Poisson pilote

Tant va l'homme à la mer qu'à la fin elle l'adopte.

 

Voilà quelques mois que nous échouons régulièrement sur les récifs du monde entier, naufragés volontaires, squatters d'atolls ou conquérants d'un monde perdu. 

 

Demain nous quittons cet univers qui aura été notre cuisine, notre chambre à coucher, notre salle de classe, pour retourner dans la civilisation. 

 

Avant d'y plonger corps et âme, un dernier bain s'imposait. Ma balade suivait le récif comme le chemin gravit la montagne. il m'attendait là et m’emboîtât le pas ou la palme. J'avais trouvé mon poisson pilote, il avait trouvé sa baleine à l'abri de laquelle il ne craindrait rien. Inquiet d'un tel importun, j'aurais pu m'écrier "cétacé!" mais l'animal qui nageait à deux nageoires de mon museau n'était pas de taille à me faire de l'ombre. Il m'avait choisi comme protecteur et la mer avec lui me témoignaient une confiance que je lui rendais. 

 

Nous naviguions en pères peinards sur la grand mare. Copains d'abord, pour un bout de chemin. Quand je regagnais enfin mon ponton pour quitter l'animal que j'incarnais et celui qui me guidait, je me retournais une dernière fois pour vérifier qu'il avait trouvé abri. Le mien m'attendait au delà des mers. 

 

J'avais le sentiment d'avoir quitté un proche, pourtant l'évolution nous avait séparés il y a des millions d'années. Cet être fréquentait un monde où bat lentement le rythme des marées comme le mien bat au rythme des saisons.

 

A bientôt mon Némo. Ton Moby Dick. 


Isolés à Kanawa


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Anna Floresiensis

Deux yeux intenses, des sourcils froncés, des cheveux implantés en jungle épaisse, des lèvres fines laissant apparaître un demi sourire: le premier petit bonhomme à l'apparence humaine naissait hier à Flores sous le feutre maîtrisé de notre dernière exploratrice. 

 

Il y a environ 50 000 ans, ici même, un autre petit homme s'épanouissait sur la terre isolée de l'île. L'Homo Floresiensis dont les dernières traces que le temps n'a pas gommées subsistent dans une grotte à Ruteng est un hominidé dont la petite taille (1,10m) serait due au caractère insulaire. Sa parenté avec l'Homo Erectus reste en débat, l'archéologie a ses limites au delà desquelles se racontent des légendes. 

 

On imagine un passé où les hommes ne chaussaient pas du 45 - d'ailleurs ils ne chaussaient rien mais chassaient dans un monde miniature - le petit éléphant, le petit rhinocéros, avant de rentrer fourbus dans leurs petites chaumières sur le petit tabouret à leur petite table humant la petite soupe qui exhalait son parfum dans le petit bol.

 

Ils ignoraient alors que dans la chambre voisine, des milliers d'années plus tard, une petite fille endormie rêvait à ces premiers bonhommes, un cahier ouvert à ses côtés et Anna en toutes lettres. 

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Retour en mer

Plumes inspirées... Retrouvez le coq de Lola parmi les quatre dessins ci-dessous. 

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Le bestiaire de Milo - I comme Iguane marin


Partie scientifique

 

On ne le trouve qu'aux Galapagos. C'est le seul lézard marin au monde. Il peut mesurer de 75cm à 1m30 et peser 1 à 2 kilos. Il vit sur les côtes rocheuses et se nourrit d'algues.

 

Ma rencontre

 

Je me trouvais en Equateur aux îles Galapagos près de la station Charles Darwin quand je les ai vus. Ils ne ressemblaient pas aux iguanes terrestres que j'avais vus à Guayaquil. Ils étaient noirs, ils nageaient ou se réchauffaient sur les pierres chaudes. 


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A l'assaut de Wawo Muda

Nous ne pouvions quitter la ceinture de feu du pacifique sans gravir un volcan. Filan notre guide nous en a choisi un tout neuf, pas trop haut, juste à notre taille! Le Wawo Muda est le dernier né de Flores, son éruption date de 2001. 

 

Deux heures d'ascension nous permettront de contourner le cratère. Au loin, le majestueux Inerie nous fait de l'oeil.

 

Sur le chemin, escorté par des enfants pieds nus, nous cueillons des fruits de la passion et des myrtilles!

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Mitigeur

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On se refait la cerise!

Les sources chaudes de Bajawa

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De planète en planète...


La terre vue par Anna


C'est une terre d'Allemagne avec la mer...

C'est la terre de France où on habite et où il y a mon fofof qui me manque


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Village Ngada de Bena

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Dans les cordes

Le coq K.O.

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L'herbier de Lola


Le frangipanier

  • Date de récolte: 21 Octobre 2017
  • Nom de l'espèce: frangipanier
  • Lieu de récolte: Lombok, Indonésie
  • Etapes de détermination: Ordre gentianales
  • Commentaire scientifique: Le frangipanier est un magnifique arbre qui est aujourd'hui répandu dans toutes les zones tropicales.
  • Remarques personnelles: Ce qui fait sa beauté sont ses fleurs magnifiques qui vont avec n'importe quoi. On l'utilise dans des films (Vaiana par exemple), devant des salons de massage, en collier de bienvenue dans le pacifique et en offrande à Bali. Cette fleur est parfaite, son parfum est très agréable. 

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L'hebdo de Lola

Bonjour à tous les lecteurs. Nous avons passé deux nuits en tribu, sans wifi, sans douche, sans lit, sans chambre juste pour nous.

 

Mais le pire: sans toilettes! Pas une simple cuvette: rien! Ces deux jours m'ont fatigué et je dois dire que je ne suis pas prête de recommencer. 

 

Mais bon, à toutes choses il y a un côté sympathique; nous avons couru après les poussins, assisté à des combats de coq et vu des paysages et des visages superbes.

 

Voilà le petit résumé de ces jours en brousse... 

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Belaragi: rendez-vous en terre inconnue

...et avec nos limites

Nous avons de l'eau potable pour brosser nos dents ce matin, mais nous zappons la douche avant de nous remettre en piste pour poursuivre l'incursion vers le centre et la tribu Ngada. 

 

Je ne sais pas si c'est les cinq heures de nausée sur les chemins, la chaleur des trois soleils, le manque de sommeil et d'hygiène, mais une grosse, grosse fatigue s'empare de nous. J'explore des scénari de rapatriement et penser à notre salle de bains me met du baume au coeur.

 

Les enfants sont admirables, ils sourient à l'arrivée à Belaragi et répondent aux attentes des villageois qui nous les serrent dans leurs bras. L'entrée dans le village est surréaliste. Au pied du volcan Inere, le soleil se couche tandis que se dévoilent les cabanes de la tribu dans une lumière rasante. 

 

Nous sommes attaqués par des nuées de moustiques tigres dans la zone la plus impaludée d'Indonésie. Notre guide nous propose de prendre une douche que nous acceptons avec joie. Ce sera la douche la plus épique de tout le voyage. Les enfants passent leur tour, ils réclament des toilettes et un lit. Ce ne sera pas encore pour ce soir...

 

Nous sommes attendus par cérémonie animiste de bienvenue. Le chef de la maison sacrifie un poulet devant nous dans un rituel qu'il est difficile de soutenir. Le sang est utilisé pour symboliquement protéger la maison, on nous en met sur les mains pour nous porter chance. Opa (grand-père) examine les tripes de la bête. A part quelques histoires de jalousie dans le village, tout a l'air normal dans les intestins. 

 

Oma nous accompagne sous notre hutte, elle restera à nous observer - curieuse - jusqu'à notre endormissement. Il est des jours où on s'enfilerait bien une petite poire. 

 

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De Labuan Bajo à Copu

Nusa nepi au coeur

Nous quittons la côte pour parcourir les sinueuses routes de l'intérieur des terres. Filan et Luis nous guident dans nusa nepi, l'île serpent comme la nomment les gens d'ici à cause de sa forme allongée. 

 

Les portugais l'ont appelée Flores à leur arrivée, non pas à cause des fleurs (il n'y en a pas plus qu'ailleurs), mais en référence aux fleurs de corail sous la mer. 

 

La route est éprouvante et quatre heures de nausées plus tard, nous arrivons dans les rizières étoilées, ingénieux système de partage des terres. Les familles se partagent un lopin comme elles coupent un gâteau. 

 

Nous passerons la nuit dans la  tribu manggarai de Filan. Il a emmené quelques touristes auparavant, mais jamais d'enfants européens ne sont arrivés jusqu'ici. Le comité d'accueil est quelque peu effrayant et 70 enfants happent nos trois florivaliens, emportés par une marée humaine pour leur plus grand plaisir!

 

Théa tue trois poulets pour notre arrivée, elle cuisine accroupie sur la terre rouge le feu enfume toute la maison, y compris l'unique chambre. Nous dormirons tous sur la même natte, du bébé de 5 mois à la grand-mère de 90 ans (âge estimé à l'âge de son plus jeune file de 46 ans), sans oublier les chiens, cochons et coqs. 

 

A l'aube, quand nous ouvrons les yeux, une réunion a déjà commencé dans la salle commune, le café est servi et les palabres vont bon train. La langue manggarai est très théâtrale. A chaque interjection un drame a l'air de se jouer. Anecdote cocasse: les grands-mères (Oma en indonésien, héritage néerlandais) ponctuent leurs lamentations d'un "Jésus-Marie-Joseph" (héritage portugais)!

 

Oma fait ses nuits, mais le bébé, les chiens et les coqs, non. 

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La Trans-Flores

Nous chaussons nos sacs à dos ce matin pour explorer Flores de l'intérieur, nous dormirons en tribu chez les manggarai. Nous ne pouvons pas louer de véhicule ici, un guide nous emmènera à travers les chemins très cabossés. Voiture, bateau, avion: jusqu'au 28 Octobre nous serons en route.

 

Dès que nous aurons une connexion internet, nous vous raconterons.

 

D'ici là, faites nous rêver avec des cueillettes de champignons, ramassages de noix et autres châtaignes, rôtis de veau aux câpres, crème anglaise, gibier, potiron et autres délices.

 

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Le bestiaire de Milo - K comme dragon de Komodo


Partie scientifique

 

Le varan de Komodo est un grand lézard pouvant atteindre deux voire trois mètres de long (il arrive environ à la taille d'un humain adulte) et pèse de 70 à plus de 140kg.  Comme le serpent, il a une langue qui sert à détecter les odeurs. Ses griffes mesurent 5 cm. Sa morsure est mortelle, sa salive contient du poison. 

 

Ma rencontre

 

J'étais dans le parc national de Komodo en Indonésie. Nous sommes arrivés en bateau après deux jours de navigation. A quelques mètres du port, je vois mon premier dragon, il m'a paru très grand. J'ai eu peur. 

 


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Bidadari - l'île de l'ange

Les habitants de Lombok appellent Flores "l'île aux trois soleils". En arrivant sur place, il est facile de comprendre pourquoi: il y fait trois fois plus chaud!

 

Pour comprendre le surnom de l'île de l'ange, il faut passer la tête sous l'eau. Des milliers de poissons-ange broutent les fleurs de corail...

 

Quelques photos valent mieux qu'un long discours.

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Jalur Evakuasi

En cas d'urgence, suivez les flèches

Itinéraire d'évacuation tsunami

Itinéraire d'évacuation éruption


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Transmigrasi

Initiée par le colonisateur hollandais au début du vingtième siècle, la transmigration est le plus grand programme de migration organisée de population jamais entrepris par un État.

 

Entre 1905 et 2005, plusieurs millions d'Indonésiens ont été incitées financièrement à quitter les îles à forte densité de population (Java notamment) vers des îles moins peuplées comme la Papouasie. Ce programme visant à réduire la pauvreté et à équilibrer les populations a crée des problèmes communautaires importants, puisque les émigrés se sont retrouvés favorisés par rapport aux populations autochtones. 

 

J'ai superposé les cartes de l'Indonésie et de l'Europe. A titre de comparaison, c'est comme si on proposait à un espagnol de s'installer en Biélorussie ou un anglais en Turquie, qu'on leur donnait des terres et un pécule pour démarrer leur entreprise.

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Flores, l'île aux trois soleils

Après deux jours et deux nuits de navigation, nous arrivons à Labuan Bajo, port de l'île de Flores. Cette petite bourgade ressemble à un repère de pirates avec ses bateaux à voile de bois et les baraques de tôle. 

 

L'hébergement est moins facile que nous pourrions le penser, nous terminons au dessus d'un bar, accueillis par la bible sur la table de nuit (Flores est catholique, héritage des portugais). 

 

Nous sommes physiquement et émotionnellement épuisés par la traversée. Les enfants sont fatigués de toujours devoir dire au revoir. Ils pleurent tout leur sou de quitter l'équipage et les autres passagers. "D'abord papou et mamie et maintenant les amis du bateau: c'est trop de tristesse, maman", sanglote Anna. Et nous doutons nous aussi, à leur imposer ces incessants déchirements. Et aujourd'hui, nous sommes incapables de nous projeter, ne serait-ce que pour les tous prochains jours. 

 

Nous sommes donc plantés là, à Flores, un peu perdus dans ce nouveau territoire inconnu. Et profitons de la connexion internet pour prendre un shoot de Florival devant les photos de Lautenbach sur googlemap. 

 

Il est vrai qu'elle fut épique, cette traversée!

 

Milo fut la coqueluche du capitaine et Anna chouchoutée de toutes parts. Seuls enfants à bord, ils ont noué des liens forts avec les passagers jeunes et moins jeunes qui étaient ravis d'observer les jeux de nos trois têtes de plus en plus blondes. Ce fut pourtant loin d'être une croisière confortable: nous avons dormi à 25 sur le pont et avons partagé les toilettes-douches. 

 

Mais nous avons eu le privilège d'être escortés par des baleines et des dauphins, nous avons rencontré le dragon de Komodo et sauté depuis notre bateau dans les eaux poissonneuses de la mer de Flores.

 

Inoubliable. 

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Opération Komodo

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Escale à Sembalun

Sur notre route vers le port de Lombok, contournant le Rinjani, nous faisons halte à Sembalun. Dans cette vallée agricole, enfin nous mangeons à nouveau des légumes.

 

Nous aurions bien posé nos valises pour quelques jours dans une communauté sasak qui accueille les arrivants au sein des familles, mais la mer nous appelle. Notre bateau quitte le port ce soir pour deux jours et deux nuits de navigation en direction de Flores. 

 

Nous sommes un peu anxieux à l'idée de dormir sur le pont et avons encore en tête les heures mouvementées en mer des Galapagos. 

 

Sur ces considérations, nous traversons les patchworks de verts, Rinjani dans le dos, face à la mer et à notre prochaine aventure. 

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De Lombok à Flores

Itinéraire du 5 au 17 Octobre

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Sur les flancs du Rinjani

Nos visas - précieux sésames - en poche, nous nous remettons en route. Un périple vers l'est nous attend. Nous quittons l'Indonésie touristique à la découverte des petites îles de la Sonde occidentale. 

 

Nous longeons la côte nord de Lombok, sous les manguiers si chargés de fruits mûrs qu'ils ploient sur notre pare-brise. Nous posons nos valises pour deux nuits sur les flancs du volcan Rinjani, un autre volcan actif de la ceinture de feu du Pacifique. 

 

Une éruption gigantesque a vraisemblablement eu lieu en 1257, entraînant très possiblement un refroidissement planétaire temporaire, réduisant les récoltes et entraînant famines et affaissements démographiques, au moins dans l'hémisphère nord.

 

Pas d'inquiétude à avoir, le volcan dort et nous prenons le frais aux cascades de ses flancs. 

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Leçon de surf

Conseil de Milo pour surfeur débutant:

 

Il faut se mettre à plat ventre sur la planche et ramer avec les bras. Quand la vague arrive il faut se lever très très vite et se stabiliser pour ne pas tomber. 

 

C'était trop trop trop bien de glisser sur les vagues. 

 

 

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Kantor Imigrasi Mataram

Visa - au delà des limites | partie 2

A 5, le 11 à 9h30, on se pointe. Le décor n'a pas changé, l'inspecteur Derrick s'y sentirait comme chez lui. 

 

Au bout de l'attente interminable, le motif à carreaux du papier peint commence à imprégner nos esprits et nous basculons dans une autre dimension. A imaginer Caro dans le carreau du carreau du carreau, on s'enfonce dans une autre réalité. Côté fois quatre. Le périmètre est limité et on fait vite le tour. Les enfants tournent en carré. Côté fois côté, l'aire se restreint et s'emplit de la fumée âcre du cashier comptable qui tire sur sa gauloise dans son cagibi de verre. 

 

A

A 5, le 11 à 9h30, on se pointe. Le décor n'a pas changé, l'inspecteur Derrick s'y sentirait comme chez lui. 

 

Au bout de l'attente interminable, le motif à carreaux du papier peint commence à imprégner nos esprits et nous basculons dans une autre dimension. A imaginer Caro dans le carreau du carreau du carreau, on s'enfonce dans une autre réalité. Côté fois quatre. Le périmètre est limité et on fait vite le tour. Les enfants tournent en carré. Côté fois côté, l'aire se restreint et s'emplit de la fumée âcre du cashier comptable qui tire sur sa gauloise dans son cagibi de verre. 

 

A un moment qui ne se situe plus sur l'échelle du temps, on passe à la biométrie dont la règle est composée ainsi: ne pas bouger. Se tenir à angle droit. Présenter un doigt après l'autre. Attendre, toujours, dans une attente élevée au carré. Enfin au milieu d'un brouillard de prénoms du monde entier, prononcé à l'indonésienne, on parvient à reconnaître celui de carreau, enfin de Caro. 

 

Retour à la case départ, mais avec nos visas. On sort du cube par une face et on respire à plein volume. La suite s'écrira dans les limites du visa mais sur des chemins courbes dont nous avons la formule. 

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L'hebdo de Lola


Bonjour et bienvenue dans mon hebdo. Nous nous trouvons actuellement à Lombok un île d'Indonésie dans une maison sur la côte. Ici on se repose avant d'embarquer sur un bateau pour une traversée de trois jours jusqu'à Komodo et Flores. On attend aussi les nouveaux visas. 

 

Après papi et mami, nous continuons notre périple ailes dessus, ailes dessous et voilà une étape de passée!

Papa et maman organisent tout, nous n'avons plus qu'à profiter. C'est comme quand la poule met la nourriture directement dans le bec des poussins: un tour du monde tout chaud, sorti du four et cuit à point!

 


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L'affaire est dans le sasak

Les voilà, fiers guerriers sasaks, torses nus, boucliers et lances à la main. 

 

Les voilà, en sépia, image coloniale hors norme ornant les murs d'un café burger où nous prenions des forces au retour d'une rencontre avec l'administration qui désormais ne tolère plus ni shorts ni jupes. Rhabillés, les héros conduisent des taxis en chemise à oiseau (taxis bluebird), impeccablement civilisés. Jadis adorateurs du soleil, de la lune et des étoiles (wektu telu), les voilà assimilés à l'islam comme on ferait d'un franc-maçon un servant de messe. 

 

Les sauvages ont changé de camps. Ils ont troqué les chapeaux coloniaux pour le panama qui se porte comme la dernière parure d'un chef et le maillot de bain en étui pénien. Les sauvages adorent le soleil et l'étoile de la bintang qu'ils sifflent au clair de lune. 

 

Le Sasak qui sommeille en moi sourit de l'ironie d'une histoire qui n'aura finalement que déshabillé Pierre (le touriste) pour rhabiller Paul (le Sasak). 

 

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Piraten in Batavia

G(u)ili G(u)ili

Les Gilis (prononcer guili) sont trois petites îles situées en face de Lombok, ourlées de récifs coralliens. La calèche ou le vélo sont les seuls moyens de se déplacer sur l'île. Nous nous y rendons en bateau public. 

 

Ces escapades en rafiot nous offrent une collection de visages, un trombinoscope de pirates des mers. Gueules cassées, dents brisées, cicatrices et balafres, trognes fripées ou burinées par le soleil, barbichettes de brigands nous observent avec insistance.

Ces regards auraient de quoi inquiéter dans un contexte moins pacifique, du genre "Piraten in Batavia" à Europapark! Mais à part quelques entourloupes bien légitimes visant à extorquer le touriste de quelques milliers de roupies sur une course, point de malveillance: les enfants sont l'objet de toutes les curiosités et sont photographiés sous toutes les coutures. 

Pourtant les Européens n'ont pas toujours été en odeur de sainteté (pour peu qu'il y ait eu des saints dans les religions qui se sont succédé sur l'archipel). L'Indonésie a été peuplée initialement par des mélanésiens, assimilés ou poussés vers l'Est (la Papouasie) par les austronésiens venus de Taïwan.

 

Animistes, puis hindouistes après rapprochement avec l'Inde au Ve siècle, l'Indonésie est presque entièrement convertie à l'islam au XVIe siècle sous l'influence des marchands arabes. Anglais, Portugais puis Néerlandais se succèdent dans le contrôle du commerce des épices (poivre, girofle, muscade) et parsèment des croyances chrétiennes à Flores notamment. 

 

Les Bataves (Batavia est l'ancien nom de Jakarta) ne transfèrent leur souveraineté qu'en 1949 à la république d'Indonésie. 

Gili Air par Milo

J'étais aux Gilis et plus précisément à Gili Air. J'ai vu un petit molusque, une langouste et il y avait plein de poissons. Il y a trois îles (Gili Air, Gili Meno et Gili Trawagan). Il n'y a pas de voiture, on peut circuler en calèche, à pieds ou à vélo.

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Le bestiaire de Milo - H comme Hippocampe


Partie scientifique

L'hippocampe vit agrippé par sa queue à une algue. Il se déplace par des mouvements de sa nageoire dorsale. Il se nourrit de petits crustacés qu'il aspire avec sa bouche. 

Ma rencontre

J'étais au parc national de Bali Barat en Indonésie, nous avons fait une sortie snorkeling avec papou et mamie. L'hippocampe était petit et caché dans les coraux, il mesurait environ 5 cm. Je l'ai reconnu grâce à son long bec. 



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L'herbier de Lola


Le cacaotier

  • Date de récolte: 25 Septembre 2017
  • Nom de l'espèce: cacaotier
  • Lieu de récolte: Forêt de Munduk, Bali, Indonésie
  • Etapes de détermination: Malvacées
  • Commentaire scientifique: Le cacaotier est un petit arbre tropical qui nécessite des conditions de culture bien particulières: climat chaud et humide sans saison sèche très marquée. L'arbre ne fleurit qu'à l'âge de 3 ans et est originaire des montagnes d'Amazonie
  • Remarques personnelles: J'ai rencontré le cacaotier et ses cabosses à plusieurs reprises: en Equateur, au Pérou et enfin en Indonésie. Nous avons fabriqué du chocolat en Amazonie à partir des fèves contenues dans les cabosses et séchées. Nous les avons fait rôtir à la poêle pour pouvoir les éplucher, puis nous les avons écrasées et mélangées avec du sucre. Après un séjour au réfrigérateur, nous avons pu déguster notre tablette de chocolat! 
  • Je joins un croquis de la cabosse: le fruit du cacaotier

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Kantor Imigrasi Mataram

Visa - au delà des limites | partie 1

Voilà un exercice bien difficile pour qui n'a jamais su rester dans les cases et qui aime par dessus tout écrire dans les marges et raturer! Heureusement j'avais ma Caro.

 

Je vous conseille amis voyageurs de ne jamais partir sans votre Caro sur vous. Jamais elle ne dépasse et écrit parfaitement dans le cadre tout en déchiffrant (en toutes les langues et ce matin en Indonésien) les subtilités d'une administration que je ne saisis personnellement même pas dans ma langue maternelle.

 

Nous voilà à l'heure dans le bon créneau à la date indiquée au comptoir dit. Après un détour par le vestiaire (pas le bon accoutrement, je rajoute pour une fois une couche au dessus de mon slip français!), en rang par âge on passe au guichet. Et comme il se doit, tout le monde se tient à Caro. 

 

La paperasse arrive comme une volée d'étourneau et je me tourne vers qui vous savez qui sort de son chapeau une liasse de documents rangés et photocopiés tout en remplissant les formulaires manquant. Je dicte les matricules de chacun puis de retour au guichet avant de faire preuve de patience dans un lieu qui invite à l'ennui. 

 

La sentence tombe, mécanique, suite de l'épisode la semaine prochaine pour se faire tirer le portrait. Toujours dans dépasser et moi toujours avec ma Caro.   

 

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Nusa Tenggara: petites îles de la Sonde

Le ciel annonce la couleur. Il est noir. C'est sous une pluie diluvienne que nous débarquons à Lembar, port de Lombok.

Comme pour marquer sa différence avec la proprette et hindouiste Bali, Lombok la musulmane fait chanter ses minarets à notre arrivée. 

 

 Lombok et sa voisine Sumbawa à l'est constituent les petites îles de la Sonde occidentales (en violet à droite de Bali sur la carte). Leur nom vient de "Sunda", le plateau continental qui englobe les îles de Sumatra, Java et Bornéo. Ce nom vient lui-même de "Sunda", le pays des Sundanais qui peuplent la partie occidentale de l'île de Java.

 

 

 

 

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De Bali à Lombok

Nous quittons Bali.

 

Camilla et Rémy ont repris l'avion pour le florival, nous laissant trois sirènes inconsolables. "On va faire déborder la piscine avec toutes nos larmes!" s'inquiète Milo. 

 

Nous reprenons donc la route de l'aventure. Celle qui décline les bateaux rapides au profit des ferries publics cinq fois plus lents. 

 

Bali a été une belle parenthèse dans ce voyage. Revoir après quatre mois des sourires connus, prendre des nouvelles de notre glycine, des querelles de clochers locales, des cousins qui grandissent loin de nous pour un temps nous a fait beaucoup de bien. A tel point qu'on aurait presque pris l'avion pour rejoindre le bercail, nous aussi! 

Nous avons aussi profité du billet retour de poule rousse et papou coq pour les charger et renvoyer à la maison les 30% d'inutiles, nous voyageons encore plus légers à présent.

 

Car pour nous le voyage continue et en quittant les infrastructures touristiques balinaises, il reprend un goût d'aventure. Mon cerveau bouillonne et mon stylo frétille.

 

Pour rejoindre le port de Padang Bai d'où partent les ferries publics vers Lombok, nous sommes contraints de traverser le district de Karangasem, celui où se trouve le volcan qui menace. Notre chauffeur habite à 5 km du cratère et retourne quotidiennement sur ses terres pour nourrir ses bêtes. Elles sont invendables, nous raconte-t-il, les cours de la volaille et du boeuf se sont effondrés quand les fermes situées autour du cratère les ont tous vendu en même temps. En trois minutes il a ressenti une dizaine de secousses: le magma - disent les scientifiques - se rapproche de la surface. "Les anciens savent quand partir" nous assure le chauffeur, confiant. 

 

C'est dans un ferry vieux comme le monde - qui met lentement mais sûrement de la distance entre Agung et nous - que j'écris ces quelques lignes à l'encre du ciel noir qui nous surplombe. Je ne suis pas fâchée d'être à l'abri de l'épée de Damoclès qui planait au dessus de nos têtes depuis la mise en alerte maximale du volcan il y a trois semaines. Je pense à nos amis d'itinérantour, la famille voyageuse avec qui nous avons cheminé aux Galapagos. Ils habitaient Saint Barthelemy et ont tout perdu à l'arrivée du cyclone. De ce côté du globe, c'est un volcan qui pourrait bien sévir et briser des destins. 

 

Je me dis que nous avons bien de la chance, nichés au fond de notre vallée des fleurs, d'être épargnés par la colère des éléments. 

 

Retrouvez tous nos articles sur Bali ici

 

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Du coq à l'âne: c'est pas sorcier spécial

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En sarong pour la leçon de legong

Petite musique d'ambiance en cliquant sur ce lien

 

Fermez les yeux, et imaginez-nous engoncés dans un sarong (dans mon sarong à moi rentre nos deux professeures de Legong). Imaginez Milo dans l'orchestre qui tape le marteau sur des rythmes à contre-temps. Imaginez Lola qui roule des yeux et Anna qui dodeline de la tête. 

 

Vous obtiendrez une hilarante cacophonie dansée et un cours de danse balinaise décapant!

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On zappe Tanah Lot


De notre envoyé spécial à Bali papou coq


Parfois, le guide de voyage nous encourage à faire un détour: "site incontournable, vue imprenable, à ne pas manquer".

 

Ce fut le cas pour Tanah Lot, l'un des sept temples de la mer de Bali. Ces sept temples sont construits le long de la côte de telle sorte qu’on puisse toujours apercevoir le prochain depuis le précédent. Nous voilà en tenue de touriste, appareil photo en bandoulière. 

 

A l'approche du site, nous croisons des cars de japonais sur le retour. C'est bien, pense-t-on, cela fera autant de monde en moins sur place! Que nenni: droit d'entrée, parking et le flot des visiteurs nous happe et nous conduit droit au but, pas moyen d'y échapper.

 

A droite, à gauche, des boutiques: les fameux marchands du temple nous apostrophent, mais nous n'avons pas encore atteint l'objectif. A l'arrivée, appareils photos, selfies, tout le monde se bouscule pour avoir la meilleure prise de vue. Nous ne voyons que des vagues de touristes avec leur ombrelle.

 

Alors Tanah Lot: nous on zappe. 

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La vie au banjar

Après une excursion dans le nord de l'île, nous revenons pour quelques jours à Umasari, dans un quartier calme du centre de l'île où nous avions passé la semaine dernière. Les enfants sont accueillis par leurs copains dans la rue et apprennent les premiers rudiments de balinais et d'indonésien.

 

En plus du balinais, les habitants de l'île parlent le Bahasa Indonesia qui est la langue nationale dérivée du malais et promue par les nationalistes indonésiens. Tout comme le Bahasa Indonesia, le balinais appartient à la famille des langues austronésiennes, c’est-à-dire la famille des langues qui sont parlées à Madagascar, en Asie du Sud-est, dans l’océan pacifique et à Taïwan (voir l'article "Melanésie" pour une petite révision sur les plans de migration des populations de l'Asie du Sud Est et du Pacifique). 

 

Camilla et moi sommes embarquées dans la séance de yoga du dimanche soir, 90 minutes de succession de postures dans la rizière, dont le "gunung" - triangle de yoga - qui signifie "montagne" et que vous connaissez déjà grâce au désormais mondialement célèbre "Gunung Agung" - le volcan sacré qui gronde toujours sans se fâcher. 

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Bali et les cerfs-volants

Partout où nous levons la tête vole un cerf-volant. Cette activité chère aux petits et grands balinais serait dédiée au dieu Rare Angon, une des manifestations de Shiva et protégerait des épidémies. 

Milo a pris une leçon avec son copain Krishna à Umasari. 

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Le cacafé Luwak

Un photo-reportage de Lola:

Je vais vous raconter l'histoire d'un drôle de café... un cacafé!


Ici à Bali on trouve un café endémique, le plus cher au monde: le café luwak, du nom de la civette asiatique ou chat musqué qui participe à sa production. 

Les fruits du caféier sont mangés par la bête et les habitants récoltent les crottes de la civette dans lequel on retrouve le noyau ou grain de café qui a subi lors de la digestion une transformation bénéfiques aux arômes. 

 

Les grains sont ensuite nettoyés, torréfiés et moulus avant de terminer dans la tasse!

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Les cascades de Munduk

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Plongeuse

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L'île de Menjagan - Parc national Bali Barat

Poussés à l'ouest par le mont Agung qui n'a jamais été aussi proche de cracher sa lave, nous sortons en mer pour une journée de découverte du parc national Bali Barat. Nous choisissons l'île de Menjagan et ses fonds marins.

 

Manu et moi profitons de la présence de Camilla et Rémy pour faire deux plongées bouteilles tandis que le reste de la troupe s'arme de masque et tuba pour l'exploration des coraux. 

 

La faune et la flore diffèrent de nos expériences précédentes dans le Pacifique, les couleurs sont très contrastées par le bleu plus profond de la mer de Bali. Petite anecdote cocasse, les cervidés traversent le détroit qui sépare Bali de l'île de Menjagan à la nage en troupeau! 

 

Nous voyons au loin les volcans de l'île toute proche de Java qui nous rappellent (si tant est que nous l'ayons oublié!) que nous sommes bel et bien sur la ceinture de feu du Pacifique

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L'herbier de Lola


Le riz

  • Date de récolte: Dimanche 24 Septembre 2017
  • Nom de l'espèce: riz
  • Lieu de récolte: Rizières d'Ubud, Bali, Indonésie
  • Etapes de détermination: Poacées (graminées)
  • Commentaire scientifique: le riz est une céréale cultivée en région humide, subtropicale et tempérée. 
  • Remarques personnelles: Le riz ici est superbement bon, plein d'épices et bien cuisiné. ON en mange le matin, le midi ...et le soir! 
  • Je joins un croquis


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Legong

Pour un novice, le legong a de quoi surprendre. 

 

Cette danse traditionnelle balinaise très colorée respecte des codes et des rythmes totalement nouveaux pour nous autres occidentaux; la musique est tout en contre temps et dissonances. 

 

Milo a été invité à participer à une répétition de "xylophone"!

 

Nous profitons d'une soirée à Ubud, la ville principale du centre de l'île pour assister à une représentation au palais. Le coq s'invite sur la scène. 

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Immersion


De notre envoyé spécial à Bali papou coq


Vivre la migration de l'intérieur nous permet de prendre le pouls du quotidien des coqs voyageurs. Si l'emploi du temps n'est pas strict, Bali oblige - il comprend invariablement plusieurs temps. 

 

Loisirs aquatiques (à force de prendre les eaux un peu partout, cela devient un incontournable)

Visites et découvertes: marchés, temple, rizières, paysages etc.

Temps d'école pas toujours facile à gérer malgré des salles de classe aux couleurs locales (frangipaniers, palmiers, cocotiers, flamboyants). La piscine entre en compétition avec les leçons. 

Alimentation du blog: exercice qui revient aux parents, qui nécessite une assiduité remarquable: chapeau bas!

Préparation des parcours et réservations pour les jours suivants, et voilà qu'en plus un volcan fait des siennes: c'est pas cool, mais rassurez-vous, jusque là tout va bien!


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L'île des Dieux ...et des hommes

Après nos quelques semaines sur des îles désertes dans le Pacifique, l'arrivée en Asie - à Bali de surcroît - est un contraste saisissant. Bali est victime de son succès. Les prestations haut de gamme à tarifs abordables attirent les touristes du monde entier. Il est vrai qu'elle a de quoi séduire, cette île où chaque touriste peut se prendre pour un Dieu. 

 

Les balinais sont des artistes. Ils maîtrisent les proportions, l'équilibre, le soin du détail et l'élégance. Compositions aériennes ou jeux de lumières, le moindre décor fait preuve d'un goût certain. 

 

La foule se presse et nous nous réfugions dans les luxuriants jardins des arrière-cour ou à la fraîcheur des rizières. 

 

La situation incertaine du volcan a poussé les touristes du côté ouest de l'île où désormais tout le monde se retrouve et il est à présent nécessaire de réserver nos hébergements à l'avance (nous avons toqué a 10 portes closes aujourd'hui). 

 

Nous gardons notre calme (ou au moins nous essayons), le vol de retour des parents de Manu est prévu (sauf contre-ordre) pour la semaine prochaine. Après leur départ, nous poursuivrons notre périple vers l'Est de l'archipel, sur les petites îles de la sonde... 

 

 

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La colère de la montagne sacrée

Vous êtes nombreux à vous inquiéter au sujet de l'éruption imminente du volcan Agung. 

 

Vous trouverez à gauche la carte des risques de coulée de lave avec les cercles de sécurité autour de la bête. En noir l'itinéraire prévu initialement et en marron notre nouvel itinéraire. Nous sommes actuellement au nord de l'île, donc à l'abri. Nous ne ressentons aucune secousse. 

 

Agung est classifié "plinien" dans l'échelle d'explosivité volcanique. Selon cette échelle, le nuage de cendres pourrait projeter à 25km de hauteur. 

 

L'aéroport de Denpasar est toujours ouvert, mais se prépare à rediriger les voyageurs vers d'autres aéroports voisins en cas d'éruption. 


Nous sommes ici

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Kidnapping

Ceci est une demande de rançon


Le couple de gallinacées aperçu pour la dernière fois rue de la paix à Lautenbach a été enlevé à Denpasar le 21 Septembre. Nous les retenons en otage sous séquestre dans des conditions de détention déplorables, comme vous pouvez le constater sur les photos ci-dessous. Ne faites rien qui pourrait mettre leur vie en danger et suivez les instructions de ce blog. 

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Rizières


De notre envoyé spécial à Bali papou coq


Cheminer sur de petites sentes entre les parcelles plantées de riz est un bonheur rare. Un plaisir pour les yeux: vert foncé, vert tendre, vert clair, toutes les nuances sont présentes, elles suivent pas à pas la maturité de la céréale. 

 

Le doux clapotis de l'eau se glissant de parcelle en parcelle par de petits canaux régulièrement entretenus accompagnent la déambulation. La responsabilité de l'irrigation est confiée au paysan dont la parcelle est située en contrebas.

 

Tout est douceur. 

 

Ici et là, un petit cabanon fait de bric et de broc abrite une vachette courte sur pattes. Elle attend qu'on la sollicite pour le labour. 

 

Comment ne pas d'émerveiller devant l'ingéniosité et le labeur des paysans qui de génération en génération ont modelé un paysage de rizière en terrasse toutes irriguées et qui dessinent dans le paysage des courbes de niveau verdoyantes. 

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Carriériste

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Massages balinais

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A l'envers: le coq conduit à gauche


De notre envoyé spécial à Bali papou coq


Pour qui débarque à Denpasar, la première expérience de circulation s'apparente à un gymkhana.

 

Ingrédients indispensables:

  • Ne faites pas appel à un chauffeur du cru, mais fiez-vous à un apprenti fraîchement arrivé (le coq par exemple)
  • Assurez-vous que ce dernier puisse attester d'une expérience d'une ou deux heures de conduite
  • Vérifiez que le volant est bien installé à droite

Et nous voilà partis! Vous réalisez immédiatement que le volant s'apparente à une manette de jeux vidéos! 

 

Objectif: éviter tout ce qui bouge, en face, à droite, à gauche, tout en faisant confiance à votre co-pilote qui fait office de guide. 

 

En plus des véhicules à quatre roues, à l'image d'un essaim d'abeilles en liberté, s'invitent scooter et mobylettes pétaradant à tout rompre. S'aventurer à l'intérieur de l'île est une autre aventure. Le choix de l'itinéraire est laissé à la co-pilote (mère poule). 

  • Le coq: "Pourquoi tu choisis la petite route? Tu ne te rends pas compte! Je transpire de la moustache"
  • Le coq: "Pourquoi tu choisis la grande route? Il y a une circulation pas possible!"
  • La poussinette: "Appuie sur le cornichon pour dépasser!"

Dans la voiture, des "ah!", "ouïe!" et puis un grand "ouf!" de soulagement à l'arrivée avec l'envie irrépressible d’applaudir chauffeur et co-pilote.  

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Télé MiLolAnna: offrandes aux dieux

Bali est hindouiste. Les dieux sont vénérés chaque jour par le dépôt d'offrandes faites de feuilles de jeune cocotier. 

 

Une représentation symbolique des dieux est posée au centre de la corbeille. Elle est faite de feuilles de bétel, de ramboutan et de cocotier. Si vous manquez de ramboutan, vous pouvez remplacer celle-ci par du manguier, à la rigueur, çà passe.

 

On dépose ensuite des fleurs (au moins deux). Nous voilà prêts pour une petite cérémonie au temple.

 


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Alerte éruption

Nous venons de recevoir l'alerte suivante de la diplomatie française:

 

"Les autorités indonésiennes ont émis une alerte de niveau 4 (niveau maximum) en raison du risque d’éruption du mont Agung, volcan situé dans la région du Karangasem à l’est de Bali.

Respectez les consignes des autorités locales qui appellent à la plus grande vigilance et recommandent de ne pas s’approcher à moins de 12 km du cratère."

 

Le mont Agung entre en éruption, ceci n'est pas arrivé depuis 1963. Les populations vivant autour du volcan sont évacuées.  

 

Nous sommes à environ 25km du cratère. Nous devions rejoindre Amed puis Lombok depuis la côte est. Nous changeons nos plans pour visiter l'ouest de l'île. Manu en profite pour faire une leçon sur les volcans. 

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L'herbier de Lola

Le professeur de biologie de Lola lui a proposé d'effectuer des travaux en parallèle de sa classe de sixième. Lola va donc constituer un herbier exotique avec les arbres, fruits, feuilles rencontrés en route. 


Le bananier

  • Date de récolte: vendredi 22 Septembre 2017
  • Nom de l'espèce: Bananier
  • Lieu de récolte: Mengwi, Bali, Indonésie
  • Etapes de détermination: musacée, plante herbacée
  • Commentaire scientifique: les bananiers peuvent atteindre sept mètres de haut, mais ce ne sont que des gros bulbes à partir desquels naissent les feuilles. Leur climat favori est le climat humide. Ils ne produisent qu'un seul régime par pousse.
  • Remarques personnelles: j'en ai rencontré depuis mon départ de l'Equateur jusqu'à Bali en passant par la Nouvelle Calédonie. 
  • Je joins un croquis

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Le bestiaire de Milo - G comme Grenouille dendrobate

Partie scientifique

la plupart des espèces de dendrobates sont  de petite taille. Elles mesurent parfois moins de 1,5 cm de long. Elles pèsent en moyenne 28 g. Elles ont des couleurs vives pour avertir les prédateurs de leur dangerosité.  

Ma rencontre

J'étais en forêt amazonienne à Cuyabeno. Le guide nous a proposé de chercher une dentrobate. Après deux minutes de recherches le guide la trouva. Elle était de couleur rouge et verte et toute petite (2cm). 



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Drapeaux: Alsace ensuite

Message du coq aux cigognes qui n'ont jamais quitté leur nid.

 

Vos couleurs sont déjà prises. 

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Bali la belle

J'aime Bali. 

 

Les voyageurs au long cours sont à eu près unanimes, ils déplorent son côté trop touristique. Ils aiment le rustique, le difficile. Ils aiment quand ça pique, quand ça monte ou quand on a faim. 

 

Après avoir passé quatre mois à résister - contre le froid dans les Andes, contre la vie chère dans le Pacifique - je savoure le regard de nos nouveaux hôtes. Nous avons durant quatre mois dû faire preuve d'ingéniosité pour manger à peu près équilibré, nous laver, faire le linge, nous déplacer. Tout cela ici est tellement facile. 

 

J'aime quand les balinais prononcent le nom de leur île. Le "a" ouvert dans un grand sourire est une invitation au voyage. Nous serons bien ici.

 

Nous passons les premiers jours à organiser le séjour de six semaines en Indonésie. Pour la première fois, nous avons à faire un visa et quelques visites à l'immigration pour prolonger le droit d'entrée de 30 jours accordé d'office. Nous apprenons la valeur des choses et les meilleures façons de nous déplacer. 

 

Nous préparons aussi l'un des grands événements du voyage, l'arrivée des parents de Manu mercredi. Tout le monde se réjouit de cette visite. 

Ils arrivent!!

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Anna sait nager!

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Changement d'ambiance

Bien arrivés à Bali. Stop. Il fait chaud. Stop. On mange bien et pour pas cher. Stop.

 

On attend le débarquement de poule rousse et papou coq. Stop. Dessin de poulette Lola. 


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