Mythiques caquètements


Les phrases du voyage désormais cultes

Milo : « maman, je retourne jouer avec le singe »

Anna : « J’ai encore faim, tu peux me donner un autre bout d’agouti ? »

Lola : « Les otaries ont hurlé toute la nuit »

Le guide: "se fue!": il s'est enfui!

Anna: "bonne nuit les vieux!"

Anna:"je vais m'organiser un deuxième anniversaire dans l'année"

Anna: "regarde, c'est la famille que mamie connait, avec le bébé à côté de la vache" (en parlant de la crèche)

Caro: "Manu, tu peux chercher une coco pour cuire le riz?"

Anna: "si, je t'assure, je me t'rappelle"

Milo: "Je reviendrai au Sheraton de Deva avec ma chérie" - Anna (en plein oedipe): "moi je reviendrai avec mon père" - Lola: "et maman?" - Anna: "maman elle sera morte!"

Anna: "Papa, appuie sur le cornichon!"

Le loueur de voitures à Bali: "do not go to Amed, there is a little bit of a problem with the volcano" | "n'allez pas à Amed avec la voiture, nous avons un petit problème avec le volcan" (!!!)

Le propriétaire airbnb de Kuala Lumpur: "Mr. Haehnel, please note that you are blacklisted from all our unit at KL Sentral as a guest that is uncivilised"

Anna: "la crème anglaise de mamie, le p'tiramissou et le gâteau qu'on soulve de mamilou me manquent... "

Anna; "j'ai tellement faim que mon ventre grelotte!"

Anna: "Regarde, une chenille urpicante!"

Anna; "j'en ai marre que tout le monde me traite de mignonne. Je ne suis pas mignonne". 

Milo: "j'en ai assez de ce passé compliqué" (à propos du passé composé)

Lola: "non, je ne peux pas maman, je dois aller donner le petit déjeuner aux éléphants!"

Anna: "maman, combien de jours je vais encore être un enfant? Est ce que j'aurai assez de temps pour apprendre à devenir une bonne maman? Tu m'aideras?"

Anna: "T'inquiétez pas, je vais m'en sortir!"

Anna: "bientôt on va rentrer, ce sera enfin le moment de pleurer le tour du monde..."

Les thaïs: cepide bote (speedboat = bateau rapide), cepringue rolle (spring roll = rouleau de printemps), cemolle (small = petit - très utilisé pour la bière), cepaïsi (spicy = épicé), cepraïte (sprite = sprite)

Anna: "Est-ce que la vie, çà va continuer pour toujours?"

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Vous faites quoi le 24 Mars?

Nous voilà rentrés au poulailler! Quelques jours plus tôt que prévu pour ménager une petite surprise... Nous sommes sains et saufs! 

 

Vous avez été nombreux à nous suivre... plus de 13 000 visiteurs et 40 000 pages vues depuis notre départ en Mai (statistiques du site). Certains sont venus même tous les jours, nous vous remercions chaleureusement pour tous vos messages d'encouragement durant ce périple. Notre vie reprend son cours, les enfants sont allés à l'école aujourd'hui.

 

Vous connaissez tout de nous, vous nous avez vus en pyjama, en maillot de bain, malades ou bronzés mais nous ne savons presque rien de vous. Venez nous voir!

 


Le 24 Mars 2018 à 11h30 pour un casse-croûte de printemps zéro déchets


Lecteurs anonymes ou commentateurs fidèles, nous serions ravis de pouvoir vous rencontrer. Si cela vous dit de voir les coqs en vrai, écrivez-nous (voir page contact de notre blog, cliquez ici) pour confirmer votre présence et nous vous contacterons pour les détails logistiques. 

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Le dernier coq


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Les temples et les voies qui y mènent

Bangkok possède deux types de temples. Les premiers, connus sous le noms de "malls", temples de la consommation, nous engloutissaient hier avec pour mission de chausser les enfants de neuf pour affronter les bouleversements climatiques qui nous attendent.

 

Aujourd'hui, à peine remis, nous avons coché les seconds au Wat Pho, temple du bouddha couché. Si les Dieux pouvaient se détendre, les simples mortels sont soumis aux joies des transports dans la mégapole. Après avoir examiné les mille-et-unes possibilités, nous décidons d'emprunter les voies du fleuve qui s’avéreront impénétrables. Passées les négociations avec le taxi, évités les attrape-touristes, nous embarquions en pères à peu près peinards sur la grand mare des canards qui ici se nomme "Chao Phraya River". Le ferry public a un grand avantage: il flotte. 

 

Passé cela, le rafiot tangue, avance sur le clapot, avale les passagers et les recrache sur les quais sans autre forme de procès. Pour organiser le tout, une mégère braille, vilipende les plus lents et vise les tickets. Sortis de la gueule du monstre, il nous faut quelques instants avant de continuer jusqu'aux abords du temple où les marchands de plus en plus nombreux nous confirmaient que nous approchions. 

 

Certains de trouver le bouddha dans la même position, nous pouvions ralentir le pas et franchir sereinement les portes du Wat où les touristes patients comme le bonze faisaient la queue. Sachant que le plus grand nous attendait à la sortie, nous pouvions nous perdre dans les dédales du temple pour y découvrir les autres. Les petits, les moyens, les grands, les assis, les debouts, les dorés, tous imperturbables. Sages comme des images, nos petits moine-aux affrontaient la chaleur et la foule avec grand courage. Pour finir, le voilà enfin: il est immense, il est doré, il est couché; le veinard! 

 

Nos jambes sont lourdes et nous n'avons plus la force d'engager les duels de perches à selfie pour réaliser "la" photo magazine que chacun ajoutera à son profil. Nous quittons le temple par les mêmes voies du fleuve, avec l'enseignement du bouddha adapté: dompte ton esprit. Nous ne perdrons donc pas patience malgré les détours. Nous ne bafferons pas la mégère qui nous harangue. Et nous accepterons sans faillir l'issue d'une négociation à l'avantage de la fripouille de taxi qui nous ramènera du port. 

 

Nous voilà de retour. Et pour quelques instants, le temps d'une méditation bien méritée, nous adoptons à notre tour la position du grand Bouddha: couchée. 

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Bangkok: toponymie

Après une petite semaine de repos à Koh Lanta, nous voilà arrivés à Bangkok, capitale de la Thaïlande.

 

Bangkok n'est que l’abréviation du nom complet de la ville qui est le suivant: 

  • en thaï :

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

  • sa signification :

Ville des dieux, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn.

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Brûlot

Anecdote cocasse...

 

Pour l'une de ses dernières séances d'école avec ses parents, Milo a pris au sens propre la comptine: "les cahier au feu!"

 

Le cahier a rendu l'âme sous la flamme d'une spirale anti-moustique et tout le monde est soulagé que les enfants retrouvent leurs enseignants très prochainement! 

 

 

 

 

 

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Le jeu des différences


Ce que le voyage a changé... 


Episode 3: j'ai réalisé que l'ennui valait de l'or

 

Le voyage libère d'un tas d'obligations: pas de courses à faire, pas de paperasse à remplir ou de coup de fil à passer et ainsi, une quantité énorme de temps s'en trouve libérée... 

 

Disparues les "corvées" qui, avouons-le servent aussi parfois de prétexte pour se retrouver seul avec soi même (que celle qui n'a jamais filé suspendre une machine à la cave pour cesser d'entendre les disputes jette la première pierre). En exposition permanente, nous sommes ici sans échappatoire à une présence pleine et entière aux autres membres de la tribu. 

 

Aux temps dits "de qualité" qui alimentent l'album photo et le catalogue des souvenirs s'ajoutent des moments ingrats, parfois même ennuyeux. Ils constituent des "no man's lands" temporels, à priori inutiles. Il n'en restera aucun souvenir mémorable. Jamais en se retournant sur l'Histoire, on n'entendra: "eh, tu te rappelles les trois heures de queue à l'embarquement du Kuala Lumpur - Vientiane comme c'était génial?"

 

Quelle injustice. Car ils auront, ces mal aimés, abrité nombre d'instants fondateurs. Dans le bus et en sueur, après la quatrième lecture consécutive de l'histoire de "Petite Pomme" (conte de noël du grand nord), regarder Anna lutter puis s'abandonner enfin au sommeil dans mes bras restera l'un de mes souvenirs les plus émouvants. Comme sentir autour de ma taille, sur le scooter, les bras de Lola se resserrer à chaque nid de poule. Ou encore regarder Milo organiser son hôtel et se préparer à l'arrivée de ses clients fictifs. 

 

Les moments perdus auront nourri les liens, peut-être d'avantage encore que les aventures extraordinaires que nous avons vécues. C'est eux qui seront le plus mis à mal par l'aspirateur qu'il faut absolument passer.

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Retour vers le futur

Ça y est, notre retour est programmé. La dolorean devrait nous ramener dans notre époque à l'heure prévue. En attendant, quelques questions nous taraudent: 

 

  • Sommes-nous prêts à affronter ce voyage dans l'espace et le temps?
  • Combien de temps nous faudra-t-il pour perdre le dernier grain de sable dans nos chaussures?
  • Saurons-nous rouler du bon côté en respectant le code de la route?
  • Supporterons-nous les couches de vêtements, les chaussettes dans les chaussures
  • Trouverons-nous notre chemin dans les rayons des supermarchés?

Chers amis de l'autre bout du monde, si vous nous trouvez égarés sur un parking, hélant un tuk-tuk qui ne viendra pas, raccompagnez-nous en jouant le jeu et en négociant la course. 

 

Une réinsertion en douceur exige ce temps d'adaptation. 

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Huit mois plus tard...

15 Mai 2017

On leur prescrirait bien des vacances au soleil à ces cinq là... 

15 Janvier 2018


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Le tour du monde d'Anna

En interview exclusive depuis le salon de massage Milola

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Le jeu des différences


Ce que le voyage a changé... 


Episode 2: je reconnais l'altérité (à défaut de l'accepter)

 

La tolérance ne fait pas partie de la liste de mes qualités. Quand j'évalue des options et que je décide d'un chemin, j'ai tout le mal du monde à accepter qu'il puisse y en avoir d'autres, voire des plus courts ou des plus intéressants.

 

Grâce à un gros travail sur moi-même, j'arrive à peu près à m'entendre avec mes semblables occidentaux en refrénant une trop prépondérante autorité. 

 

Mais la psychologie lao a mis mes certitudes en déroute, me forçant à accepter que - décidément - il y avait d'autres modes de pensée possibles, parfaitement honorables. 

 

L'anecdote commence alors que nous cherchons à louer deux scooters pour une semaine. La plupart des touristes en louant un seul pour 24 heures, je me dis - en utilisant mon mode de pensée occidental - qu'il y a ici matière à négocier un tarif de volume. "Combien pour deux scooters pour sept jours?" Demande-je à la première échoppe, fière de mon pouvoir d'achat! Quand le vendeur sort sa calculatrice, je me frotte les mains, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il multiplie simplement le prix journalier par 2 puis par 7 pour annoncer le résultat de son calcul dans un grand sourire.

Ne me décourageant pas, j'ajoute "y a-t-il une remise pour 14 journées de location?". La réponse est très simple: "Non, il n'y en a pas". Il est presque choqué que je puisse poser la question.Ce vendeur préfère donc que ses scooters garnissent sa collection devant son magasin plutôt que de nous accorder une petite ristourne... Piètre vendeur, me dis-je. Allons voir plus loin.

 

Toutes les agences de location de Luang Prabang auront la même réponse. Tous! Les bras m'en sont tombés de si peu de sens du commerce. 

 

La culture lao est définie largement par le bouddhisme theravada qui implique le contrôle des émotions. Les émotions fortes sont totalement taboues. Le karma, plus que la prière ou que le travail est supposé déterminer le destin et ainsi, les laos ne considèrent pas le travail comme une valeur. Cette découverte me pétrifia: il y a donc des sociétés où le goût de l'effort n'est absolument pas valorisé, et cela va plus loin! Les laos sont convaincus que trop d'activité mentale est mauvaise pour le cerveau, ils se sentent sincèrement désolés pour ceux qui pensent trop. L'instruction et le travail intellectuel y sont donc considérés comme des stress psychologiques délétères. 

 

Evidemment, dans ce contexte culturel, le pays se fait littéralement cannibaliser par ses voisins - notamment chinois - qui y mènent des projets économiques de grande envergure et exploitent à leur place les ressources du pays. Mais les laos sont heureux, souriants et bienveillants et ils nous plaignent de nous abaisser à triturer nos méninges à en tomber malades... 

 

Je n'ai pas encore fini d'absorber cette découverte! 

 

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Le tour du monde de Lola

Mon piiiiiiiire souvenir 

Nous étions à Guayaquil dans l'un de nos premiers hôtels. Là où on était encore "petits" voyageurs: c'était le tout début du tour du monde. Je n'étais pas encore dans le bain. J'avais dû manger un truc qui n'a pas passé! En tout cas j'ai passé toute la nuit assise sur les toilettes la tête dans une bassine, c'était horrible! Super pour une entrée en matière: bravo Lola! En partant j'ai laissé un souvenir: un vomi sur la portière taxi. C'était mon pire des pires souvenirs. Ça remonte! Oui, en ce moment on ne se plaint pas trop. Sauf quand on a la grippe. Mais on est des aventuriers, non? 

 

Mon meilleur souvenir 

Mon meilleur souvenir, c'était quand je suis allée voir les raies manta en Nouvelle Calédonie. C'était sur Ouvéa avec M. Pierre. Nous étions en sortie sur la barrière de corail, nous cherchions les raies manta. Quand soudain, du haut du bateau, le guide les aperçoit, elles sont juste là. Le bateau s'arrête, là, enfin, le moment est venu, on se précipite dans l'eau et au moment où je saute, je les vois, reines des océans. 

 

Ce que le tour du monde a changé

Le tour du monde m'a appris beaucoup de choses, j'ai appris à parler espagnol et un peu d'anglais. Quelques mots d'indonésien et de thaï. J'ai aussi appris à aller vers les gens, ne plus avoir peur. A manger comme les habitants. A faire du snorkeling. A connaître et reconnaître les animaux. Voilà je pense avoir fait le tour! Mais le fond n'a pas changé, vous me reconnaîtrez facilement! 

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Ce que le voyage n'a pas changé...

Nous avons croisé sur la route nombre de familles baroudeuses. Certaines avaient fait du voyage leur mode de vie, d'autres, après avoir claqué avec fracas la porte de la France, cherchaient une herbe plus verte pour s'y établir. 

 

Nous avons construit notre projet comme une parenthèse, cheminer étant presque un prétexte pour voir grandir Lola, Milo et Anna. Notre idée n'a pas changé, nous aimons tous les cinq notre vie dans le florival et avons l'intention d'en reprendre le cours...

 

Nous poursuivrons notre ambition d'être un jour une famille zéro déchets, et sommes plus que jamais convaincus que la simplicité volontaire appliquée à la parentalité est le mode d'éducation que nous souhaitons pour nos enfants. Nous allons également reprendre nos activités au sein des villes en transition et en particulier dans l'association Florival en transition

 

Pour cela, Manu prolongera d'une nouvelle année son congé d'éducation cependant que je reprendrai, d'ici quelques semaines, le chemin de mon travail à Boomerang où je retrouverai deux boss formidables et mes collègues adorés!

 

Nul doute que le virus du voyage nous reprendra et que dans quelques années, si les enfants sont toujours partants, nous rechausserons nos sacs à dos. Mais dans l'immédiat, nous aspirons tous à rentrer à la maison. 

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Le coq vide son sac

Ahhh.... après deux semaines de congé maladie, on retrouve enfin le coq!


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Le tour du monde de Manu

Avant de fermer la parenthèse, d'enlever les bottes de sept lieues pour chausser les charentaises, on s'ouvre à une petite introspection en cherchant au fond de nous des souvenirs, des émotions, des petites choses qui ont changé. 

 

Mon meilleur souvenir

Nos robinsonnades aux antipodes: dépouillés de tout, le bagage mince pour mieux s'envoler à la découverte des îles Loyauté nous n'avions rien mais l'essentiel nous suffisait.

 

Mon pire souvenir

A l'opposé, Kuala Lumpur, la cité des interdits s'est heurtée à nos désirs de liberté. Le choc fut rude. 

 

Ce que le voyage a changé

Nous sommes partis, pleins d'allant mais sûrs de rien. Au fur et à mesure du voyage et de nos rencontres, nous avons acquis la confiance (encore elle). Celle que l'on vous donne. Il y aura toujours quelqu'un qui vous apporte une solution avant même que le problème se pose. Christelle, Daniel et sa famille en sont une parfaite illustration: ils nous ont ouvert leur porte sans que nous les connaissions, nous offrant plus qu'un toit: cette confiance qui nous porte et nous fait dire que le monde est moins effrayant que ce qu'il y paraît. 

 

 

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Le tour du monde de Milo

Mon meilleur souvenir

Mon meilleur souvenir se pique en haut des sommets péruviens, au Machu Picchu: ses lamas et ses maisons magnifiques m'ont vraiment marqués

Pour mon autre autre super souvenir, on redescend un peu en Equateur. Un pays entre la forêt amazonienne, dans les Andes ou encore sous l'océan aux Galapagos

 

Mon pire souvenir

Mon pire souvenir remonte à Chunchi, en Equateur. Une ville peu agréable avec un hôtel sinistre. Le soir nous sommes allés manger et nous avons juste trouvé du poulet au poulet et du riz au riz. 

 

Ce que le tour du monde a changé chez moi

Il m'a fait découvrir une passion pour la géographie. Je me suis rendu compte que le monde n'était pas si grand que çà. 

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Le jeu des différences

Nous voilà posés. Une jolie maison à deux chambres, une cuisine pour faire à manger, une table pour les devoirs. Un peu de temps pour décompresser, redonner peu à peu des rythmes à notre quotidien... et pour se retourner sur les huit mois qui viennent de s'écouler. 


Ce que le voyage a changé... 


Episode 1: j'ai (un peu) moins peur pour l'avenir de mes enfants

 

Parce qu'une voyageuse clandestine s'est invitée dans notre périple. Elle n'était pas prévue au programme, mais elle a mûri dans le creuset de notre projet. Elle a permis à Milo de faire un one-man show sur une scène de cent personnes. Elle a aidé Lola a sauter d'un promontoire de six mètres. Elle a poussé Anna au sommet de l'île du soleil à 4000m d'altitude.

 

Cette formule magique aujourd'hui me rassure, grâce à elle, les enfants bravent leurs appréhensions et embrassent l'inconnu pour satisfaire leur insatiable curiosité. Ce cadeau aussi fragile que précieux est aujourd'hui notre trésor: c'est la confiance. 

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L'exploit!

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La grotte émeraude de Koh Mook

L'attraction ici à Koh Mook, c'est la grotte émeraude.

 

Accessible par la mer uniquement, on rejoint à la nage, après une centaine de mètres dans un couloir sombre, une petite plage isolée au milieu des rochers et de la jungle.

 

Comme on loge sur l'île, on attend que le millier de touristes des alentours soient repartis. Un pêcheur nous emmène sur le site, on a la grotte (presque) pour nous tous seuls... 

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Terminus

Koh Mook est une petite île qui abrite une communauté musulmane de pêcheurs, qui semblent oubliés par la Thaïlande... 

 

A l'écart des hôtels occupés par les touristes, les autochtones vivent sur pilotis et on devine une mangrove humide et envahissante à la saison des pluies. L'envers du décor est jonché de déchets. Je pense que c'est la première fois depuis le début du voyage que la précarité me frappe à ce point. Là où les andins, manggarai ou autres îliens se battent pour un cadre de vie propre à défaut d'être confortable, Mook a visiblement lâché l'affaire. 

 

Pas de draps ni de couvertures ici (on dort sous nos serviettes decathlon). A deux mètres de notre bungalow: un chemin de mobylettes qui fait le bruit d'une quatre-voie, des chiens et des voisins qui hurlent la nuit et un filet d'eau froide pour tenter de nous tenir propres... Anna a pris le relais de la fièvre et nous sommes à son chevet, forcément plus inquiets que pour les grands. 

 

Nous faisons une réunion de famille et décidons que çà suffisait comme çà. Nous avons eu notre lot d'aventures. Nous ne voulons plus passer de longues heures sur les routes. Notre chemin de découvertes s'arrêtera là. 

 

Demain nous remontons vers Lanta où nous trouverons des services médicaux pour soigner Anna au besoin. Nous avons trouvé une maison avec deux chambres où chacun aura un peu d'espace où nous coulerons des jours tranquilles en attendant notre avion à la fin du mois... 

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Madeleine de Proust

Elles sont arrivées flanquées de deux vivaneaux rouges grillés comme elles au feu de bois. Aussitôt, 10 yeux n'ont plus pu les lâcher du regard. Elles étaient deux, et autour tournaient comme des requins cinq estomacs affamés.  

 

Enveloppées dans un papier d'argent et coupées en quatre, elles laissaient apparaître une couleur dorée, qui présageait d'un léger goût sucré. Une petite sauce beurrée à l'ail vint arroser leur cratère et il fallut décider comment les partager.

 

Chacun économisa ses cuillerées et jusqu'à la dernière, on n'entendit plus un bruit. Cela faisait si longtemps. Depuis l'époque des "g'schwälti un' kas" des dimanches soirs d'hiver. Une farandole de fromages et du beurre les accompagnent d'habitude. Aux fromages, bien trop lointains pour nos papilles, on n'ose même plus rêver, mais on se délecte ce soir de ces quelques divines bouchées... 

 

Un véritable trésor que ces deux patates!


PS: quand on pense qu'il y en a deux qui ont raté un déjeuner trois étoiles, çà nous fait bisquer!

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Les îles de Trang

Les îles de Trang, au sud de Koh Lanta, évoquent des fragments de l'emblématique relief karstique d'Andaman égarés dans l'océan. Ourlées de plages de sable blanc et d'une jungle verdoyante pour la plupart, elles sont habitées par les nomades de la mer. 

 

Après une halte à Koh Ngai, seulement peuplée de touristes, nous faisons escale à Kok Muk, un rien plus animée. Nous sommes devenus des "island hoppers", sautons cap au sud d'île en île jusqu'à la frontière malaise. 

 

Lola prend son mal en patience, en position horizontale la plupart du temps, pour faire passer la grippe. Milo notre naturaliste observe les calaos bicornes de Koh Ngai sans perdre une miette de leur manège d'arbre en arbre. 

 

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Koh Rok

Koh Rok, 26 km au sud de Koh Lanta est l'île qui a abrité le tournage de l'émission du même nom. L'île où se trouve le collier d'immunité qui pourrait bien guérir deux des coqs toujours à terre. 

 

 

N'écoutant que leur courage, Milo et Caro embarquent sur le bateau qui les mèneront sur les lieux du combat. Bien rapidement, ils se rendent compte que l'épreuve qu'ils ont acceptée consiste à trouver un poisson non surplombé d'un touriste. 

 

Mais ils ont de la ressource. Car la concurrence est peu expérimentée, armée de seules perches à selfie. Elle ne se méfie pas du gamin en slip (Milo a eu raison de ses 4 précédents maillots de bain) à la peau cuivrée qui ressemble à un baroudeur qui aurait fait le tour du monde. 

 

Caro fait diversion, aidée dans cette opération par une murène géante et quatre serpents tricot-rayés, Milo s'élance vers la plage et avant même que les coréens aient chaussé leurs palmes, les allemands dégainé leur go-pro et les anglais tartiné leur crème solaire, notre petit routard avait déjà autour de son cou le précieux sésame! 


photographies sous-marines de Milo


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Business Plan

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Hellooo, massaaaaze?

Enfin bouclée! 

 

Au terme d'une méticuleuse enquête de terrain, je m’apprête à vous révéler des conclusions de la plus haute importance. 

 

Je n'ai pas ménagé mes efforts. Trois mois durant, j'ai écumé religieusement des salons de massages en Indonésie, au Laos et en Thaïlande afin de documenter méthodiquement mon rapport. 

 

Pas un seul centimètre carré de mon épiderme n'a été épargné dans des opérations de malaxage, pétrissage ou modelage. Chacune de mes pauvres vertèbres a ployé, toutes mes phalanges ont craqué sous le poids d'une masseuse (parfois d'un lady-boy) qui généreusement étalait de l'huile de lait, frangipanier ou autre coco. 

 

Au risque d'enfoncer des portes déjà grandes ouvertes, je déclare la Thaïlande championne du pétrissage de poules. Je vous avais prévenus, c'est du lourd! 

 

Le massage est tellement banalisé en Thaïlande qu'on y va comme on va prendre un café. Ici pas de salon feutré ou sanctuarisé où l'on s'excuse d'éternuer. Les matelas sont alignés sous un toit de paille et c'est la bonne franquette, sans complexe. On est couché à côté d'un inconnu bedonnant et couvert par un paréo que la masseuse ajuste au besoin. L'équipe tchatche, rigole et s'interpelle tout en faisant craquer les os, tiraillant le cuir chevelu ou s'échangeant les onguents.

 

Le tout dans une délicieuse odeur d'huiles fruitées, face à la mer et à sa brise tiède. 

 

Alors ici, au sanatorium de Koh Lanta, pendant que Manu (et depuis aujourd'hui Lola) s'emploient à réguler à la baisse leur température corporelle, je profite de la sédentarité forcée pour peaufiner mon enquête. Avec la plus grande des applications. 

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Koh Lanta

Après la folie des fêtes, notre sac à dos semble bien lourd. A moins que ce ne soient nos coeurs. 

 

Un bateau de bois vient nous chercher sous la pluie. Nous laissons derrière nous la baie de Banyan, Bella la chienne les pattes dans l'eau et le souvenir des 12 gamins qui ont couru sur cette plage.

 

Le "longue queue" doit nous convoyer en mer jusqu'au point de ralliement du ferry: transport régulier qui nous mènera à la mythique Koh Lanta. Mais le ferry ne vient pas. Nous attendons donc - non pas au milieu de nulle part, mais au large quand même - sous une pluie battante, un bateau qui devrait arriver on ne sait quand à cet endroit qu'on ne saurait définir. Nous renonçons à consulter le marin en charge. Nous savons à présent que les thaïs répondent exactement ce que nous voulons entendre, peu importe le rapport de la réponse avec la vérité.  Alors on attend, c'est tout. Les enfants ont la délicatesse de ne pas poser la question qui tue: "on arrive quand maman?". 

 

Milo et Manu luttent contre la fièvre, les corps sont éprouvés par les virus venus du froid. Comme nous tombons encore en période d'incubation du paludisme présent à Flores, nous surveillons de près l'évolution de la température. Deux heures plus tard, le ferry finit par arriver. Il est déjà bondé. Lola commente: "je préférais quand on n'était plus des backpackers"! Comprendre: des voyageurs au long cours soucieux de leur budget. Il faut bien reconnaître que le bateau privé était plus confortable... 

 

A Lanta ("Koh" veut simplement dire "île"), nous avons réservé une hutte (de backpacker) qui se révèle être une adorable cabane sur la plage. On se débarrasse des restes de nourriture: "les rates sentent le moindre bonbon et attirent les serpents" prévient l'affichette. Tous les restes, sauf le nutella. Faut pas pousser quand même.

On pose nos sacs et on fait descendre les fièvres. Ceux qui le peuvent ramassent les Bernard l'Hermite (avec une pensée pour notre Berny) et James Le Rapide, Pierre l'Eclair et Choubidou du Tonnerre s'affronteront dans une course de crustacés dans merci. 

 

Demain, on enfourchera un scooter pour explorer l'île. Mais demain, seulement. 

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Seuls au monde...

Voir partir par la mer tous nos amis nous a mis la larme à l'oeil. 

 

Il va nous falloir retrouver notre rythme à cinq et nous remettre en route pour la dernière partie de notre aventure... un saute-mouton d'îles d'abord vers le sud vers les îles de Trang, puis vers le nord en direction de Bangkok où nous reprendrons le dernier avion retour à la fin du mois de Janvier. 

 

Pour sortir de notre torpeur, rien de tel que de faire son sac et de bouger.

 

Demain, direction: Ko Lanta!

 

Itinéraire d'enfants (et de parents) gâtés


Mai Khao Beach, Ao Nang, Koh Jum


Ce n'est qu'un au revoir


Bon voyage les amis! Nous nous retrouverons au mois d'Août dans les Alpes pour un nouveau WEF à 22. 



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Canards boiteux


Une fantastique épopée du WEF par Day


Bienvenue pour ce point à presque fin de parcours de la course à la race du boulet du WEF.

 

Bien avant le départ, Day avait annoncé la couleur en se plaignant de maux de dos et de moral général en berne. Ce beau départ ne semblait pas avoir motivé grand monde, mais grâce à Nath et ses douleurs pectorales, la compet’ était enfin lancée, et ce même avant le départ. Le ton était donné !

 

Toujours avec un temps d’avance, Day décide de démarrer le WEF en trombe et annonce la grippe le jour du départ. Quel talent ce Day ! Il prend logiquement la tête à la race.

 

Le groupe est maintenant à Phuket, le lieu paradisiaque n’aide pas à se motiver, et Day (encore lui !) donne le tempo. Une nuit avec des maux de ventre lui donne encore de l’avance. Vexé, le reste du groupe sent la compet’ lui échapper. Un match de foot contre une sélection du reste du monde va donner à Régis et Manu l’occasion idéale pour briller. Déchirure de la cuisse pour Régis, cheville tordue pour Manu suite à un contact avec un perfide anglais. Journée réussie, Manu et Régis reviennent à hauteur de Day et pour l’honneur, le match de foot est gagné !

 

Ce bel exploit à deux donne des idées à Caro qui se lance de la plus belle des manières. Nuit blanche, maux de ventre, et surtout un malaise vagal magnifique lors de la visite de la plantation d’arbres à caoutchouc. Elle prend logiquement la tête, d’autant que Day décide de quitter la compétition suite à une remarque désobligeante de Nathalie : « Day, il est pas chiant quand il a la grippe ». Il en restera là pour le reste du séjour.

 

Le changement d’air vers Krabi démotive pas mal de monde et c’et le calme plat pendant plusieurs jours. Manue tente bien une légère panique en cachant elle-même les passeports des Brice mais personne n’est dupe. Elle n’est tout simplement pas au niveau. Le speed-boat et son skipper idiot fournira à Nath une occase de briller avec quelques douleurs mais rien n’y fait, pas assez motivée, elle laisse Caro en tête.

 

Une fois sur Koh Jum, tout le monde semble résigné. Caro et son malaise vagal sont trop forts. Fabie tente tout de même une sortie de route en scooter qui aurait pu valoir cher au classement. Mais mal préparée, l’opération est un fiasco. Un retournement de situation allait pourtant tout remettre en cause. Le poulet avarié, spécialité de l’île, permettait à Lola, Marie, Laure et Jo un inattendu tir groupé. Tout est relancé !

 

Vexé que la famille Moyne n’ait rien fait depuis le début du séjour, Berny prend les choses en main, et réalise un incroyable coup d’éclat auquel personne n’avait pensé dans ce lieu pourtant propice : l’insolation. Fièvre de cheval et une journée au lit lui permettent de coiffer Caro sur le fil. Berny ne se couche qu’une fois, mais quel couché !

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Lady Boys

Elles nous avaient déjà interpellées en Calédonie, mais le sujet était tabou.

 

Ici en Thailande, les Lady Boys représentent 2% de la population et sont totalement acceptées et intégrées à la population. Elles sortent des clichés sulfureux des plages de Patong et nous en avons rencontrées en cuisine et en salle dans les restaurants de bord de mer. Nées hommes, elles se sentent d'avantage femmes et prennent parfois jeunes des hormones féminines avant d'entamer une chirurgie quand leurs moyens financiers le leur permettent.

 

Le dessin de Manu sur le sujet a été censuré par la rédaction. 

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22, vlà l'WEF!


On pensait être au taquet avec une logistique à 5... pensez à 22!

  • 2 minivans
  • 1 bateau
  • 2 tuk-tuks
  • 10 scooters, 1 pompiste
  • 1 abonnement à l'Equipe magazine en ligne
  • 3 kg de pâtes par repas
  • 5l de bière par apéro
  • 645 "maman, j'ai faim!"
  • 126 pancakes
  • 1 comptable
  • 1 liste de services

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2017 à la niche!

Les chinois fêteront leur nouvelle année en Février... le coq cédera la place au chien.  

 

Les thaïs et leurs voisins lao et cambodgiens changeront d'année en Avril selon un calendrier bouddhique luni-solaire basé sur le traité d'astronomie Surya Siddhanta qui date du III siècle. Sa date de départ est le parinirvâna du Bouddha, fixé à 543 avant JC, ils passeront donc en l'an de grâce 2561, çà nous met un coup de jeune! 

 

 

Quand à nous, nous venons de clôturer l'année la plus courte de notre existence. Non seulement nous avons trinqué 6 heures avant vous tous en métropole, mais nous avions déjà perdu 12 heures lors de la traversée du Pacifique, rappelez-vous, c'était en Août dernier!  

 

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Tiger Temple


La montée des marches par Jojo


Tout commença un matin où nous décidâmes de partir en quête de sérénité. Vue l’ampleur du défi, notre équipe fut composée des plus grands sportifs de la bande à savoir, Caro, la baroudeuse, Fabie, notre James Bond girl, Antoine, The pilot, Day, le cabri, Moi-même, Jo

Et Ludo …

 

Mais qui est Ludo ? 

Ludo est la mascotte de la classe de CP de Davenescourt (près d'Amiens où nous habitons). Il a la chance de partager une tranche de vie de la famille d’un élève chaque week-end. A l'occasion de notre voyage en Thaïlande Ludo s’est joint à nous. L'escalade étant jugée trop sportive pour les enfants, Ludo s’est chargé de les représenter. 

 

Revenons en à notre périple :

 

Fièrement partis à bord de notre taxi-van nous arrivâmes au pied d’une montagne au sommet de laquelle nous distinguâmes nettement une lueur dorée. N’écoutant que notre courage, nous nous précipitâmes au devant d’un tigre féroce afin de passer notre première épreuve.  

Ce 1er tigre vaincu, le 2nd défi fut annoncé : gravir 1260 marches pour atteindre le 7eme ciel. Convaincus d’atteindre le graal, nous partîmes bille en tête. Les 1ères marches n'étaient qu’une formalité. Une armée de singes semblait monter la garde et s’assurer que le monde moderne ne venait pas pervertir les lieux : la punition fut immédiate pour un selfieman de passage : Iphone X confisqué!

 

La pente se fit soudain plus abrupte. Dans le même temps le soleil de plomb nous indiquait que le défi ne serait pas si simple : et là, après une 100aine de marches peine, Antoine montra un signe de faiblesse : un coup de chaud comme seul un picard peut le subir, vertige, jambes coupées, la montée semblait compromise.

 

Heureusement un autochtone passant par là vint à notre secours. Afin de ragaillardir mon grand gaillard il nous proposa quelques sucreries. Quelle ne fut pas  ma surprise lorsque je me rendis compte que le paquet de bonbons n'était autre qu’un paquet de SUGUS. Ça ne pouvait pas être ça, et pourtant : à la 1ere bouchée il fallut se rendre à l'évidence. Ici à 12 000 km de chez nous, le bonbon qui berça mon enfance venait de sauver mon fils. Cette saveur, ce parfum, la voix de ma nounou qui résonne, les courses à la supérette du coin, les Sugus pleins les poches, …

 

Cela ne pouvait pas être le fruit du hasard. Revigorés par ce don du ciel, nous poursuivîmes notre ascension d’un pas assuré mais néanmoins prudent :

  • 227 marches : 1 sugus, quel bonheur, un groupe de chinois haletants nous confirme que la montée ne sera pas aisée
  • 352 marches : 1 sugus, je me souviens. Une horde de russes nous montre que la quête sera difficile, heureusement on se serre les coudes
  • 567 marches : 1 sugus, ah ma Suisse chérie, le point de vue commence à être impressionnant
  • 792 marches : 1 sugus : Mes 1ers tours en vélo, 2 charmantes thaïlandaises nous soutiennent
  • 1023 marches : 1 sugus, tant de souvenirs, le sommet est proche
  • 1210 marches : On aperçoit le sommet ! On s’encourage
  • 1260 marches : On y est, nous franchissons la dernière marche ensemble

Nous avons vaincu la montagne. Bouddha nous observe de son regard bienveillant. Le panorama est magnifique. Nous finissons le paquet de Sugus, quelle plénitude. Après de longs moments passés à contempler les environs nous décidâmes de redescendre. Les marches s’enchaînent, le rythme est bon. Les quelques gouttes de pluies ne perturbent pas notre avancée. L'armée de singes tentât bien de nous retenir en ces lieux sacrés mais Fabie la courageuse triomphe. Enfin nous touchons la terre ferme.

 

Nous étions venus chercher un absolu, nous repartons avec une certitude : l'amitié, l’entraide, les souvenirs nous aident à passer toutes les étapes de la vie. Ces moments passés ensembles alimenteront nos discussions pendant bien des soirées...

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A qui profite la crème?


Plongée au coeur d'une formulation solaire par Nath, docteur en chimie organique


Parce qu'on veut être de bonnes mamans et qu'on souhaite le meilleur pour nos chères têtes blondes, on a toutes dans nos bagages la crème solaire dernier cri au plus haut niveau de protection, si possible résistant à l'eau. 

 

Mais avons-nous raison? Petite enquête...

 

Une crème solaire, c'est comme une vinaigrette: une émulsion (mousse) composée d'eau (une phase aqueuse équivalente au vinaigre de la vinaigrette) et d'une huile dans laquelle on injecte les composants qui coupent les rayonnements du soleil (on les appelle les anti-UV). 

 

Pour qu'elle soit homogène et ne forme qu'un seul mélange, on rajoute à notre vinaigrette de la "moutarde" qu'on appelle "tensioactif" (allergènes pour la plupart). 

 

Pour rendre la vinaigrette onctueuse et goûteuse, on varie les plaisirs en huile et condiments. Pour que la crème solaire sente bon, qu'elle soit facile à étaler sans coller on rajoute une trentaine de "condiments" qui sont eux aussi des produits chimiques (stabilisants, émollients, polymères, parfums, ...). Au final, la crème solaire est un mélange de 30 à 40 composants chimiques. 

 

Les anti-UV: 

Il existe deux types d'anti-UV. Les composés minéraux à base de métaux (oxyde de zinc ou dioxyde de titane) et les composés chimiques.

  • Les composés minéraux (oxyde de zinc ou dioxyde de titane) sont difficiles à étaler et laissent un film blanc sur la peau. Alors les industriels ont pensé à réduire la taille de ces composés au niveau "nano": particules de dimensions un million de fois plus petites qu’un cheveu. Du coup: finies les traces blanches! Mais ces oxydes de métaux peuvent rentrer dans la peau surtout si votre enfant a une égratignure et s'accumuler dans l'organisme
  • Les composés chimiques anti-UV sont variés mais certains sont perturbateurs endocriniens (benzophénone, octocrylène, ethylexylmethoxycinnamate, ....). Alors les industriels réduisent leurs quantités ou les remplacent par leurs cousins sur lesquels aucune étude n'existe.
  • Les deux types d'anti-UV sont des polluants sévères des océans et des rivières

Bon d'accord, mais on fait quoi alors? 

 

Un enfant occidental à peau normale peut rester 30 minutes au soleil sans protection. Cela lui permettra de booster sa vitamine D qui protège des allergies (sous crème solaire, la synthèse de vitamine D est impossible et aujourd'hui nombre d'enfants sont carencés et supplémentés par voie orale!)

Après 30 minutes, mieux vaut couvrir l'enfant d'un TShirt anti-UV, une casquette et chercher l'ombre. Si vraiment la crème solaire vous paraît indispensable, contentez-vous d'une protection 15 qui arrête 90% de UVs ne contenant ni oxydes de métal ni les composés chimiques listés plus haut et étaler en couche mince. Quelle que soit la crème, elle est inefficace au bout de deux heures. 


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Un chouïa nature


Sand bubble crab par les enfants du WEF


Nous l'avons rencontré sur une plage de Krabi. En arrivant, nous avons remarqué que nous nous asseyions sur un champ de travail. Nous étions observés!

 

En s'approchant un peu plus, nous avons vu de toutes petites boules de sable dur d'un à deux millimètres de diamètre. 

 

Question: mais qui étaient leurs constructeurs?

Nous sommes restés silencieux, un mini-crabe est sorti d'un petit trou. Il prenait le sable avec ses pinces de devant, formait une boulette en dix secondes et la repoussait sur le côté avec ses pattes de derrière. Puis il refaisait une nouvelle boulette et continuait comme çà toute la journée!

 

Question: mais pourquoi donc ces boulettes? 

Attention, il ne faut pas penser que ce sont de petites crottes. Les crabes veulent manger et filtrent le sable pour récupérer les bons aliments. 

 


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Mais qu'est ce que c'est que ce WEF?

C'est l'histoire de 3 jeunes et jolies chimistes qui étudiaient à Lyon (Manue, Nath et Caro).

 

Un beau matin, en plein cours de chimie minérale elle firent la connaissance d'une nouvelle élève en minijupe. Elles reconnurent en Fabie un quatrième larron. Nos 4 nénettes en pinçaient pour un électronicien à la chevelure (autrefois) luxuriante qui bûchait de l'autre côté du mur. Berny aimait se retrouver entouré de son harem le weekend, il appelait cela ses "week-end filles". Le WEF était né, c'était en 1997: il y a vingt ans!

 

Berny eut de la concurrence et les WEF à 5 devinrent rapidement des WEF à 9, jusqu'à ce qu'un jour, sur le port de Marseille, Berny présenta à ses copines toutes casées une jolie tropézienne prénommée Lilou. Ce fut le début d'une folle aventure à 10, puis 11, puis 12 et aujourd'hui c'est un groupe de 22 petits et grands qui se retrouvent chaque année pour des "Semaines Entre Filles" (SEFs). 

 

C'est au cours d'une soirée d'été bien arrosée que le défi fou de se retrouver sur l'itinéraire des petits coqs a germé. Le lendemain au réveil, personne n'a reculé! Nous voilà aujourd'hui à 22, réunis en Thailande pour la plus invraisemblable des SEFs! 

1998

2017



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1, 2, 3: plongez!


Le baptême de plongée des enfants par Antoine


Hier les enfants de plus de huit ans ont pu partir pour leur baptême de plongée. 

 

On a d'abord appris à communiquer avec les signes de la plongée pour signaler un potentiel problème. Nous nous sommes ensuite équipés de palmes, masque, gilet stabilisateur, détendeur, manomètre et bouteille d'oxygène. 

 

C'est une fois que nous nous sommes levés que nous avons réalisé quel poids pesait sur nos épaules: il était difficile de marcher! Une fois dans l'eau nous avons appris à respirer par la bouche avec le détendeur et comment le remettre sous l'eau en cas de problème. Puis on a utilisé notre stabilisateur qui aide à s'équilibrer dans l'eau et équilibrer nos oreilles. 

 

Enfin, après tous ces préambules, nous avons lâché tout l'air de nos poumons pour descendre au fond de la piscine. On s'est entraîné à vider notre masque et on a joué dans l'eau pour bien apprécier la sensation d'apesanteur. 

 

Tous les enfants ont aimé et espèrent pouvoir un jour plonger en mer!

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De l'arbre au caoutchouc


Par notre envoyée spéciale en Thailande Fabie


Aujourd'hui mercredi, cependant qu'un groupe se préparait à partir pour le baptême de plongée, nous enfourchions nos bicyclettes pour une balade dans une forêt d'hévéas. L'hévéa a été introduit en Thailande au début du 20e siècle. 

 

Maroo notre guide nous explique qu'il faut sept ans à cet arbre au tronc lisse pour être mature et livrer ses premières gouttes de latex. Il produira sept années durant avant de perdre ses feuilles et de mourir. 

 

Le latex est différent de la sève. Celle-ci assure la distribution de l’eau, des sels minéraux ou des sucres alors que le latex est plutôt impliqué dans les mécanismes naturels de défense de l’arbre. Il circule dans un réseau distinct de vaisseaux. 

 

La récolte s'effectue tous les jours à 5 heures du matin à la frontale à l'aide d'un drôle de couteau recourbé et bien  aiguisé. Il faut 1h30 à Maroo et son épouse pour entailler les 400 arbres de son exploitation. Un tiers du tronc est cultivé laissant en jachère les deux autres pour les années futures.

 

Une plantation de 400 arbres livre 100 kg du précieux liquide par semaine et rapporte ainsi 15 euros au propriétaire et 15 à l'exploitant. Le latex ainsi collecté par la coopérative est laminé et séché avant d'être expédié pour utilisations multiples. 

 

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Un typhon nommé Tembin

Nous avons eu chaud à la crête! 

 

Le typhon Tembin qui a touché les Philippines a poursuivi sa route vers le Vietnam puis le sud de la Thailande où nous sommes. Il est passé à quelques dizaines de kilomètres au nord. 

 

Les ouragans, les cyclones et les typhons relèvent du même phénomène météorologique. Ce sont les noms donnés par les scientifiques à ces tempêtes qui changent, selon leur origine.

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Noël au balcon

Merci à tous pour vos messages d'amitié à l'occasion du réveillon de Noël, cela nous a fait chaud au coeur pour notre premier noël hors de notre belle Alsace. 

 

Le père noël a trouvé Anna qui a trouvé sa robe de Belle sous un cocotier. Tous les autres ont été rudement gâtés: les amis sont arrivés la hotte pleine de fromages, de terrines et de foie gras: un trésor!

Et un grand merci à Jean-Philippe de la cave des grands crus qui nous a fait livrer ici en Thailande le vin qui allait avec!

 

Nous ne pouvions espérer de meilleur réveillon qu'un pique-nique sur la plage entourés d'amis chers!

 

Nous vous laissons, c'est déjà l'heure de l'happy hour de ce côté là du monde. 

 

 

- Anna: "tu es sûr qu'il va nous trouver le père noël cette année?"


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Garde-robe


Réponse aux courriers des lecteurs


Que transporte Anna dans son petit sac qui la suit sur toutes les photos? 

 

Mamilou a confectionné et breveté ce petit sac spécialement pour le voyage. Anna est res-pon-sable de son doudou et de sa tototte et on voit en transparence s'ils sont dedans! Au fil du temps, elle a rajouté d'autres trésors: son téléphone portable, un gloss pour être toujours jolie, son chapeau et un coquillage trouvé en Calédonie. 

 

Où Milo a-t-il laissé son chapeau?

 

Le chapeau de Milo que vous aimiez beaucoup est mort de sa belle mort. Humide, sale et déchiré après la croisière vers Flores, nous l'avons lâchement abandonné après des mois de bons et loyaux services. Depuis, sans succès, nous cherchons à le remplacer. 

 

 Au fil des différents pays nous avons pu découvrir les bonnets en laine, les t-shirts des Galápagos, les magnifiques paréos... et tout ça, ça tient dans un petit sac ? (réponse de Lola)

 

Le secret c'est, comme disait papa: "à chaque fois qu'un objet rentre, un autre sort".

 

Dans les Andes jusqu'au mois de Juillet nous avions besoin de bonnets et de vestes car il faisait froid. En Calédonie, nous avons pu les laisser chez Christelle à Nouméa durant nos périples sur les îles. Ensuite, nous les avons donnés à Mamie et Papou à Bali pour qu'ils les ramènent e France. Résultat: nous n'avons plus que des tongs, çà va faire bizarre fin Janvier à Helsinki!

 

En échange des affaires de froid, papou et mamie nous ont ramené les nouveaux bouquins d'école qui sont les plus lourds à transporter (et malheureusement c'est moi qui les porte!). Tout le monde doit réduire sa liste d'habits et de jouets (Anna a eu de nouvelles tongs et on a laissé les anciennes qui étaient devenues trop petites) parce que sinon on dépasse le poids autorisé dans les avionnettes. 

 

Au bout d'un moment c'est un peu dur mais c'est comme çà! Pour les détails, vous pouvez revoir les vidéos de maman!

 

 

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Le coq et les petites poules chinoises

Nous déménageons tous les jours.

 

A chaque nouvelle chambre ses surprises. Comme nous semons derrière nous bien involontairement des souvenirs pour les suivants, nous récupérons aussi ceux de nos prédécesseurs. 

 

Ce matin, nous ramassons sous le lit un exemplaire des p'tites poules, ouvrage de littérature enfantine qui fait référence dont l'auteur est un dessinateur ...alsacien!

 

Anna se réjouit et nous demande de raconter l'histoire... détail cocasse, c'est la traduction ...chinoise!

 

 

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Signalisation

Parfois les panneaux de signalisation nous interpellent. Il y en a eu quelques uns sur le parcours. 

 

Aujourd'hui par exemple, notre chambre est interdite aux durians, des fois que nous en aurions un caché dans nos bagages!

 

Le durian, c'est le fruit qui incommodait Lola au marché (voir photo ci-dessous). Son odeur est si tenace qu'elle subsiste des jours dur(i)ant. 

 

Aux Galapagos, nos roues de vélo devaient se méfier des iguanes et des tortues. En Calédonie, un marquage précisait "attention: tribu" en approche d'un village. En Indonésie, c'est des tsunami ou des volcans qu'il fallait se méfier... exemples choisis.

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Train de nuit

Un tour-du-mondiste routard qui se respecte prend le Chiang Mai - Bangkok. Nous ne voulions faire l'impasse sur ce trajet mythique. Hier soir, nous embarquions pour treize heures de train des frontières du nord jusqu'à la capitale. 

 

Nous avons été surpris par le confort. Vers 19h00, un agent du train vient transformer le wagon banquettes en wagon lit. Il installe les couchettes et les garnit de draps impeccables et d'oreillers confortables. Les rideaux garantissent l'intimité de chacun, on se croirait presque à l'a maison!

 

Treize heures plus tard, c'est au lever du jour que nous débarquons en gare centrale de Bangkok, comme à chaque fois un peu sonnés à l'arrivée... Il reste la matinée à passer avant de pouvoir prendre possession de notre chambre d'hôtel.

 

A midi dès l'ouverture des portes, c'est sieste pour tout le monde!

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Chiang Mai - le musée des illusions


Un photo-reportage de Lola


Hier nous sommes allés voir un musée: le musée 3D de Chiang Mai, sur le thème de l'illusion d'optique.

 

Il y avait plein de décors différents sur le mur ou sur le sol. Nous prenions des positions particulières et maman prenait une photo. Les décors étaient en relief et prenaient vie sur la photo!

 

Parfois avec les distances, les personnages au loin semblent plus petits que ceux qui sont proches. 

 

Cette découverte remplissait notre journée, nous avons bien rigolé tous les trois!

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Cap au sud!

Notre périple dans les terres s'achève.

 

Ce soir, nous prendrons la route du sud: il est temps que nos masques et tubas reprennent du service!

D'abord nous prendrons le mythique train de nuit Chiang Mai - Bangkok, puis un avion nous amènera à Phuket, où nous accueillerons quatre familles amies qui viendront nous rejoindre de France et d'Allemagne pour passer deux semaines avec nous.

 

Après sept mois en quasi huis-clos, vivre à 22 va être un grand changement, nous nous réjouissons de les revoir!


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Itinéraires croisés

Dans le cadre de son travail scolaire, Lola a lu Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne.

Itinéraires croisés vus par Lola. 

 

Phileas Fogg


Petits coqs




Nombre de pays traversés

8

13



Durée du voyage en jours

79

262



Distance parcourue en km

39 426

56 379


Dont vols en km

0

51 785



Bilan carbone en kg de CO2 par personne

11 655

7 261



Phileas Fogg fait un voyage bien différent du nôtre. Il utilise toujours l'argent pour régler ses problèmes. Il a fait un pari qu'il souhaite gagner donc pour lui, seule la ponctualité compte. Il veut toujours être à l'heure et rien d'autre. Il n'hésite pas à faire recours à la violence quand l'argent ne marche pas. 

Contrairement à Philéas, nous voyageons doucement et le temps a moins d'importance. Ne vous inquiétez pas, jamais nous ne faisons appel à la violence! On ne s'achète pas de bateau, on veut juste bien manger! 

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Maîtres coqs

Par Lola et Milo

Hier pour son cadeau d'anniversaire, maman a choisi de tous nous emmener dans une école de cuisine thaï. 

 

Le chef est venu nous chercher pour faire le marché et acheter des produits utiles pour confectionner les recettes que nous avons choisies (papilou, on transpire sur les accords de participe passé!). Il nous a expliqué les principales herbes et plantes qui donnent les saveurs aux plats thaïs, comme la coriandre, la citronnelle, le galanga ou les feuilles de kéfir ou de basilique sacré. 

 

Au menu, curry vert, curry penang, sauté de poulet au basilic sacré, salade de papaye, riz gluant à la mangue, sauté de légumes, px noix de cajou, soupe de coco et soupe tom yum et enfin un pad thai (nouilles sautées). 

 

En Thaïlande, une fois que nous avons tous les ingrédients, on cuisine vite. Nous avions chacun une plaque chauffante et les ustensiles nécessaires. Moi (Lola) j'étais maître cuisson et Milo maître découpe et ingrédients. 

 

Une fois les plats terminés nous avons pu les déguster, quelle journée d'anniversaire savoureuse! 

Le saviez-vous?

 

Le cuisinier à bord d'un bateau est aussi appelé "maître coq". Il a pour mission de rendre les repas agréables malgré des vivres embarquées qui ne sont pas toujours variées. 

Au XIIè siècle, il était appelé « maître queux », issu du latin « coquus » lié à « coquere » qui signifie cuire. Plus tard les français ont emprunté le mot « coq » au « kok » néerlandais qui désignait un cuisinier spécialisé dans la navigation maritime, d'où la limitation d'usage du mot coq dans le monde maritime. 

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Mémoires d'éléphant

Pour ceux qui ont suivi, nous étions coincés à Mae Ma Lai, au milieu de nulle part (spéciale dédicace pour papilou!). Nous avons demandé à la réceptionniste de l'hôtel de nous mener sur la route principale, puis la navette du parc nous a attrapés au vol et menés dans cette vallée éloignée des tribus Karen où vivent les éléphants. C'était risqué mais çà a fonctionné malgré les traductions!

 

Nous voilà donc enfin arrivés pour vivre l'un des grands moments du tour du monde, inspiré il y a quelques années par l'émission "Faut pas rêver" que vous retrouverez plus bas dans ce dossier spécial. 

 

Même si nous ne sommes pas ultra-sensibles à la cause animale, il est impossible de ne pas s'émouvoir devant cette bande de trompes cassées réunie dans un parc pour être soignée et bichonnée. 

 

Lek (c'est son prénom), rachète à leurs propriétaires des éléphants blessés ou maltraités pour leur faire couler des jours heureux auprès de bénévoles et touristes qui préparent 300 à 400 kg de repas quotidien à chacun des 74 protégés. 

 

Certains ont sauté sur des bombes en forêt, d'autres ont été écrasés par des troncs, les troisièmes sont blessés par les sièges en métal de transport de touristes. La plupart a été frappée ou affamée pour travailler et présente à son arrivée des séquelles psychologiques graves (ils se tapent la tête contre les arbres). 

 

En arrivant au camp de Lek, les éléphants recrutent eux-mêmes leur "mahout" (gardien) pour qui l'éléphant devient le travail d'une vie car il devra le nourrir toutes les trois heures (nuit et jour). L'éléphant choisit ensuite ses amis et vit en liberté avec sa bande, se baigne dans la rivière, joue ...et visiblement adore çà!

 

Les touristes sont de plus en plus sensibles à la qualité de vie des bêtes et préfèrent contribuer à leur bien-être que prendre des photos sur leur dos. Le parc prospère, sa mission d'éducation se propage et tout le monde a l'air content! 

 




ABCtiaire de Milo: E comme Elephant

Ma rencontre

 

J'étais en Thaïlande dans "Elephant Nature Park": c'est un parc de protection des animaux. En plus des éléphants il y a aussi des chiens et des chats, mais restons sur les éléphants. Il y avait des petits éléphants avec de grandes histoires émouvantes. Je vais vous en raconter une. Un éléphant effrayé par un groupe de touristes avait peur et comme il était aveugle, il fonçait dans tous les arbres. Un autre éléphant a vu çà et il est venu l'aider. Depuis ce jour ils sont devenus de grands amis. 

 

Partie scientifique 

 

Les éléphants d'Asie sont plus petits que les éléphants d'Afrique. Il a un seul doigt au bout de sa trompe. Il est herbivore et peut manger jusqu'à 10% de son poids chaque jour. 



L'hebdo de Lola

Je vais vous raconter notre séjour chez les éléphants.

 

Nous sommes arrivés dans le parc accueillis par des dizaines de pachydermes, tous plus beaux les uns que les autres et avons commencé à gambader entre les trompes.

 

Nous sommes allés voir deux éléphantes dont l'une blessée par un tronc d'arbre en forêt. Elles étaient douces comme des agneaux et dans leur regard si profond, on voyait qu'elles étaient pleines de sagesse. Toute l'après midi, nous avons regardé ces grandes bêtes puis nous les avons passées à la douche! Mais pas de bol, après le bain les éléphantes se sont roulées dans la boue! Ces grandes bêtes étaient toutes accompagnées d'un "mahout", non pas pour les frapper mais pour les suivre et les guider toute la journée. 

 

Le lendemain matin notre guide nous a fait une visite privée du parc. Nous avons pu voir les mâles qui étaient séparés dans des enclos car ils sont plus agressifs que les femelles. Puis nous avons préparé les boulettes de banane pour les vieilles éléphantes sans dents. Dans la nature, les éléphants perdent leurs dents à 80 ans, ce qui les condamne. Ici au parc, les bénévoles préparent un régime spécial: un mélange de riz, de maïs, fleur de riz, sel, bananes écrasées: et le tour est joué! 

 


- Anna: "j'ai fait un petit éléphant et un grand éléphant"


Le match: éléphant d'Asie et d'Afrique


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Lost in translation


La carte et le territoire


Il arrive que l'on sorte des sentiers battus par goût de l'aventure et d'autres fois simplement parce que l'on s'égare. Aujourd'hui nous avons choisi la seconde option.

 

L'équation était simple, il fallait se rendre d'un point A (Pai) à un point B (le sanctuaire des éléphants) à une date D (le 15 Décembre). On fait çà depuis sept mois, à force on croit savoir faire.

 

Sauf qu'on a voulu jouer aux plus malins. Non, non, on ne prendra pas la navette du sanctuaire qui part de Chiang Mai: comme on vient de Pai, on va s'inventer un mi-chemin et on se rendra au sanctuaire par nos propres moyens.

 

- Vous êtes sûrs? nous demande dans un anglais approximatif le centre de réservation

- Absolument certains! répondent les petits coqs confiants

- Notre navette ne passe pas par cette route, il faudra vous débrouiller! 

 

Le point sur la route doit nous rapprocher, c'est googlemap qui le dit, tout en évitant deux heures de bus chaotiques.

 

Booking.com nous trouve un hébergement pas trop loin (22 km quand même), à Mai Ma Lai. Puis à grand renfort de gestes, nous expliquons au chauffeur de l'express Pai - Chiang Mai que nous souhaitons, nous, nos sacs à dos et nos trois enfants dont l'une endormie sortir ici. Oui, là, ici, précisément, maps.me confirme. Stop on descend. Il se gratte la tête mais obtempère.

 

Sauf qu'à l'hôtel de Mae Ma Lai, il n'y a rien. Ni station de bus, ni de quoi manger, ni taxi, absolument rien! Les interlocuteurs non anglophones à qui nous expliquons l'endroit où nous souhaitons nous rendre poussent de grands cris plaintifs que la langue thaï permet si bien... "ketelug, ketelug!" que nous finissons par interpréter comme "loin, difficile...". Personne ne veut nous y emmener.  

 

Nous voilà maris. Dans un hôtel fantôme au milieu de nulle part, nous grignotons nos derniers chips en préparant une bafouille d'excuse pour le sanctuaire pour demain... Avec un peu de chance ils viendront nous chercher!

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L'herbier de Lola


Le kapokier

    • Date de récolte: 10 octobre 2017
    • Nom de l'espèce: kapokier ou fromager
    • Lieu de récolte: Lombok, Indonésie
    • Étapes de détermination: Bombacaceae
    • Commentaire scientifique: C'est un grand arbre des zones tropicales produisant des fibres végétales imputrescibles nommées "kapok" que l'on l'utilise pour rembourrer des coussins, des matelas et des gilets.
    • Remarques personnelles: Nous en avons vu la première fois à Lombok maman est allée nous en chercher et une fois dans notre hôtel nous l'avons ouvert. A ce moment tout le kapok est sorti de la cabosse comme une explosion de coton! J'ai fait un croquis. 
    • Le bois du Ceiba pentandra est un bois blanc, léger, que l'on utilise pour la fabrication des boîtes à fromage. Ce qui lui a valu son nom de fromager. Certains auteurs disent que ce nom est la déformation de "forme âgée" car le tronc a des reliefs qui peuvent évoquer des rides.

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Portraits croisés

Entre tous les moments excitants que nous vous relatons, il y a des moments d'attente.

On attend à l'aéroport, on attend dans l'avion, à la gare routière, dans le bus, dans le bateau, pour acheter les billets, on fait la queue, bref, y a un tas de temps à occuper.

 

Alors on dégaine l'artillerie des feutres, des crayons et les précieuses feuilles que nous mandions aux réceptionnistes d'hôtel, et les enfants tracent, gomment, crayonnent, esquissent, remettent l'ouvrage sur l'établi et tirent consciencieusement la langue... 

 

Dernièrement ils se sont dessinés mutuellement, nous postons les dernières créations

Lola par Anna, Lola par Milo, Milo par Lola

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Où il est question du roi, du prince et d'un coq

Le crime de lèse-majesté toujours en vigueur en Thaïlande m'oblige à en rester aux faits et rien qu'aux faits. J'émousse ma plume pour l'occasion.

 

Les rois décidément n'ont pas les mêmes destins. Début décembre, alors que nous franchissions le Mékong passant du Laos à la Thaïlande; les uns fêtaient la destitution de leur monarque tandis que les autres le pleuraient. Rama IX, disparu en Octobre 2016, après un règne de 70 ans laissait un trône vacant et un grand vide. Il était considéré comme un demi-Dieu et le père de la nation qu'il avait guidée dès 1946. 

 

Le 5 Décembre les thaïlandais célébraient son anniversaire et la fête des pères, les deux se confondant. Son fils, Rama X prenait sa succession (comme pour notre bon Louis croix-vé-bâton, les thaïlandais empruntent la numérotation romaine).

 

Et le coq dans tout cela me diriez-vous? Ici le volatile change de statut. Il serait - tenez-vous bien - rien moins que l'incarnation du roi après sa mort. Ce statut amène des statues qui se multiplient à chaque coin de rue. 

 

La noblesse de l'animal saute aux yeux. Manifeste.Grandiose. Voici le gallinacé enfin reconnu à sa juste valeur. Effacez tout de suite les sourires de votre visage, ils pourraient bien constituer un crime de lèse-coq. 

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Vilcabamba, Pisac, Vang Vieng, Pai

Certaines cités nous en rappellent d'autres. Certaines ambiances nous renvoient des mois en arrière, sur d'autres continents. Il y a définitivement un profil pour les villes de backpackers, hippies, baba cool, alter, ou comme on voudra bien les appeler. 

 

Si à l'auberge, vous lisez des affiches pour la méditation, le yoga, cela doit vous mettre la puce à l'oreille. Si les occidentaux sont aussi nombreux que les autochtones et se font masser les pieds en vitrine, c'est un second indice. Si les mot "healthy" (sain), "organic" (bio) clignotent sur les enseignes à côté des termes vegan, végétarien et macrobiotique, on chauffe. Si en plus vous êtes à flanc de montagne et que le climat est agréable toute l'année, n'en doutez plus: vous avez atteint une Mecque du voyageur au long cours que vous croiserez le plus souvent coiffé d'un casque tête d'oeuf sur un scoopy, ce scooter branché et maniable. 

  • Vilcabamba en Equateur nous avait fait cette impression, rappelez-vous la vallée des centenaires c'était début Juillet. 
  • Pisac ensuite, dans la vallée sacrée au Pérou, nous y avions mangé des sushis macrobiotiques avec une vingtaine de hippies à dread-locks
  • Vang Vieng au Laos était la dernière en date. Version un peu plus déjantée au pieds des montagnes karstiques pour jeunesse qui se passe

Aujourd'hui, Pai est peut-être la capitale du genre. Reconnaissons que les anciens soixante-huitards savent vivre. Ils portent leur dévolu sur de somptueuses vallées, ne sont pas incommodés par un climat trop rude et méditent sur le sens de la vie face à la montagne. Pour quelques jours, nous les imitons. 

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Le bestiaire de Milo - Z comme zébu


On aurait pu voir le Jaguar, on n'a pas vu l'Urubu, ni la Vigogne ou le Xérus cachés derrière les papyrus. Y'a qu'à revenir pour voir le Yak. Le zébu est tombé à pic ce matin pour clore ce fabuleux bestiaire, nous gardons E comme éléphant pour la semaine prochaine. 

 

Partie scientifique

Le mot "zébu" vient du mot tibétain zéba signifiant "bosse".La bosse du zébu est une partie très importante dans l'anatomie de ce bovidé. Elle constitue un réservoir calorique permettant une adaptation dans des milieux très difficiles (peu de nourriture, sécheresse). 

 

Ma rencontre

 

Ce matin, assis  sur la terrasse de notre maison située dans le nord de la Thailande, papa  nous montre ce qui ressemble à une vache. Cette vache à bosse s' appelle un zébu. 

 

- Quand zébu zé plus soif

(dessin de Milo, blague pourrait être de Zoïa)



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Au poil

Le temps passe, le poil pousse, inexorablement. On peut attribuer cette citation à Lao-Tseu, mais je crois qu'il était imberbe. Alors la citation comme la barbe, je l'assume. Ou je l'assumais, jusqu'à ce que je m’aperçoive que je disparaissais; englouti par le poil!

 

Il était donc temps d'agir, encouragé par Lola, Anna, Milo et menacé par Caro. Je devais me délester de mon costume capillaire emprunté à Robinson. J'étais loin de me douter que ce moment anodin se transformerait en expérience. J’obtempérais quand mon barbier m'invita à prendre place. Une place que je laisserai que deux heures plus tard!  Après un constat sans appel, je lui proposais de faire ce qu'il pourrait pour me rendre un air ...euh... juste un air. 

 

Ce ne fut alors qu’habileté, délicatesse, précision. Je dois bien reconnaître qu'on ne m'avait jamais pris le poil ainsi, dans le bon sens. Plusieurs fois je croyais qu'il avait fini, mais il se remettait à l'ouvrage avec application, variant les onguents et les outils. Sous mes yeux disparaissait l'hirsute et je découvrais face à moi un homme qui me souriait, béat. Il fallait bien quitter mon fauteuil, Chang (appelons-le ainsi) m'y aida, toujours prévenant. Ici s'achevait l'expérience, je retrouvais les miens qui me scrutaient comme s'ils me redécouvraient, en homme neuf. 

 

 

AVANT

APRES


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L'hebdo de Lola - spécial petit-déjeuner


Dans le cadre de son suivi scolaire, Lola a été invitée par sa professeure de biologie qui travaille actuellement sur la nutrition à relater les différents petits-déjeuners expérimentés sur la route.


On mange de tout! Et quand je dis de tout; c'est vraiment de tout: chauve-souris, rat, cochon d'Inde, papaye, pitaya, grillons. Voilà quelques exemples de choses surprenantes que nous avons goûtées. 

 

Mais s'habituer aux petits déjeuners locaux c'est trop demandé!

 

En Equateur, le petit déjeuner traditionnel s'appelle "bolon de verde": une boule de banane plantain frite fourrée de fromage de lama ou de saucisse. Nourrissant mais infect: nous n'avions pas forcément aimé. 

 

En Nouvelle Calédonie, Paulette à Ouvéa nous avait préparé de la confiture de lait de coco: une belle surprise qui remplaça pour une fois notre nutella fétiche.

 

En Asie, le petit déjeuner est considéré comme un repas normal. On trouve surtout du riz, du poulet frit ou en curry (les photos ci dessous ont été prises ce matin à 7h30 à Pai en Thailande du nord) ou des soupes de nouilles. Filan, notre guide de Flores (Indonésie) était dégoûté quand nous lui avons appris que nous buvions du lait de vache!! 

 

Mais pour nous, rien ne remplace nos tartines de nutella. Nous en avons toujours en stock dans notre sac à dos, même si nous le payons parfois à prix d'or. 

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Pai

Nous voici donc à Pai. 

 

Après une semaine de déplacements, en bateau et en bus, nous sommes aujourd'hui "Païens"! Nous nous établirons ici pour une petite semaine.

 

Pai est une petite bourgade tranquille prisée des backpackers, dans une vallée vallonnée du nord de la Thailande. 

 

Nous allons y séjourner tranquillement, visitant les environs grâce à nos scoopys: mobylettes. Au programme: cascades, montagne, sources chaudes et gastronomie Thaï. 

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Chiang Rai

Nous voilà donc en Thaïlande, dernier pays de notre aventure avant le retour pour l'Europe fin Janvier.

 

Dès la frontière traversée, nous sentons une ambiance différente. Aux discrets laos qui baissaient le regard à notre passage succèdent d'enthousiastes thaïs qui alpaguent nos enfants et nous saluent chaleureusement. Les maisons sont en dur; pas de doute, le pays est développé, il fait partie depuis peu des nouveaux pays industrialisés.

 

Au nord où nous sommes, un climat sec et frais attire des touristes locaux qui viennent chercher ici des températures plus supportables qu'à Phuket. Fraîcheur toute relative, puisqu'il fait 27°C en journée et une petite vingtaine la nuit. 

 

De Chiang Khong, nous roulons vers Chiang Rai, puis demain Chiang Mai avant d'atteindre la paisible vallée de Pai où nous nous établirons pour une dizaine de jour. Chiang n'est pas une traduction asiatique d'"embêtant", mais signifie tout simplement "ville" en Thaï du nord.

 

En chemin, nous sommes surpris par les innombrables statues géantes de Bouddha - rouges, blanches, roses, vertes - parsemées dans des endroits aussi déserts qu'improbables. Les temples bleus, blancs, noirs, jaunes, rouges rivalisent d'imagination pour se différencier dans un kitsch exubérant à nos yeux. Ils nous rappellent que 95% des thaïs sont bouddhistes. Nous apprenons qu'aux 7 jours de la semaine, correspondent 7 représentations différentes de Bouddha. Chaque fidèle peut ainsi rendre hommage au Bouddha correspondant au jour de sa naissance. À la manière d’un horoscope, chaque jour de la semaine révèle les qualités de la personne (traits de caractère, jour de chance, couleur fétiche, etc.).

 

Nous débarquons du bus (climatisation artisanale - voir photo) le 5 Décembre, jour de l'anniversaire de Rama IX, souverain disparu l'année dernière après 70 ans de règne. La journée est encore fériée en tant que "fête du père". Les photos du roi défunt et de son fils actuellement sur le trône sont affichées dans chaque maison. 

 

Nous franchissons un nouveau cap dans l'échelle des saveurs et avons sans doute trouvé ici un équivalent à la gastronomie française en terme de qualité et de variété, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Nous nous réjouissons de terminer notre périple par un pays "facile". Nous ne chercherons pas ici à nous confronter à la difficulté, simplement à profiter de l'accueil et des paysages de ce pays qui à première vue, va nous enchanter. 

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Le bestiaire de Milo - T comme Tortue


Partie scientifique

 

Il existe plusieurs espèces de tortues, certaines sont marines (les tortues "grosse-tête") et certaines sont terrestres "les tortues géantes des Galapagos". On dit que les tortues sont très lentes, en effet, leur carapace et la forme de leurs pattes les ralentissent. Les tortues peuvent pondre une centaine d’œufs. Elles peuvent manger des plantes, par exemple des géraniums, des roses et des pissenlits. Les tortues marines mangent essentiellement des algues et des céphalopodes.

 

Ma rencontre

 

J'étais en Equateur aux Galapagos sur l'île d'Isabela, je faisais du snorkeling dans un lagon protégé par la barrière de corail. Les tortues marines étaient là, posées sur le sable, elles nous regardaient avec leurs gros yeux; c'était émouvant. Plus tard, j'ai rencontré la tortue terrestre au détour d'un chemin cette grand-mère semblait pleine de sagesse. On l'a observée longtemps. 



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