… et les abîmés pour les cochons. Les enfants sont aux anges.

Lola sait se débrouiller en espagnol à présent, Milo et sa bonne humeur est la coqueluche de service et Anna « la bebe » est câlinée de toutes parts. Manu ne peut s’empêcher d’avoir une pensée cynique pour les hectares consacrés au maïs mal aimé qui dévorent l’espace de la plaine d’Alsace et dont nous ne mangerons pas un gain.  

 

Plus que la rusticité qui nous rappelle les camps scouts d’hiver, le froid et l’humidité m’incommodent. Nous vivons dehors la plupart du temps par 13°C, sans chauffage dans les chambres et sans eau chaude. Nous nous retrouvons le soir autour du feu qui a plus vocation à cuire la soupe et les galettes qu’à réchauffer les corps. Nos lits comptent chacun 5 couvertures de laine…

 

Je suis très admirative de la cohésion familiale et communautaire forgée autour de ce couple incroyable. Tous les repas sont préparés et pris en commun au sein de la famille très élargie auxquels sont conviés oncles, tantes et autres cousins. Le kishwa (quechua), leur langue maternelle, se mélange à l’espagnol et à quelques mots de français aussi : Secundo a fondé en 2004 avec des touristes français de passage une association pour soutenir l’éducation des enfants de la communauté. Graziella, l’une des filles de Secundo et Virginia termine ainsi vendredi ses études de droit, la voilà avocate. Petite anecdote – les liens avec la France sont étroits et nos hôtes sont habillés de vestes polaires …Quechua ! Ca ne s’invente pas : le Quechua s’habille en Quechua.

 

Nous arrivons en pleine préparation de la fête la plus importante de l’année, celle du solstice d’été : l’inti raymi, la fête du soleil. Secundo et les shamans de la communauté ont démarré les festivités par des bains rituels. Virginia recevra  150 personnes samedi et tuera l’un de ses cochons (vous imaginez d’ici les larmes de Milo). Elle est déçue que nous ne restions pas pour l’événement. 

 

Nous sommes à présent des nomades et poursuivons notre route, nous avons fort besoin d’une pause technique de nettoyage intégral (autant le linge que les cheveux et le reste) et 10 km plus tard, après 4 jours rudes, nous vous écrivons depuis Otavalo ou par Airbnb nous avons loué un appartement des plus modernes. Nous passons l’après-midi à visionner des séries sur Youtube sous la couette cependant que Manu nous cuit des crêpes promises il y a 6 semaines, que les enfants se gavent de coca, et les grands de vin rouge, le Gato Negro du Chili ! Comble du luxe et pour le plus grand plaisir de Lola, nous avons cassé la tirelire pour un pot de ...nutella. 

 

*** merci à Marco de tout Equateur pour ses conseils avisés**********

 

 


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Lagune de Cuicocha (réserve écologique de Cotacachi-Cayapas)

Située à 3068 mètres d’altitude (on peine un peu dans les montées), la lagune est un lac d’altitude occupant le fond d’une caldeira qui s’est formée il y a 3000 ans (autant dire jeunette !). L’une des deux îles volcaniques du lac a une forme de cochon d’Inde (avec un peu d’imagination), d’où son nom du quechua cuy (cochon d’Inde, mets prisé) et cocha (lac).

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Coqotavalo

Quel animal fabuleux que ce coq migrateur. Capable d’adaptation étonnante. Le voilà indien otavalo parmi les indiens. Cherchez l'erreur.

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Oiseau des villes...

Pas de nom d’oiseau pour les agents de circulation mais des chants. A Quito le «poulet » siffle à tout va mais rien de strident. Chaque agent anime le ballet et régule le flux en modulant des chants dans le sifflet comme des îlots au milieu d’une jungle urbaine.

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Kok-en-pat


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Coqs en boîte

Entrée et sortie du bus à Quito

 

 


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Quitter Quito

Nous voilà remis de la montée en altitude (le haut de Quito est à 3000 mètres quand même) et à l'aise dans la ville! Petites incursions culturelles avec visite dun musée pré-colombien et vue époustouflante sur Quito depuis le Panecillo, statue qui domine la ville. 

Nous avons aussi profité de la présence d'agences pour préparer la suite de notre voyage: nous quittons Quito demain pour passer quelques jours dans une famille Otavalo (petit historique sur Wikipedia ici), avant d'embarquer pour l'Amazonie et passer quelques jours en jungle à Cuyabeno (petit topo ici). Les connections internet seront très imprévisibles durant les deux prochaines semaines, donc pas de panique si nous ne sommes pas tous les jours au rendez-vous. Vous aurez biensûr un compte rendu complet vers la fin du mois...

 


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Changement de décor: Quito

Bien arrivés à Quito. Nous sommes pour tout vous dire complètement paumés!

Nous nous retrouvons dans une ville de 2 millions d'habitants entourée de montagnes, une sorte de Luzerne. Sauf... sauf qu'il fait 10 degrés!

 

Pas de chauffage dans les chambres... au moins Lola ne se plaindra pas du chaud.

 


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Lettre aux Galapagos

"Islas de los Galapagos" signifie "îles des tortues de mer". En français classique: isles Tortoises.

 

Très chères Galapagos. Nous quittons ton abri insulaire après y avoir échoué il y quatre semaines déjà. Tu nous as prêté un coin de sable ce qui n'a rien d'évident tant les otaries et les iguanes squattent tes plages.

 

Tu nous as généreusement conviés à ta table épargnant quelques poissons de l'appétit féroce des pélicans ou autres fous à pattes bleues, jaunes ou rouges. Tu nous as tolérés parmi les squales, malgré notre accoutrement ridicule de snorkeler en goguette que les mouettes rieuses n'en pouvaient plus de moquer. Tu nous as rappelé par tes habitantes endémiques à quel point rien ne sert de courir. Ces centenaires à qui tu dois ton nom nous ont permis de nous libérer de notre carapace tenace d'occidentaux trop pressés.

 

C'est à présent confiants en notre nouvelle compétence de voyageurs au long cours que nous te quittons pour d'autres horizons. Tristes que nulle part sur cette planète nous ne pourrons nager, marcher, naviguer, rouler, jouer avec des animaux sauvages que notre présence intrigue plus qu'elle n'inquiète. Mais si heureux d'avoir eu le privilège de partager le quotidien de ces bêtes qui n'ont pas appris à craindre l'homme. Nous quittons donc ce paradis perdu où nous avons été temporairement admis, laissant comme Darwin en son temps la nature à son évolution et l’homme à ses lois.


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Plongée à Kicker Rock

On est allé faire du snorkeling à Kicker Rock, un gros rocher au large de l'île de San Cristobal dans les Galapagos. On a enfilé nos combinaisons parce que l'eau était un peu plus froide que sur la plage et plouf! On est allé dans l'eau! Un peu après on avait déjà vu plein de poissons perroquets. Ensuite on a vu une murène et des requins des Galapagos et pointe noire. Ensuite on a vu deux requins marteaux et à la fin on a observé une tortue. Papa est descendu pour la voir et un requin marteau a failli cogner Papa!! On est remonté sur le bateau et la cerise sur le gâteau: on a vu deux baleines de Minke!! La taille, leur jet, leur couleur m'ont impressionné!!



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Lettre d'Anna à la classe de maternelle

C'est moi sur le dos papa avec mon gilet. Milo avec ses cheveux, maman et Lola aussi. On a tous un masque et un tuba. On regarde sous l'eau et on voit des poissons et une grosse tortue. 

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Réponse de Lola à la classe de CM2

Merci pour votre jolie lettre, çà m’a fait énormément plaisir, entre temps, j’ai vu plus de choses que prévu : une autre famille française, des autres tortues marines, des requins des Galapagos, des requins marteaux, des raies manta, et le clou du séjour, par énorme chance, des baleines de Minke. J’ai pu les observer depuis le bateau !

 

Je suis très contente, un mois a passé déjà, plus que huit mois nous séparent ! Nous finissons notre séjour aux Galapagos, cet archipel unique. Ce qui va me manquer le plus, ce sont les otaries sur les bancs publics. 


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Bravant "el mar bravo"

De retour à Santa Cruz nous sommes confrontés à un choix cornélien : nous dorer la pilule pendant 8 jours ou remettre nos sacs sur nos dos et poursuivre l’exploration.

 

Fidèles à Darwin, n’écoutant que notre courage d’aventuriers, à l’unanimité, nous sautons dans le bateau à la découverte de la dernière île habitée non foulée par les petits coqs : San Cristobal.

 

Mille millions de mille sabords ! Qui n’a jamais affronté  « el mar bravo »ne sait pas ce qu’est une mer agitée.

Nous qui pensions naïvement avoir acquis la patte marine avec nos quelques cabotages en mer d’huile embarquions hier pour une traversée en direction de l’île de San Christobal qui n’eut rien d’une croisière s’amuse.

 

Le capitaine nous conseille d’utiliser les cabines d’aisance avant le départ. « Pourquoi maman, on pourra plus y aller après ? ». Premier doute. Distribution de sachets. Naaaan, pas besoin, on a déjà fait du pédalo sur le lac de Gerarmer, on a le pied marin.

  • Nous Les petits coqs :  « Como es el mar Capitan ? » (en baragouin espagnol)
  • El Capitan : Brava !
  • Nous Les petits coqs : Brava ??
  • El Capitan : Strong !!!
  • Nous Les coqs : euh…..

Le mot était laché. Le dernier audible aussi une fois les trois moteurs allumés.

 

Si nous avions été capables de bouger un petit doigt, nous aurions filmé ce qui s’ensuivit. Partis pour deux heures de traversée qui furent bientôt trois. On s’accroche, on tient le coup, on serre le bec, comme on peut. Puis on regrette le plancher des vaches que les simples volatiles que nous sommes n’auraient jamais dû quitter. Nous ne sommes pas des mouettes bon sang !

 

Je tiens la tête d’Anna dans mes bras. C’est curieux, les teints mats virent au gris. Je ne sais quelle couleur prend mon coup de soleil, mais Anna me demande : « tu es sûre que tout va bien, maman ? ». Sourire crispé. On nous vaporise du parfum. Sans doute pour couvrir les vapeurs d’essence… Mes mains se paralysent, des fourmis partout, puis c’est la tétanie. Les premiers sachets se remplissent autour de nous.

 

Dans un dernier souffle on maudit l’océan pacifique. Usurpateur ! Dans un ultime réflexe on se saisit à temps d’un sachet fourni aimablement avant le départ (çà aurait dû nous alerter). Mar Bravo et fluctuat nec mergitur. Les coqs ne sont pas des poules mouillées ! Je pense au trajet retour, dans une semaine, je pense à l’angélus de la collégiale. Je ne pense plus à rien.

 

 

Jusqu’à ce que les enfants exultent : terre ! 

 

 

 

 

 

 

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Spectacle au marché de poissons

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Las Tùneles

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Journée de fous (à pattes bleues)

Journée en mer pour les petits coqs, dernière sortie avant de quitter Isabela. Nous sommes tentés de passer nos neuf mois ici à vrai dire… mais il n’y a aucune banque sur l’île et nous avons dépensé tout notre liquide. C’est à regret que nous reprenons aujourd’hui le ferry pour Santa Cruz, plus « civilisée » après 10 jours sur ce petit bout de terre fascinant.

 

 

Car Isabela a tout de l’île sauvage du bout du monde, protégée par le parc national des Galapagos qui s’en occupe comme une louve, tout y est extrêmement règlementé pour le meilleur de l’écotourisme. Nous avons cassé notre tirelire pour nous offrir une journée sur le site « Las Tùneles ».

Première vraie exploration sous-marine pour Anna qui a appris à respirer avec son tuba. Révélation immédiate et grand bonheur à sa première rencontre avec une tortue géante. Colonie de requins pointe blanche adultes. Un manchot s’invite près du bateau. Des raies manta géantes nous escortent. Des bébés otaries reconnaissent les enfants et viennent jouer avec eux dans l’eau. Milo sent les moustaches sur son ventre !  Et puis, danse du fou à patte bleue. Une maman fou (folle ?) nous présente son petit à moins d’un mètre, elle est très fière. 

 

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Selfie

Pas farouches, les bêtes! Ici tout le monde se bouscule pour avoir son selfie avec le coq et ses poussins. 

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TeleMilo Reportage Animalier

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Isabela Hermosa

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Maman, on mange quoi?

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La cocina de Manuel


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Trop Chou!

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Rencontre du troisième type

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Lettre de Lola à sa classe de CM2

Bonjour tout le monde, cela me fait quelque chose de ne plus vous voir mais il faut bien s'y faire pour essayer de ne pas trouver le temps long. J'ai vu plein de choses, des choses que je ne verrai sans doute plus jamais: des raies, des requins, des otaries, des iguanes, des étoiles de mer, des tortues terrestres et marines.

 

Je n'oublierai jamais tout çà comme je ne vous oublierai jamais. Je ne pourrais sûrement pas vous écrire tout le temps mais quelques fois seulement. J'ai rencontré d'autres globetrotteurs et on voyage un peu ensemble et du coup j'ai une copine! :-)

 

Gros bisous, Lola

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Et hop! A l'eau!

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Playa de las tortugas

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De Santa Cruz vers Isabela

Nous nous préparons après une semaine sur l’île principale de Santa Cruz à naviguer vers Isabela, la seconde des trois îles habitées de l’archipel. Nous prenons nos marques en tant que nomades et avons aujourd’hui été officiellement intronisés dans la communauté des voyageurs au long cours par une autre famille voyageuse. Nous apprenons que les familles francophones sur la route sont organisées en réseau what’s app et s’échangent les bons plans. Pour mamilou : les voyageurs à vélo ne jurent que par l’application ioverlander. Combinée à maps.me elle donne sans connection (téléchargement des données la veille) la cartographie et le dénivelé du lieu ainsi que les points d’eau, de ravitaillement et de couchage : une bible !

 

Les enfants étaient ravis de passer la journée avec des compatriotes (belges!) qui terminent leur tour d’Amérique du Sud de 10 mois. Les échanges entre les enfants sont étonnants, ils argumentent sur le type de frégate en vue : est-ce une simple du pacifique ou une plus rare à jabot rouge ?

 

Nous apprenons également à acheter et cuisiner localement. Ce soir, nous avons mangé le meilleur plat depuis notre arrivée : ici la matière première est excellente mais l’accommodation des mets ne convient pas à nos papilles européennes. Manu peste : « ce n’est quand même pas compliqué de mettre de l’ail et de l’oignon dans une poêle tout de même ! ».

  

Nous reconnaissons les voyageurs au long cours car ils peuvent se permettre de perdre du temps. La plupart des touristes ici sont sur l’île pour quelques jours et enchaînent les excursions au pas de charge. Nous resterons un mois et certains jours nous observons simplement la vie passer, le temps couler. Nos obligations sont finalement assez limitées : trouver un logement, de quoi manger, se déplacer et voilà tout. Rassembler nos affaires nous prend une petite heure et la vie me paraît plus simple sur la route que dans nos quotidiens d’occidentaux. 

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Télémilo spécial tortues

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En route!


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Journée en mer

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TéléLola

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Mythiques Galapagos

Des Galapagos, nous ne savions pas grand chose en réalité. Les reportages de National Geographic filmaient une faune luxuriante, souvent depuis des bateaux chahutés par la houle. Je pense que nous imaginions une sorte de Bretagne au climat rude peuplée d'animaux. Les enfants voulaient voir des animaux et nous avons donc choisi cette destination pour eux.

 

La meilleure image que je puisse trouver pour décrire ces îles, c'est un zoo, mais inversé. Les humains sont les curiosités en petit nombre et les animaux (beaucoup plus nombreux) viennent vers ces îles pour nous voir. Les otaries, raies, pélicans, crabes, requins, iguanes (pour Fabie: deux sortes, marines et terrestres), tortues nous approchent sans crainte à quelques centimètres. Les oiseaux ne s'envolent pas sur notre passage, c'est fou (à pattes bleues!).

 

Le climat n'a rien à voir avec la Bretagne, mais il fait beau et chaud toute l'année (notre guide d'hier s'excusait pour la température froide de l'eau à 25°C) et les plages sont de sable blanc et désertes. De tous les lieux que nous avons eu la chance d'observer jusque là dans notre petite expérience de routard, c'est sans conteste le plus bel endroit du monde en ce qui concerne l'écosystème naturel.

 

Ce n'est pas un hasard. Les touristes sont triés sur le volet (450 dollars de droit d'entrée, çà calme les routards) et la majorité des habitants travaillent pour le parc ou les institutions scientifiques de protection. La production d'énergie est renouvelable, la gestion des déchets est maîtrisée, les transports sont régulés! Les cycles courts et locaux favorisés: le premier soir, nous avons payé 20 dollars pour 500g de spaghetti et une bouteille de sauce tomate! Nous apprenons donc à cuisiner le riz et le poisson bien plus abordables. Un modèle de transition écologique. Personne ne manque de rien ici. 

 

Nous avons décidé de décaler notre vol pour Quito, nous resterons quelques semaines de plus au paradis. 

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Tableau noir

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Milo au rapport (de plongée)

Coucou, aujourd'hui j'ai vu des requins, quatre raies, des otaries et une tortue. Il existe quatre types de raies aux Galapagos: la manta, la dorée, l'aigle et la guêpe. Nous les avons vues toutes les quatre. J'ai plongé avec mon masque et mon tuba, j'ai vu beaucoup de poissons colorés. C'était superbe!

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Las Grietas - Santa Cruz - Galapagos

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Jardin d'Eden

De la côte balnéaire équatorienne nous rentrons sur Guayaquil et ses 3 millions d’habitants pour rejoindre l’aéroport. Erik, notre chauffeur préféré nous embarque dans son coco-drive supersonique.

 

Il arrête son taxi sur le bord de la route pour nous rafraîchir d’une noix de coco fraîche. Comme la plupart des gens ici, il trouve nos enfants très beaux, leur type européen ne passe pas inaperçu et semble exotique. Nous comptons d’ailleurs financer le reste du voyage grâce aux droits d’image : tout le monde veut son selfie avec les enfants français !

 

Erik comme nos hôtes de Salinas travaille le jour et étudie la nuit, l’économie en ce qui le concerne. Les deux heures de trajet en sa compagnie nous ont permis de comprendre que l’Equateur, seul pays d’Amérique du Sud ayant pour monnaie le dollar résiste de ce fait à la crise et attire ainsi les réfugiés économiques de ses voisins colombiens ou vénézuéliens dont la monnaie locale s’est fortement dévaluée. A chacun ses migrants ! Du coup, pour nous l’Equateur n’est pas spécialement bon marché, nous nous en sortons pour 150 USD en moyenne par jour pour nous cinq.

 

De retour à Guayaquil, la touffeur nous accable. La pollution est si dense qu’on pourrait la mâcher. Une dame distinguée dans un parc nous recommande de ne pas lâcher nos enfants d’une semelle, les vols d’enfants sont monnaie courante dans la ville, "en particulier les beaux", faciles à vendre (spéciale dédicace pour les mamies et leur propension à la peur rétrospective). Il est temps de partir. Les doutes nous assaillent d’autant que les premiers petits coqs tombent au combat. Les plus fragiles ne sont pas ceux que l’on croit. La climatisation « m’a tuer », je suis terrassée par une bronchite asthmatique. Notre pauvre Lola est foudroyée par une intoxication alimentaire alors que nous quittons la ville pour 12 heures de voyage. Digne, elle gère son mal avec une grande élégance, sac en plastique à la main, elle visite tous les toilettes de l’aéroport et repère les fenêtres ouvertes dans les bus, bateaux, taxis pour se soulager au besoin.

 

Et bam ! Une heure de décalage horaire supplémentaire pour couronner le tout. Mais qu’avons-nous fait ? Sommes-nous donc fous, avec nos trois enfants sous les bras, de voler, rouler, naviguer 6 jours durant pour réaliser un rêve qui n’est pas le leur ?

 

Les Galapagos. Le bout du monde.

 

Changement d’atmosphère en arrivant, la vie semble douce sur l’île, l’air respirable ici. Oh, une tortue ! Puis des colibris nous escortent vers la place. Des iguanes marins viennent à notre rencontre, bien plus laids que leurs cousins terrestres. Des centaines de crabes rouges nous accueillent sur les pierres volcaniques du bord de mer. Les enfants enfilent leur masque de plongée. Puis c’est le silence.

  

Lorsqu’ils reviennent, ils ont des étoiles dans les yeux. Intarissables, ils sont heureux. Mon rêve est devenu le leur. Je ne peux pas m’empêcher de pleurer. 

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La Chocolatera

C'est depuis la Chocolatera que je prends à nouveau le clavier. Son nom n'a rien à voir avec la gourmandise du même nom mais c'est la pointe la plus avancée vers l'Ouest de toute l'Amérique du Sud dans le Pacifique. Je ressens le besoin d'écrire pour mettre tous les événements à distance, ils sont nombreux pour être tous absorbés et les coucher sur le papier, même virtuel, m'aide.

 

Nous avons quitté la ville, décidément pas notre élément ni en Europe ni ailleurs. Nous nous détendons petit à petit, les enfants nous guidant dans leur spontaneité à profiter de l'instant présent. Nous avons peu de rappels à l'ordre à faire, c'est agréable. J'aimerais pouvoir me rapprocher de leur insouciance et surtout de leur adaptabilité, elle est belle à voir. La chaleur, le bruit ou le décalage horaire n'ont pas eu raison de leur énergie et curiosité. De sédentaires endurcis nous évoluons vers l'état de Nomade. Darwin à qui nous allons rendre hommage aux Galapagos dans quelques jours aurait approuvé cette mutation. Nos principales missions logistiques à Manu et à moi-même consistent à assurer notre hygiène et notre état de santé physique et moral, dénicher le gite et le couvert et organiser nos déplacements. Accessoirement faire l'école, nous sommes deux pour trois élèves et c'est du sport (comment font les enseignants avec toute une classe?).

 

Notre espagnol s'améliore notablement et nous sommes à présent en mesure d'avoir une conversation presque normale. Hier nous avons connecté avec notre hôte grâce à ses notes mathématiques sur son cahier. En plus de s'occuper de nous il poursuit ses études d'ingénierie pétrolière à l'université. Le langage des sciences est universel. Lui rêve de pouvoir exploiter les ressources pétrolifères de la forêt Amazonienne défendues pour l'heure par les Indiens. Deux Equateur, donc, qui n'ont pas les mêmes lois. Nous arpenterons le second dans quelques semaines au retour des Galapagos. 

 

Nous aimons notre rituel matinal qui consiste à vous lire, merci pour tous vos commentaires, ils nous font beaucoup de bien. Si vous pouvez, continuez à nous écrire!

 

Bien à vous, Caroline.

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TéléMilo

Milo répond aux questions des élèves de la classe de CE1-CE2

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Une journée à Guayaquil

Milo: Salut je suis en Equateur j'ai enfin passé le grand vol de 12 heures. Ce matin on est allé dans un parc là où il avait des iguanes terrestres.  Ensuite on est allé au zoo et un perroquet nous a fait bien rire puisqu'il parlait et surtout il imitait maman qui riait. C'était sa meilleure imitation!

 

Lola: Aujourd'hui nous avons vu des iguanes terrestres dans un parc à Guayaquil. C'était bien on a pu les toucher. On y a rencontré aussi des tortues. Les iguanes faisaient a peu près un mètre. Après je suis allé au zoo: là-bas on a bien rigolé en parlant avec un perroquet! J'ai aussi porté un gros serpent constrictor il pesait lourd mais je n'ai pas eu peur. Gros bisous a Elijade Aline Kristoffer Clara Adrien...

 

Anna: J'ai vu un serpent et un tapir. Gros bisous à Emma. 

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Parés pour l'aventure

Nous y voilà. Un iguane terrestre se dandine à mes pieds tandis que mes aventuriers dessinent ou nourrissent les pigeons d'un parc de Guayaquil. Les enfants me surprennent. Deux jours de voyage, 15 heures d'avion, 7 heures de décalage horaire. Ils nous portent plus que nous les tirons. Nous faisons l'école en route: deux gâteaux à partager pour trois servent de fractions, la géographie en survolant les Andes, le budget quotidien pour les calculs. Ils choisissent ce qu'ils souhaitent faire, très naturellement et nous n'avons qu'à accompagner l'envie. Pour l'instant tout va bien. 

 

Caroline.

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