Mélanésie

Dans notre imaginaire, une escale dans le pacifique sud - francophone de surcroît - c'était un peu comme des vacances peinard au paradis. Nous tenions à faire découvrir aux enfants le paysage des lagons qui nous avait émerveillés voilà quelques années. 

La Calédonie nous a comblés par ses plages de sable blanc, ses fonds coralliens uniques au monde, le dégradé de bleus de la mer, et patati et patata et ...vous entendez la petite musique promotionnelle derrière? 

 

Nous étions loin de nous imaginer que les plus belles découvertes seraient ailleurs. La Calédonie nous a offert beaucoup plus que ses eaux transparentes, elle nous a ouvert les yeux sur un monde inconnu: celui des peuples du Pacifique. 


Quatre mois

De retour à Nouméa après nos escapades sur les îles, nous fêtons avec Christelle, Daniel et les enfants nos quatre mois sur les routes. 

 

Les Meyer nous ont ouvert leur maison sans nous connaître. Sans leur accueil, leur expérience de l'île, leur soutien moral, logistique et gastronomique (la table de Christelle va faire son apparition dans notre classement!), nous n'aurions pu faire de ces cinq semaines ce qu'elles ont été. Nous les remercions ici du fond du cœur. 


Quatre mois.

 

Le privilège du temps qui nous encourage à nous perdre, en brousse, en tribu, en communauté ou ailleurs. Le temps qui nous a permis de nous asseoir pour manger une roussette avec les anciens Kanaks, de cuisiner sur le feu de la maîtresse de maison pendant que les enfants jouent ensemble à la même table ou encore de prendre un apéro à la gendarmerie. Le temps indispensable pour se faire apprivoiser par ce peuple mélanésien qui par bien des aspects ressemble aux alsaciens, farouche de premier abord, puis tellement attachant. 

 

Paulette et Marc à Gossanah, Fabien et Marie à Fayaoué, Marie à Kirinata et enfin Michelle et Mickaël à Nouméa ont chacun apporté une pièce de ce puzzle, des éléments de compréhension pour appréhender la Calédonie. C'est avec une grande émotion et une profonde gratitude que nous les quittons aujourd'hui. 

 

Car ce soir, nous dormirons à Bali et cela nous paraît trop brutal. 


Une promesse jeune de vingt ans

Michelle. Nous avions perdu sa trace. Avant qu'elle ne quitte l'Alsace où elle était venue étudier, nous lui avions promis de venir la voir à Lifou, son île. C'était en 1997. Malgré internet, il nous a été impossible de la retrouver et de l'informer de notre arrivée sur ses terres. Ce n'est qu'à Lifou que l'enquête a enfin avancé. Elle s'était mariée, avait changé de nom et déménagé pour vivre à ...Nouméa!

 

Nous n'avons donc eu que peu de temps pour honorer cette promesse sur la capitale, la veille de notre départ du pacifique. Michelle et son mari Mickaël nous ont concocté une soirée kanak que nous ne sommes pas prêts d'oublier. 

Levée de kava au nakamal

Nous avons entre autre été initiés au kava, une boisson du Vanuatu à base de racine, un peu terreuse, sans alcool mais aux effets un peu magiques.  

Le kava ne se vend pas dans les débits de boisson habituels. Il ne se vend que dans des "nakamals", dont la traduction malheureuse est "bar à kava". Les nakamals sont des établissements en plein air qui baignent dans le silence et une quasi obscurité. Servi dans une 1/2 noix de coco appelée "shell", le kava est levé, bu d'un trait, et un petit reliquat est offert à la terre.  Le premier effet du kava se fait sentir immédiatement. Le gosier se trouve anesthésié. Cette anesthésie n'est toutefois pas l'effet recherché. Le véritable effet se fait ressentir apres 2 ou 3 shells: relaxation, effet anxiolitique... 

Ce (demi) monde qui nous sépare

Michelle et son mari sont très impliqués dans la gestion environnementale et politique de leur île. Forts de leur culture géopolitique et la connaissance parfaite de leur histoire, ils représentent une nouvelle génération kanak qui milite pour plus de d'implication indigène dans la gouvernance locale. 

 

Michelle a défendu au siège de l'UNESCO l'inscription du lagon d'Ouvéa au patrimoine mondial de l'humanité. Son mari sillonne le monde au nom du FLNKS pour informer les pays membres de l'ONU des difficultés du peuple kanak. Il revenait d'Algérie, ce qui me rendait perplexe. Derrière un large sourire, il m'explique: "ils en connaissent un rayon en matière de colonisation par les français!".

 

En 2018, les Calédoniens se rendront aux urnes pour se prononcer pour ou contre l'indépendance.

 

N'oublions pas qu'un demi monde sépare l'île de la métropole. Quand on observe des batailles de clochers entre Lautenbach et Lautenbach-zell, imaginons l'effet à l'échelle d'une demi planète! Micronésiens, Polynésiens et Mélanésiens constituent les trois groupes de population de l'Océanie et les Kanaks sont mélanésiens. Ils ont émigré des Philippines pour peupler Papouasie, Salomon, Fidji, Vanuatu et Calédonie tandis qu'une autre partie a poursuivi son chemin pour atteindre la Micronésie et la Polynésie (que nous viendrons visiter au cours d'un prochain voyage! :-)

 

L'identité et la culture kanak entre souvent en friction avec la logique cartésienne qu'impose l'administration française. Nous avons pu par nous même constater que la relation au temps, le droit au calme, les notions de propriété et de territoire, ou même quelques référentiels qui nous paraissent basiques comme le système numérique génère des incompréhensions qui peuvent être profondes et irréconciliables. Par exemple, les enfants de la brousse comptent dans une base différente de la décimale. Une main représente 5, et un homme compte pour le chiffre 20 (total des doigts et des doigts de pieds). Pour ces raisons et d'autres, le pourcentage d’échec scolaire est important chez les enfants kanaks, frein à l'accès à des fonctions importantes pour leur territoire.

 

Les bureaucrates cyniques argueront que la Calédonie pourra assumer son indépendance lorsqu'elle sera en mesure de financer son service public. A ceci, nos amis brandissent l'exemple du Vanuatu, qui vit - certes - dans moins de faste depuis son accès à l'indépendance dans les années 1980, mais tutoie le Bhoutan dans les pays les plus heureux du monde. 

 

 

 

3 commentaires

Emblèmes

Le Cagou, emblème de la Nouvelle-Calédonie vit dans les forêts humides de la Chaîne où son chant matinal (un duo entre le mâle et la femelle) est souvent le seul moyen de le détecter. Cet oiseau unique au monde a perdu la faculté de voler car il n'avait pas de prédateurs avant l'arrivée de l'Homme! 

 

Il est un des oiseaux les plus menacés de Nouvelle-Calédonie. 

Les chiens sont une menace importante pour le Cagou: un seul chien peut détruire ou réduire sévèrement une population de Cagous. Le Cagou est aussi particulièrement vulnérable aux autres espèces introduites récemment (chats, cochons, fourmis électriques, cerfs…). La chasse, capture et détention du cagou sont interdites ainsi que la commercialisation de l'animal ou de ses sous-produits.

 

2 commentaires

Télé MiLolAnna

Moulins à vent

Apprenez à faire des moulins à vent avec des feuilles de cocotier... 

4 commentaires

Fonds de culotte

Bon, nous ne savons pas si c'est sur les bancs de l'école, mais les fonds de culotte des garçons sont usés jusqu'à la moëlle! 


3 commentaires

Tricot rayé

Les tricots rayés sont des serpents marins qui se nourrissent en mer (prédateurs de murènes et de congres) mais vivent la plupart du temps sur terre pour digérer, muer, se reproduire ou pondre.

 

Nous avons fait la rencontre du spécimen de la photo cet après midi au cours d'une promenade digestive. Lola a failli marcher dessus! 

 

Serpents au venin mortel (leur morsure équivaut à dix fois celle du cobra royal), ils ne sont pas du tout agressifs et restent très craintifs. Ils ne sont dangereux que lorsqu'ils se sentent dérangés, menacés ou observés. N'empêche, on était pas tranquilles!

 

4 commentaires

Ilots


4 commentaires

A propos de Vaianna


3 commentaires

Le saviez-vous?


Poulpe et pieuvre

Il n'y a aucune différence entre les deux ! Du moins sur le plan scientifique... on utilise un peu plus le mot poulpe en cuisine, et le mot pieuvre en science et littérature. Par ailleurs, si le mot poulpe a près de cinq siècles, le mot pieuvre n'a été introduit par Victor Hugo dans son roman Les travailleurs de la mer qu'en 1866.

Popinée

Une popinée est une femme mélanésienne. Une robe popinée (ou encore robe mission) est une robe traditionnelle des femmes kanaks. C'est également le nom donné à un crustacé: la cigale de mer. 

îlot Brosse

Juste en face de Vao, ville principale de l'île des Pins... 

Elle a une forme de ... brosse. 


3 commentaires

1, 2, 3, plongez!

Je suis (Vai)Anna de la baie d'Upi

Journée en mer spéciale pour Anna qui a vogué sur la pirogue de Vaiana. L'île des Pins réinvente les turquoises, les reflets des pins les teintent de verts inédits. 

 

Demain promis, on vous montre ce qui se cache sous la mer... aujourd'hui les batteries étaient bien chargées, mais maman a oublié la carte mémoire dans l'ordi! 

Milo se demande: pourquoi Nouvelle Calédonie? Y en a-t-il une vieille?

Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook.

 

Cook baptise cette terre New Caledonia en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique.)


11 commentaires

Réfugié aquatique

2 commentaires

L'hebdo de Lola


Bonjour à tous!

 

Nous sommes actuellement sur l'île des PIns, un magnifique îlot bordé de grands pins. Ici nous sommes posés sur un camping: le Nataiwatch, en bord de mer. Loin de tout magasin, nous devons nous résoudre à la noix de coco que papa ouvre avec son couteau suisse. Chaque jour nous scrutons l'horizon à la recherche de dauphins et de dugongs. L'agenda n'est pas très chargé. J'attends patiemment papy et mamy à Bali. Merci beaucoup de nous suivre et bonne journée à tous!

3 commentaires

Réponses de Milo à sa classe

C'était bien de nager avec les raies manta?

Oui, c'était impressionnant car elles étaient très grandes. On était si près qu'on pouvait voir leur plastron et leurs branchies. 

 

Tu ne t'ennuies pas trop sans tes copains?

Si, biensûr, vous me manquez, mais je m'amuse bien avec mes nouveaux amis poissons. 

 

C'était bien la plongée? 

Oui, j'aime beaucoup explorer les fonds sous-marins. Hier par exemple, on a vu un poulpe. 

 

 

 

1 commentaires

Notre nouveau chez nous!

Nous voilà installés pour une semaine sur la dernière île du Pacifique que nous visiterons avant notre départ pour l'Asie la semaine prochaine. 

 

L'île des Pins est petite (10 km X 18 km), aussi, nous ne changerons pas d'hébergement durant la semaine, ce qui est une grande première. 

 

Nous avons emmené quelques provisions qui nous permettront de tenir quelques jours, ensuite nous aviserons avec le ravitaillement sur l'île. 

 

Le voyage au long cours a un côté méditatif, on ne pense à rien d'autre qu'à l'instant présent. Je me surprends d'ailleurs à compulser mon propre blog pour me rappeler des semaines qui viennent de s'écouler.

Le passé et le futur - si prégnants dans ma vie occidentale - n'ont ici que peu d'utilité. Chaque jour, nous nous demandons où nous allons dormir, ce que nous allons manger et comment nous rendre d'un point à l'autre, ...et puis c'est tout!

 

D'ailleurs quand nous commençons à améliorer notre quotidien pour plus de confort (construire une étagère par exemple) c'est signe qu'il est temps pour nous de nous remettre en marche et plier bagages. 

 

Nous relativisons également sur ce dont nous avons vraiment besoin. L'eau chaude (au moins tiède) est un confort auquel nous avons du mal à renoncer (surtout les filles pour le lavage des cheveux - j'ajouterai aussi peut-être un démêlant). Un réchaud pour réchauffer des pâtes et un endroit pour être au sec en cas de déluge. Des boules quiès et un oreiller pour protéger le sommeil (çà c'est pour moi!) et un livre (peut-être le plus difficile à trouver... nous nous surprenons le cas échéant à apprendre par cœur la carte géographique du lieu!).

 

Et puis, il faut bien l'avouer ...le wifi.

 

Pour Lola et moi en particulier. C'est rassurant de savoir que nous avons une "maison" quelque part avec des gens qui pensent à nous. Merci pour tous vos message d'encouragement et de soutien. La lecture de vos commentaires le matin est un rituel auquel nous ne dérogeons qu'en cas de force majeure!

 

 

La cuisine

Le vaisselier

Salon télé

Salle de bains


Lola croque le coq


4 commentaires

L'île des pins

Bien arrivés sur l'île des pins. Choc des cultures. L'île des Pins est un petit bijou de nature, mais très sophistiqué par rapport aux îles sauvages que nous quittons. 

 

Nous avons des ...voisins!!! Cela ne nous est plus arrivé depuis un mois. On avait pris l'habitude d'être tous seuls sur les plages. Ici les japonais viennent se marier pour la photo, les bateaux de croisière débarquent 2000 touristes qui envahissent l'île pour trois heures et remontent sur leur hôtel flottant. 

 

Et ...aucune vente d'alcool sur l'île. Le coq est au régime sec. 

 

 

4 commentaires

Au revoir Lifou

Nous quittons Lifou pour rejoindre temporairement notre camp de base. Après quelques bonnes tranches de rigolades avec Christelle et Daniel à Nouméa, nous faisons chauffer la machine et rejoignons l'île des Pins aujourd'hui pour une semaine de camping avec Wifi et douche chaude. 

L'alimentation risque à nouveau d'être un problème, l'île des pins est toute petite... 

0 commentaires

ABCtiaire de Milo

F comme fourmi balle de fusil


Partie scientifique

 

Cette grosse fourmi peut mesurer de 18 à 25 mm. Elle est souvent appelée fourmi balle de fusil en raison de sa piqûre extrêmement douloureuse, comparable à un coup de fusil. 

Ma rencontre

 

J'étais à Cuyabeno dans la forêt amazonienne, en Equateur. Nous marchions avec notre guide, il nous montre un arbre au pied duquel nous voyons un nid de fourmis géantes (congas ou balles de fusil). J'ai eu une peur bleue. 


4 commentaires

Le monde du silence

Vous vous demandez peut-être pourquoi notre tour du monde est en grande partie guidé par la visite des fonds sous-marins. C’est vrai qu’entre les Galapagos, le Pacifique Sud et l’Asie du Sud-Est, nous allons en prendre plein les masques!

 

Nous pourrions vous répondre que les couleurs du corail nous enchantent, que le vol d’une raie manta nous fait rêver, que la diversité des paysages sous-marins nous passionne. Tout cela est vrai. Mais pas que. 

 

La plupart des voyageurs au long cours que nous rencontrons cheminent en couple. Ils sont souvent étonnés (et effrayés) par la “gestion logistique” que représentent trois enfants sur la route. Je dois dire que dans l’ensemble, on ne s’en sort pas trop mal, sauf pour certaines activités comme la baignade PMT (palmes-masque-tuba).

 

Pour simplifier l’opération, nous avons depuis longtemps lâché l’affaire sur certains “incontournables”. Oui, Sebo, je sais, c’est vraiment horrible, mais nos enfants ne portent plus de lunettes de soleil. On a pourtant essayé très fort. Et si quelqu’un connait une solution autre que la greffe des bras de lunettes sur les oreilles des enfants pour leur faire garder plus de 45 secondes, je suis prête à reconsidérer la question. Après tout, nous côtoyons chaque jour serpents tricot rayés, requins citrons et autres araignées tueuses - tous mortels. Dans la hiérarchie des dangers, nous avons décidé que ça irait comme çà.

 

Donc, nous arrivons aujourd’hui aux falaises de Jokin, magnifique site de snorkeling, sable blanc maculé de patates de corail, visibilité excellente et soleil, présageant d’une multitude de poissons colorés. Les deux cent quarante marches qui nous mènent à la crique ne nous découragent pas (surtout en descente).

 

“Milo, recule toi s’il te plait, il y a 60 m de vide. Non, on ne peut pas sauter d’ici”. On descend, la salade est dans le sac, on se réjouit. “Anna, pourquoi tu n’as pas tes chaussures? Elles sont dans la voiture? Bon, on y retourne”. Faux départ. “Lola, arrête de pousser ton frêre dans la descente”. “Milo, tiens ton chapeau, il va dévaler dans le vide”. On arrive en bas, pas un chat, nous avons la crique pour nous tous seuls. Quel bonheur! “Non, Anna, ne saute pas sans ton gilet”. 

 

Commence alors une avalanche de “mamans”, il peut y en avoir quarante en une minute: “maman, où est mon maillot de bains?”, “maman, on mange quand?”, “maman, la batterie de la caméra est vide”, “maman, j’ai soif”, “maman, tu peux gonfler la fritte?”, “maman, tiens mes habits”, “maman, tu as mon tuba?”

 

Alors quand petit-tuba, moyen-tuba, grand-tuba ont respectivement rejoint petite-bouche, moyenne-bouche, grande-bouche et quand enfin retentissent petit-plouf, moyen-plouf et grand-plouf, je respire profondément et je ferme les yeux.

 

Le monde du silence s’offre enfin à moi. Il n’est pas sous la mer.

4 commentaires

Bonne rentrée à tous!

Les petits coqs s'associent à tous, petits et grands qui rentrent à l'école aujourd'hui! Ils ont eux aussi fait leur travail du jour. 

 

Anna a fait du graphisme géant et elle a appris à écrire un huit, elle est très fière!

 

Lola est triste de ne pas rentrer en sixième avec ses copines, mais elle est rassurée d'être dans leur classe! Milo entre aujourd'hui en CE2 et salue toute sa classe et la maîtresse! 

3 commentaires

Coco Loco

2 commentaires

Chronique d'une journée ordinaire

  • Réveil: y a plus rien à manger, papa casse une coco
  • Gymnastique matinale pour les garçons, dessin pour Lola
  • Baignade, exploration
  • Chamallow grillés sur la plage et histoire terrifiante du soir avant de se coucher
4 commentaires

Le coq en week-end

1 commentaires

L'hebdo de Lola


Bonjour toute la troupe. Aujourd’hui nous sommes arrivés dans un merveilleux camping: Hukekep à Lifou. Ce camping est superbe car il est juste au bord de la mer à trois mètres. Ici le programme du jour c'est se baigner toute la journée. Les châteaux de sable sont au rendez-vous  et ici à Lifou la faune sous-marine est tout simplement extraordinaire. Nous voyons des poissons de toutes les couleurs: des némos et des doris partout! On va se régaler. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour mon hebdomadaire. 

 

PS: quelques dessins pour mamie. 


3 commentaires

Casés

Au nord de Lifou, Marie nous prête sa case et nous sommes chanceux d'y être au sec. 

Il n'a pas plu depuis plusieurs semaines mais le ciel se rattrape aujourd'hui et pleure tout ce qu'il peut: notre tente n'y aurait pas survécu.

Nous profitons de ces averses tropicales pour décrypter la "coutume": cet ensemble de règles qui régit la société Kanak.

 

Marie est arrivée sur l'île dans sa plus tendre enfance, elle et ses parents se sont tellement bien intégrés que le chef de la tribu leur a donné une terre pour s'installer. 

C'est le seul moyen pour un métropolitain de pouvoir s'ancrer durablement sur l'île.

 

Elle nous explique que les Kanaks vivent dans l'instant présent. Ils ne font pas de provisions pas plus qu'ils ne planifient le lendemain. Alors que l'évocation de la météo avec les anciens d'Alsace déclenchent des flots de commentaires ce "qu'ils veulent", nous recevons ici des: "Demain? Hm... Aujourd'hui c'est bien! Demain, on verra." Les kamajas ont la météo, eux ont le temps. 

A Lifou, nous autres, métropolitains sommes des "Kamajas", traduit littéralement par "rouges". Et les Kamajas ont des difficultés à comprendre les restrictions d'horaires dans la vente d'alcool. 

 

Tout alsacien qui se respecte a toujours une caisse ou deux de Kronenbourg d'avance pour parer à la soif à venir! Marie confirme que les Kanaks boivent ce qu'ils achètent dans l'instant. En stoppant la vente, les autorités coupent donc en effet la vanne et limitent les excès (évidemment un marché noir s'est mis en place, mais ceci est une autre histoire). 

 

Par ailleurs, l'organisation familiale mettrait en déroute n'importe quel état civil un brin tatillon: les enfants ont tous des dizaines de frêres et - plus surprenant - cinq ou six pères. Les professeurs ou gendarmes, souvent métropolitains, en perdent leur latin.

En Drehu il n'y a qu'un seul mot ("kaka") pour désigner le père biologique et l'oncle utérin (le frêre de la mère). De la même façon, les cousins germains maternels et les frêres de sang ne sont pas différenciés dans la langue.

En revanche, les oncles paternels ou cousins germains paternels ont leur dénomination distincte: "on n'est jamais sûrs du père", répond Marie! Chaque foyer de la tribu possède une case traditionnelle qui sert de chambre à coucher pour toute la famille à côté d'un bâtiment en dur qui abrite la cuisine et la salle de bains

 

Toute la lignée matriarcale a le même devoir d'éducation que les parents biologiques dans la tribu. Oncles utérins et père biologique ont un droit d'"astiquage": correction physique qui peut être très violente en cas de faute grave; en particulier manque de respect envers un ancien ou vol.

C'est sur ces considérations ethnologiques que la pluie s'arrête et que nous quittons la douillette case de Marie pour migrer vers le sud de l'île. 

 

Nous nous arrêtons à Wé, capitale administrative, pour déjeuner. Nous pouvons enfin remanger frais à Lifou: la terre est fertile, les tomates sauvages et les ignames énormes. Les ignames sont plantés à l'arrivée des baleines dans le lagon, c'est à dire actuellement. C'est une grosse tâche et toute la famille s'y met. 

 

Ce soir, nous planterons notre tente dans un de ces endroits improbables qu'offre la nouvelle calédonie, sous un manguier dans une cocoteraie. Nous serons bercés par le ressac du lagon tout proche. Le sable sera fin et clair comme de la farine. Il donne à l'eau cette couleur turquoise qui nous étonne toujours. Les enfants joueront seuls sur la plage longue de 10km et le plus difficile aujourd'hui sera de les mettre au travail. 

 

A la tombée de la nuit, nous scruterons le large à la recherche de jets au loin - inversant l'adage: "Quand les kanaks plantent l'igname, les kamajas cherchent les baleines..."

5 commentaires

Megachiroptères

Les Renards-volants ou roussettes sont des chauves-souris frugivores et nectarivores de grande taille (Mégachiroptères), chassées à la tombée de la nuit au fusil ou au lance pierre et mets très prisé dans les tribus. La province des Loyauté tente de comprendre la situation de leur population afin de réglementer leur chasse. 

 

Une grand mère sur la route propose de nous en cuisiner. Après le cochon d'inde en Amérique du Sud, nous décidons de tenter l'expérience. 

 

Les enfants n'ont pas touché à l'assiette... Ils ont été grondés pour la forme. On ne vous cache pas que la bête (qui n'était pas vidée) nous est restée un peu sur l'estomac. Quant à la subtilité gustative, un vague goût de lapin et beaucoup d'os minuscules à ronger... 

 

 

7 commentaires

Italofa Drehu

Bienvenue à Lifou! en Drehu, la langue locale. 

 

Nous arrivons sous la pluie, heureusement cette fois nous avons loué une voiture (assez proche de l'épave ceci dit, si l'eau monte trop, on ira la visiter en plongée!).

 

Etrange partie du monde où la demande est supérieure à l'offre et où l'on doit passer 15 coups de fils avant d'avoir une réponse. Les négociations sont faciles: il n'y en a aucune. Le prix pour une épave est le prix, c'est tout.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt mouillés, nous filons à l'aquarium naturel pour observer les coraux locaux... encore différents.

 

Nous sommes accueillis par Marie (encore une!), membre du réseau couchsurfing auquel nous participons, qui accueille des voyageurs dans une case dans sa tribu. Nous dormons comme des loirs!

 

Lifou est paisible, moins crispée que sa voisine du nord. Il est beaucoup plus facile ici de s'alimenter, les grands mères préparent des "barquettes" qu'elles vendent sur la route. Au menu aujourd'hui: de la roussette!

2 commentaires

Au revoir Ouvéa

C'est aujourd'hui que nous reprenons notre vol, avec un pincement au coeur. Ouvéa nous a apprivoisés... Les gens s'arrêtent pour nous saluer et nous nous sentons comme chez nous à la gendarmerie... 

 

Nous nous envolons pour Lifou - la seconde Loyauté: un peu plus au sud, beaucoup plus grande que l'atoll. Il faut tout recommencer et nouer des contacts pour trouver la meilleure façon de vivre sur l'île... Le bouche à oreilles fonctionne très bien, nous avons déjà des points de chute pour là bas.

 

On vous racontera... 

1 commentaires

Antipodes

Dernier jour sur Ouvéa. Nous louons une voiture pour visiter les points intéressants de l'île distants d'une trentaine de kilomètres.

 

Parmi eux, le trou bleu d'Hawana.

Dans les années 80, Cousteau a plongé et s'y est enfoncé avec son équipe sans jamais en apercevoir le fond. Le coq a résolu le mystère: le trou bleu communique avec le lac du ballon. 

 

 

 

Antipode n.m: lieu de la terre diamétralement opposé à un autre lieu. 

Nous pouvons difficilement être plus loin de vous en effet. L'antipode exact tombe au sud ouest de la nouvelle zélande (voir carte des antipodes ci-dessous). 

Amusez vous à trouver les antipodes avec la carte des tunnels ici.


0 commentaires

Crabe de cocotier

Le Crabe de cocotier (Birgus latro) est le plus grand arthropode terrestre.

 

De la famille des bernard l'hermite, ce n'est donc pas un crabe au sens strict, il est connu pour sa capacité à casser des noix de coco grâce à ses fortes pinces armées de dents, pour en manger le contenu ce qui donne un gout de bounty à sa chair.

 

Ce matin, des chasseurs (le crabe de cocotier vit sous les cocotiers et pas du tout dans la mer) en ont récolté une dizaine, ils nous proposent d'en goûter. Marie les cuit pour nous durant 30 minutes à l'eau bouillante. Ils passent du bleu au rouge. Elle nous fournit l'outillage adapté à la dégustation: un marteau!

6 commentaires

Le grand bleu

0 commentaires

Scandale!

3 commentaires

Sa majesté la raie manta

Dans une carrière de plongeur, apercevoir l'ombre du vol de la manta est exceptionnel. Avoir le privilège de nager avec elle est le rêve d'une vie. Dans les pléiades du sud d'Ouvéa, Pierre le guide connaît leurs heures de passage. Il nous a emmené sur son bateau à leur rencontre.

 

Les anciens disent d'être heureux si la manta vous frôle, cela est preuve d'une santé de fer. Si la manta s'écarte, mieux vaut faire un scanner car elle ressentirait les dysfonctionnements du corps humain. La reine a joué avec nous durant une dizaine de minutes. Les enfants paraissaient tout petits à côté de ses quatre mètres d'envergure.

M comme Manta


ABCtiaire de Milo

Partie scientifique

 

La raie manta est un poisson cartilagineux de la famille du requin. Elle possède de grandes ailes pouvant mesurer sept mètres. Elle est aussi appelée "diable de mer" parce qu'elle a deux nageoires céphaliques qui font penser à des cornes. 

 

Ma rencontre

 

Je me trouvais dans les pleiades du sud à Ouvéa. Nous étions sur le bateau de Pierre, notre guide, quand soudain il nous dit de sauter. Alors nous voyons la raie manta dans toute sa majesté, elle mesure quatre mètres. Je l'ai trouvé très belle, elle volait comme un oiseau. 

 



4 commentaires

Les pléiades du sud


2 commentaires

Etude de la raie

1 commentaires

De la tribu de Gossanah à la gendarmerie de Fayaoué

Sur les traces de l'Histoire

Par un hasardeux concours de circonstance, nos pas sur l’île d’Ouvéa suivent les traces de l’Histoire contemporaine locale.

 

Le taxi « Loulou du nord » nous emmène vers le sud de l’île où nous passerons le reste du séjour. Nous lui indiquons la gendarmerie : grâce à  Daniel et Christelle, nous y serons logés dans un faré tout confort. Le chauffeur y a été une fois auparavant seulement, pris en faute pour conduite sans permis !

  

Fabien, le gendarme en chef et Marie son épouse nous accueillent à bras ouverts. Si les relations entre la gendarmerie et les kanaks sont apaisées, le traumatisme est encore vif d’un côté comme de l’autre.

Nous apprenons que Gossanah que nous quittons le matin même aurait joué un rôle clé dans les événements. En effet, les indépendantistes et leurs otages se sont reclus dans une grotte de la tribu, à quelques kilomètres de notre tente. Avec la gendarmerie, nous aurons logé dans les deux lieux sensibles des affrontements. 

2 commentaires

En tribu au nord d'Ouvéa

Nous atterrissons sur Ouvéa, « la Wallis lointaine ». On dit que des habitants bannis de Wallis et Futuna ont émigré à la pirogue et baptisé l’île dans leur langue.

 

 

Ouvéa est également tristement célèbre en métropole : elle fût le théâtre d’événements indépendantistes à la fin des années 80 où périrent 4 gendarmes et 19 îliens dans la grotte de Hulup. Le sujet est tabou mais bien présent dans les esprits, les monuments commémoratifs sont encore fleuris.

Tout au nord des Loyauté, Ouvéa est aussi surnommée l’île la plus proche du paradis, et comme Jean Egen situait celui-ci à Lautenbach, nous sommes intrigués et impatients de vérifier qui dit vrai.

 

La préparation du voyage depuis la grande terre n’est pas une mince affaire – et si le paradis correspond à la difficulté d’accès sans doute les Calédoniens ont-ils gain de cause.

 

Seul Marc de la tribu du Nord répond à notre sollicitation, il met à disposition un emplacement pour notre tente. Encore faut-il en emporter une et le matériel de couchage.

Le pèse-personne de Christelle nous aide à calibrer nos sacs dont les kilos qui monteront dans l’avionnette sont comptés.

 

Autant dire que les affaires personnelles seront réduites à peau de chagrin. Nous ajouterons quelques paquets de soupe déshydratée, qui se révéleront précieux. 

 

Paulette nous accueille à Gossanah, au centre de la langue de terre qui sépare le pacifique du lagon classé par l’UNESCO. Sans voiture, rejoindre un ravitaillement ou la mer – l’un comme l’autre à 8km - nécessite qu’on se familiarise avec la coutume locale : le pouce. Les enfants apprennent vite et arrêtent les pickups qui nous font monter à l’arrière, pour le plus grand plaisir des auto-stoppeurs.

Les kanaks sont organisés en tribu hiérarchisée, avec une grande chefferie par aire coutumière, un chef de clan, un chef de tribu et enfin le chef de famille. Tous ont pour mission de faire respecter le droit coutumier, parfois différent du droit républicain. Le rôle de chef se transmet de père en fils.

 

Ouvéa a deux langues propres, l’Iaaï enseigné au collège et le fagouvea importé de Wallis.

 

Séjourner en tribu ressemble à notre incursion en communauté Quechua, la douceur du climat en plus. Autre différence de taille, Paulette n’a pas les soucis de Virginia de Chilcapamba concernant le financement de la scolarité de ses enfants : tout est pris en charge par l’éducation nationale française jusqu’à l’internat si la tribu est trop reculée.

Les soirs de fête, nous nous régalons à la table d’hôtes et avons le plaisir de goûter au poisson ou la langouste pêchés dans le lagon accommodés de papaye râpée, d’igname, de taros et de salade de chou. Au petit déjeuner, la confiture de lait de coco nous rappelle le « dulce de leche » d’Amérique du Sud. Tout le monde ici attend avec impatience le mois de Septembre, lorsque mangues, litchees et autres avocats du jardin garniront les tables.

 

 

Les habitants de l’île consomment ce qu’ils produisent (le coût des produits d’importation est prohibitif) et l’île produit de quoi nourrir tout le monde. Mais pour les simples touristes que nous sommes, difficile de se tenir à un budget de routard malgré la simplicité de notre hébergement. Et si Manu souhaite une bière, il faut tomber les jours « avec » car la vente d’alcool est autorisée seules quelques heures par semaine (aujourd’hui c’est jour « sans » : pas de chance !). 

 

Mais nous découvrons des turquoises inédits dans la mer, des coquillages gros comme le poing et des fonds marins exceptionnels.

 

Demain, nous sortons dans le lagon en bateau, il paraît que l'on peut approcher les raies manta.

 

C'est un rêve qui vaut bien quelques douches froides !

5 commentaires

L'hebdo de Lola

Bonjour tout le petit monde.

 

La Nouvelle Calédonie est un délice : on se régale. Aujourd’hui nous sommes allés nous baigner à la plage de Tibéria, au nord de l’île d’Ouvéa.

 

Dans une petite crique, nous nous sommes mis à l’eau et nous avons dérivé en suivant le courant. C’était marrant, la mer nous portait et en même temps on regardait les poissons, une sorte de télé en fait ! On en a vu plein, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Bon je vous laisse.

2 commentaires

Nous sommes sur les îles...

Nous décollons ce matin pour Ouvéa, la première île de l'archipel des Loyauté, la plus au nord. Nous serons hébergés en camping dans une tribu, et notre accès internet sera plus qu'incertain... 

 

Nous irons ensuite à Lifou et serons de retour sur la "Grande Terre" le 6 Septembre. On se retrouve au plus tard à ce moment là! 

2 commentaires

A la recherche des yeux de Sainte Lucie

Les yeux de Sainte Lucie sont les opercules des mollusques, ils sont légion sur la plage et on en fait des collections...

4 commentaires

Les banians millénaires de Deva

Le caillou se parcourt aussi à pied. Au domaine de Deva, sur la côte ouest, des chemins balisés nous conduisent sur le haut des butes pour admirer de haut le lagon.

 

Nous sommes escortés par des banians du pacifique qui servent de cabane aux enfants. Les banians sont des arbres épiphytes (je viens d'apprendre ce mot!) qui nécessitent un support (autre arbre, mur, etc) pour pouvoir germer et croître. Il ne se sert pas de la sève de son accueillant cependant, il ne fait que s'appuyer dessus. Ils ont une signification particulière pour les mélanésiens qui le considèrent comme sacré. 

 

Voilà une semaine que nous avons débarqué en Calédonie, il faut bien çà pour prendre le pouls d'un nouveau territoire, comprendre comment subvenir aux besoins primaires, s'habituer à la valeur des choses: le cours du régime de bananes a été multiplié par 20 depuis le Pérou! 

 

Nous souhaitions expérimenter la vie sur un atoll et avons choisi Ouvéa pour ceci, nous embarquons mardi pour cette île des Loyauté. Les quelques devis d'hébergement inabordables nous incitent à emmener la tente. Ici c'est idéal pour se loger, le différentiel de confort avec la case est marginal pour le tiers du prix. La tente et ses accessoires vont prendre la plupart du poids autorisé dans les avionnettes, nous allons devoir procéder à un nouveau tri et n'emporter que le strict minimum. La grande inconnue reste l'alimentation, il semblerait qu'une station service distribue les aliments de première nécessité... nous vous raconterons quand nous trouverons une connexion wifi! 

 

4 commentaires

Carte postale

1 commentaires

Le monde sous-marin d'Anna

C'est némo avec les algues qu'il aime bien (les anémones ndlr), il y a un serpent tricot rayé et aussi du corail

3 commentaires

ABCtiaire de Milo, l'hebdo de Lola


D comme dauphin rose

Partie scientifique

Les dauphins roses vivent exclusivement en rivière, c'est donc un animal d'eau douce. Il peut mesurer 2,80m. Il a un museau en forme de bec et une drôle de tête ronde.

 

Ma rencontre

J'étais en Amazonie équatoriale. Je naviguais en pirogue sur le fleuve Cuyabeno et c'est là que j'ai vu les dauphins roses. On n'a vu que leur dos. 

 

 

L'hebdo de Lola

Bonjour aujourd'hui je me trouve en Nouvelle Calédonie, ouf! Il fait beaucoup plus chaud par rapport au lac Titicaca! Ici on parle à nouveau français ça fait du bien! L'anglais et l'espagnol au bout d'un moment ça énerve un peu. Ah oui entre temps nous sommes allés a SYDNEY

une ville extraordinaire. Là bas on a visité un aquarium avec des espèces différentes de poissons. Et puis voilà 

un p'tit article a bientôt!!!:-)


3 commentaires

Kayak dans le lagon

7 commentaires

Les Robinson à Thio

Grâce à nos hôtes Christelle et Daniel qui nous prêtent leur matériel de camping, nous partons vers le nord du "caillou" en direction de Thio pour nous poser au bord du lagon. Manu nous cherche une coco qu'il coupe à la machette, nous cuisons le riz dans son lait. Christelle a pensé à tout, il y  un hamac, des allume feu et même un gâteau au chocolat dans notre kit de survie de luxe!

 

Nous rencontrons une autre famille de voyageurs, sur la route depuis ...18 ans, à vélo avec deux enfants de 5 et 8 ans (ils se sont arrêté 10 semaines après chaque naissance!), çà remet les choses en perspective.

 

Nous découvrons peu à peu cette terre de paradoxes qu'est la Nouvelle Calédonie. L'eau importée d'Auvergne y est moins chère que l'eau locale. Nous avons encore plus de mal à nous nourrir qu'en Amérique du Sud et nous alimentons de pâté chez Leader Price. Pour l'instant, nous n'avons pas trouvé de producteurs de légumes ou de fruits locaux.

 

La société est scindée et kanaks, caldoches et zoreilles ne se mélangent pas. Nous tissons des contacts avec des métropolitains expatriés, pour l'instant nous n'avons pas accès aux tribus. Cela fait dix jours que nous ne nous sommes pas vraiment arrêtés. Nous décidons - à l'auberge de jeunesse de Bourail, de poser nos valises pour une petite semaine.

 

Nous avons un très bon wifi pour les jours qui viennent, pour le plus grand plaisir de Lola (et de sa maman!)

9 commentaires

L'île aux canards

Ca y est, enfin les masques, palmes et tubas reprennent du service, ils commençaient à prendre la poussière! Nous partons pour un tour sur la grande terre de Calédonie avant d'embarquer dans une semaine pour les îles Loyauté. 

3 commentaires

Nous sommes en Nouvelle Calédonie

Voilà, après une semaine de voyage, nous y voici enfin: la Nouvelle Calédonie. 

 

Nous sommes accueillis comme des rois chez Christelle et Daniel qui nous ouvrent leur jardin et leur table et ont planté une tente pour nous accueillir. Nous préparons notre planning pour les cinq prochaines semaines que nous passerons ici entre la grande terre et les îles Loyauté. 

6 commentaires

Sydney

Nous sommes littéralement séduits par cette grande ville australienne, ses 15 minutes entre l'aéroport et le centre, une ville aérée par les nombreux ports. Comme nous nous réveillons à l'aube (décalage horaire oblige), nous visitons au premières lueurs du matin. La ville se réveille et nous profitons des parcs, de la vue sur l'opéra ou le pont, un petit saut au marché aux poissons pour voir les fruits de mer les plus gros que nous n'ayons jamais vus! 

Tout nous enchante ici (sauf peut-être les prix!). 

 

Les lignes géométriques nous incitent à photographier en noir et blanc...

 

8 commentaires

Santiago - Sydney

La traversée du Pacifique

Nous avons pris un boeing 747-400 au départ de l'aéroport de Santiago, Chile (SCL) et à destination de l'aéroport de Sydney, Australia (SYD). 

 

"La distance est de 11333 km. Le fuseau horaire de l'aéroport de départ est UTC-4 , et le fuseau horaire de l'aéroport d'arrivée est UTC+10 . Il y a un décalage horaire de 14 heure(s) entre les aéroports. Pour les vols directs, le temps de vol est de 14:10."

 

Sacrée aventure, donc, mais nous sommes bien arrivés. C'était le plus long vol de notre périple. Nous trouvons Sydney formidable, les douaniers plaisantaient en vérifiant nos passeports, c'est bien la première fois que cela nous arrivait.

 

Par le truchement du décalage horaire et la ligne internationale de la date, nous avons perdu la journée du 9 Août. Comme nous ne la récupérerons pas (nous ne ferons pas le voyage dans l'autre sens), nous serons à partir de maintenant plus jeunes d'environ 12 heures de ce que dit notre heure de naissance. 

 

2 commentaires