Tous les coqs de Manu


Le coq et Téfiti

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Poisson dans l'eau

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Ia orana Moorea

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SuperU avec vue

Nous voici arrivés en Polynésie française dans un mélange de fatigue, d'excitation et d'émotion. 

 

Notre avion de pose en fin d'après-midi et nous sautons dans l'Aremiti (le ferry entre Papeete et Moorea) avec Caroline et Thomas qui ont proposé de nous dépanner pour la nuit avant de nous laisser leur maison et leur voiture à leur départ en vacances en fin de semaine: encore merci à eux et à l'échange de maison! 

 

Nos premiers jours à Moorea sont guidés par leurs précieux conseils et nous démarrons par un ravitaillement au superU. Et là, entre le papier toilette et l'eau minérale, une grande vitre s'ouvre sur la baie de Cook. Manu prend une caisse de Hinano (la bière tahitienne), mais nous n'avons pas la consigne de retour. L'hôtesse de caisse rigole en roulant les "r": "vous êtes nouveaux ici, vous!"

 

Oui nous sommes nouveaux, mais déjà nous envions ceux qui ont décidé de rester. Car Moorea est sublime. Partout où le regard se pose les lignes sont graphiques, les couleurs assorties, la lumière danse avec les nuages pour nous offrir de saisissants spectacles entre le relief déchiré et le lagon. 

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Le jour le plus long...

Une très étrange expérience qui va nous arriver demain puisque nous allons remonter le temps...

 

En franchissant la ligne internationale de la date nous quitterons Auckland le 8 Juillet à 9h00 et nous atterrirons à Papeete 6 heures plus tard mais le 7 Juillet à 16h00! Je vais réserver la nuit du 7 au 8 deux fois: une fois à Auckland et une fois à Papeete, c'est rigolo! 

 

Nous rattraperons ainsi les 12 heures de vie que nous avions perdues il y a deux ans en arrivant dans l'autre sens! (Sebo c'est chouette de relire ton commentaire avec le recul! Voilà on rattrape le temps perdu!)

 

Si déjà ce jour est si long, autant le passer au paradis: nous montons donc au mont Eden, volcan éteint au coeur d'Auckland pour admirer une dernière fois la ville de haut... 

 

PS pour papilou: le nom de Nouvelle-Zélande (« nouvelle terre des mers ») trouve ses origines chez les cartographes néerlandais de l'époque, qui baptisèrent les îles Nova Zeelandiaen honneur de la province néerlandaise de Zélande

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A l'endroit

Faut-il avoir eu la tête à l'envers pour se remettre les idées à l'endroit et replacer patiemment les pièces du puzzle de nos quinze derniers jours?

 

Jusque là, après une infection à la salmonellose contractée dans un restaurant de Kuching, tout était mélangé. Nous voilà donc en hiver en plein été mais pourquoi pas, il n'y a plus de saisons. Et après les chaleurs humide de Singapour, moite de Bornéo, suffocante de la jungle, cette baisse de température redonne des couleurs à notre plumage d'été. La mémoire revient comme l’appétit après un jeûne post-gastro. On se souvient alors avec netteté de nos entretiens avec la reine d'Angleterre à l'heure du thé et de nos échanges sur le Brexit avec Boris. On retrouve aussi traces de nos selfies échangés dans le métro singapourien ou l'art d'obéir n'a d'égal que notre génie de la contestation. On repense aux singes qui observent leurs cousins perchés dans la forêt menacée par la jungle urbaine. On se remémore les spécialités du Sarawak mitonnées par d'anciens coupeurs de tête qui émincent les oignons comme pas deux. 

 

Ici en Nouvelle Zélande, le coq a retrouvé sa plume et bientôt VaiAnna retrouvera son île. 

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Ki eût vu le kiwi?


Les néo-zélandais sont des "kiwis". Mais ils ne se mangent pas, ne s'épluchent pas et n'essayez pas de les déguster à la cuillère.

 

Non, il s'agit d'un curieux oiseau qui est devenu emblème national. Ce n'est pas un fruit, mais la question reste entière. Qu'est-ce que c'est que cet animal qui se veut oiseau mais ne vole pas? Il fait partie de la famille des ratites, il passe son temps à se cacher dans un terrier et le mâle prend soin de sa progéniture au point de la couver.

 

Pas étonnant que la bête soit en voie d'extinction! Le coq me fait dire que s'ils en étaient si fiers, les all-blacks l'arboreraient sur leur tunique en lieu et place de la fougère. C'est de bonne guerre avant la première coupe du monde de rugby où le 15 du coq risque de finir en omelette face aux géants noirs. 

 

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Good morning Auckland!

Après une escale à l'aéroport de papilou (Changi Airport de Singapour) et une nuit dans l'avion, nous arrivons à Auckland en Nouvelle Zélande. Nous ne resterons que quelques jours ici, c'est dommage car nous aimerions bien visiter ce bout de terre qui a l'air fascinant, mais il faudra revenir en Décembre car c'est l'hiver ici et il y fait froid. 

 

Les douaniers sont souriants à l'accueil, mais attention: les chiens sont dressés pour repérer tout produit organique. Interdiction ici d'importer fruits, graines ou autre matériel vivant. Nous nous débarrassons donc discrètement de l’œuf de tortue mort offert par le ranger à Tanjung Datu. Les chiens repèrent le nutella dont nous avons fait un stock avant d'arriver dans le Pacifique, mais c'est bon, ça passe, ouf!

 

La température est de 11 degrés, le climat est semblable à celui de Janvier dans le sud de la France: nous ne sommes pas fâchés de quitter les moustiques! Après avoir passé la nuit dans l'avion et encaissé 5 nouvelles heures de décalage horaire, nous sommes un peu chamboulés. Il faut s'habituer à la monnaie et au cours des choses. J'ai loué une voiture de location par internet, Manu reçoit une formation accélérée pour rouler à gauche avec une voiture automatique et hop! C'est parti!

 

Ici aussi, une maison nous attend grâce à l'échange. Nous découvrons la cachette de la boite à clés et notre nouveau logis pour quelques jours... très spacieux, quelle chance! Il y a des citrons dans le jardin, Manu improvise un atelier sirop avec les enfants....

 

 

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Selamat tinggal Sarawak

Voilà donc deux semaines que nous sommes au Sarawak, région malaise du nord-ouest de l'île de Bornéo que se partagent l'Indonésie au sud, la Malaisie et le Brunei au nord depuis les accords entre l'Angleterre et les Pays Bas au 19e siècle. 

 

Bornéo est musulmane à 68% en particulier au sultanat de Brunei qui pratique depuis cette année la charia la plus stricte du monde. Ici au Sarawak voisin nous ne ressentons pas de pression particulière et il est même possible de trouver ici des shorts pour les filles (ce qui n'était pas le cas à Kuala Lumpur). 

 

La région du Sarawak voue une tendresse particulière à trois "rajahs blancs", des descendants britanniques venus d'Inde pour gouverner semble-t-il avec justice durant les cent ans qui ont précédé la seconde guerre mondiale. Après la guerre et quatre ans d'occupation japonaise, le Sarawak et le Sabah sont cédés à la couronne d'Angleterre avant de rejoindre la fédération de Malaisie en 1963. Aujourd'hui ces deux états excentrés du pouvoir ont la sensation de se faire dépouiller de ses ressources par le gouvernement central de Kuala Lumpur. 

 

De la colonisation anglaise, les sarawakiens ont conservé des bâtiments (ci-dessous les photos d'un ancien pensionnat catholique dans lequel nous logeons), et la langue qui est enseignée depuis l'école primaire et qui donne à tous ici un avantage certain dans les échanges commerciaux. Très favorisé par rapport à sa voisine indonésienne Kalimantan, l'état du Sarawak finance intégralement l'éducation et la santé de ses citoyens grâce à l'exploitation de son pétrole. Ses citoyens sont par conséquents assez peu critiques vis-à-vis du pouvoir. Quand nous abordons avec nos guides les enjeux de déforestation, ils renvoient la balle du côté indonésien il est vrai moins pourvu en or noir. 

 

Un changement de gouvernement local en 2014 a soufflé un vent d'espoir après 14 ans de suspicion de corruption au plus haut niveau de l'état. Le nouveau premier ministre se dit sensible à la protection des ressources de sa région, l'une des plus riches de la planète en matière de biodiversité mais aussi l'une des plus menacées. De par son caractère insulaire, l'île a développé "une épidémie d'endémies" où les espèces ont évolué sans mélange avec d'autres région. La superstar incontestée, étendard de l'île est sans conteste l'orang-outan aujourd'hui menacé d'extinction. 

 

La réserve de Semenggoh où nous avons pu les observer abrite 31 spécimen en semi-liberté. Ils sont libres de venir au nourrissage deux fois par jour s'ils ne trouvent pas ce qu'il leur faut dans le parc... 

 

 

 

 

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Calao Rhinocéros


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Tanjung Datu

Après le parc national de Bako, site touristique incontournable du secteur, nous décidons de sortir des sentiers battus pour explorer des territoires plus confidentiels. 

 

Nous avons choisi pour ceci le centre de conservation des tortues marines de Tanjung Datu. Par le plus grand des hasards, nous tombons en période de ponte. 

 

La mission du parc est d'identifier, comptabiliser et protéger les oeufs des tortues marines pour espérer contribuer au repeuplement de cette espèce menacée.

Toute la nuit, les gardiens surveillent la plage, observent et marquent les tortues qui montent pondre. Une fois celles-ci retournées à la mer, le nid est vidé de ses oeufs par les gardiens qui les placent à l'abri des varans. Quarante jours plus tard, l'éclosion à lieu et les petits rejoignent la mer. Un sur dix environ survivra jusqu'à l'âge adulte.

 

Durant trois jours, nous serons les seuls touristes dans le parc, nous pourrons observer la faune et la flore et accompagner le travail des scientifiques et rangers qui travaillent ici. Nous avons aussi eu la chance d'assister à une ponte mais aussi deux éclosions! 

Pauvre tortue (Milo)

Hier, nous sommes arrivés au parc national de Tanjung Datu. On était les seuls touristes. Seuls au monde: on en profite! Le soir à 6 heures, on prend les lampes-torches et on part dans une jungle hostile. 

Quand on arrive sur la plage, suspense: des traces, on les suit, et là, on découvre notre première tortue. 

C'est émouvant une tortue qui se traîne, elle essaie de creuser mais elle est tellement lourde que chaque geste lui demande un effort énorme. 

Nous sommes si près d'elle que nous entendons sa respiration. Mais celle-ci repart sans pondre: elle repart à l'eau. Un peu plus loin, un ranger nous indique une tortue qui vient de pondre et qui recouvre son nid. Elle a pondu 63 oeufs dont environ 5 arriveront peut-être à l'âge adulte.


Le commencement de sa vie (Lola)

Nous étions là, tard dans la nuit, une cinquantaine de petites boules de vie dans les mains. 

Nous avions longuement fixé la maman avant de les déterrer et de les emmener dans la cage d'éclosion. La cage d'éclosion est l'endroit où les oeufs restent à l'abri des varans jusqu'à leur naissance. 

Quand le guide eût rebouché le trou après avoir soigneusement déposé toute la cargaison dedans, je fixai longuement les cages des récoltes du mois dernier pour essayer d'y apercevoir quelque chose d'inattendu. 

Soudain, mon regard se stoppa sur deux petites choses noires qui s'agitaient dans le sable. Je regardai attentivement, puis poussai un cri de surprise! C'était (pour moi) les pattes d'une petite tortue qui se trouvait là. 

Pour confirmer mon opinion, je me penchai un peu. Ayant remarqué ce que je fixais, le guide creusa un peu à cet endroit précis. Et là! Une minuscule tortue se trouvait dans ses mains! A peine aussi grande que sa paume. 

Il la mit dans un seau et me le tendit en me disant: "You can put the baby turtle on the beach". A ces mots, il m'invitait à la libérer! Je sautai de joie intérieurement: moi avoir ce privilège? 

Nous nous dirigions vers la plage à marée basse. Je posai le seau au sol et pris le bébé tortue. Elle était si petite et si mignonne! Je la posai sur le sol et aussi forte qu'elle était elle se mit à commencer un marathon vers la mer.

Guidée par le faisceau de lumière du ranger, elle avança avec peine vers l'océan. Après un temps qui nous parut infini, nous la voyons enfin rejoindre les vagues. C'était très émouvant. Je repars fière de l'avoir libérée. Bonne chance petite tortue!

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Les as de la jungle

De la jungle, nous avions gardé l'image d'Epinal de notre première incursion en Amazonie. Un souvenir sans doute enjolivé par la découverte et par le temps qui est passé. peut-être avons nous oublié depuis les désagréments pour ne garder que les yeux écarquillés des enfants. 

 

Toujours est-il que nous ne nous sommes pas sentis en sécurité dans la jungle de Bornéo. Il y a quelques bonnes nouvelles tous de même: pas de paludisme enregistré ces derniers mois, pas de grosses araignées ici et saison sèche donc "peu" de moustiques. Pour le reste c'est une autre histoire: Bornéo est le pays des serpents. Cobras royaux, vipères, pythons au programme des randonnées en forêt. Notre guide nous aidera à les éviter. Le climat est assez difficile à supporter pour les pauvres animaux à peau blanche que nous sommes. Nous investissons un temps à tenter de nous protéger des attaques, surtout celles des moustiques. De nos bonnes intentions de ne pas contaminer notre environnement il ne reste pas grand chose après les premières piqûres infectées de nos enfants. Nous optons donc pour le produit de synthèse le plus fort qui se révélera bien dérisoire. Ma chaleur et l'humidité ne nous laissent aucun répit, pas même la nuit. C'est donc avec soulagement que nous retrouvons notre chambre d'hôtel en ville après quatre jours en jungle que nous allons vous raconter... 

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Kuching: chat alors!

Bienvenue à chat-natown. Kuching signifie littéralement "chat" dans la langue locale. Ici les chats sont les maîtres des lieux et le coq cède sa place sur les piédestaux (jamais le coq ne se prêterait à une telle mise en scène!).  La ville nous sert de camp de base et nous en profitons pour goûter à l'excellente cuisine du Sarawak, laissant les croquettes aux félins. 

 

La nuit nous constatons à nos dépends que les chats ne se couchent pas avec les poules: bientôt nous retrouverons la quiétude des parcs où cette fois le moustique règne en maître. Nous partons demain pour quatre jours à Tanjun Datu, un autre des nombreux parc nationaux du secteur. 

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Shacoq



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Devise Royale

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Coq Saves The Queen

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Coq Back!

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Vous faites quoi le 24 Mars?

Nous voilà rentrés au poulailler! Quelques jours plus tôt que prévu pour ménager une petite surprise... Nous sommes sains et saufs! 

 

Vous avez été nombreux à nous suivre... plus de 13 000 visiteurs et 40 000 pages vues depuis notre départ en Mai (statistiques du site). Certains sont venus même tous les jours, nous vous remercions chaleureusement pour tous vos messages d'encouragement durant ce périple. Notre vie reprend son cours, les enfants sont allés à l'école aujourd'hui.

 

Vous connaissez tout de nous, vous nous avez vus en pyjama, en maillot de bain, malades ou bronzés mais nous ne savons presque rien de vous. Venez nous voir!

 


Le 24 Mars 2018 à 11h30 pour un casse-croûte de printemps zéro déchets


Lecteurs anonymes ou commentateurs fidèles, nous serions ravis de pouvoir vous rencontrer. Si cela vous dit de voir les coqs en vrai, écrivez-nous (voir page contact de notre blog, cliquez ici) pour confirmer votre présence et nous vous contacterons pour les détails logistiques. 

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Le dernier coq


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Les temples et les voies qui y mènent

Bangkok possède deux types de temples. Les premiers, connus sous le noms de "malls", temples de la consommation, nous engloutissaient hier avec pour mission de chausser les enfants de neuf pour affronter les bouleversements climatiques qui nous attendent.

 

Aujourd'hui, à peine remis, nous avons coché les seconds au Wat Pho, temple du bouddha couché. Si les Dieux pouvaient se détendre, les simples mortels sont soumis aux joies des transports dans la mégapole. Après avoir examiné les mille-et-unes possibilités, nous décidons d'emprunter les voies du fleuve qui s’avéreront impénétrables. Passées les négociations avec le taxi, évités les attrape-touristes, nous embarquions en pères à peu près peinards sur la grand mare des canards qui ici se nomme "Chao Phraya River". Le ferry public a un grand avantage: il flotte. 

 

Passé cela, le rafiot tangue, avance sur le clapot, avale les passagers et les recrache sur les quais sans autre forme de procès. Pour organiser le tout, une mégère braille, vilipende les plus lents et vise les tickets. Sortis de la gueule du monstre, il nous faut quelques instants avant de continuer jusqu'aux abords du temple où les marchands de plus en plus nombreux nous confirmaient que nous approchions. 

 

Certains de trouver le bouddha dans la même position, nous pouvions ralentir le pas et franchir sereinement les portes du Wat où les touristes patients comme le bonze faisaient la queue. Sachant que le plus grand nous attendait à la sortie, nous pouvions nous perdre dans les dédales du temple pour y découvrir les autres. Les petits, les moyens, les grands, les assis, les debouts, les dorés, tous imperturbables. Sages comme des images, nos petits moine-aux affrontaient la chaleur et la foule avec grand courage. Pour finir, le voilà enfin: il est immense, il est doré, il est couché; le veinard! 

 

Nos jambes sont lourdes et nous n'avons plus la force d'engager les duels de perches à selfie pour réaliser "la" photo magazine que chacun ajoutera à son profil. Nous quittons le temple par les mêmes voies du fleuve, avec l'enseignement du bouddha adapté: dompte ton esprit. Nous ne perdrons donc pas patience malgré les détours. Nous ne bafferons pas la mégère qui nous harangue. Et nous accepterons sans faillir l'issue d'une négociation à l'avantage de la fripouille de taxi qui nous ramènera du port. 

 

Nous voilà de retour. Et pour quelques instants, le temps d'une méditation bien méritée, nous adoptons à notre tour la position du grand Bouddha: couchée. 

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Bangkok: toponymie

Après une petite semaine de repos à Koh Lanta, nous voilà arrivés à Bangkok, capitale de la Thaïlande.

 

Bangkok n'est que l’abréviation du nom complet de la ville qui est le suivant: 

  • en thaï :

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

  • sa signification :

Ville des dieux, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn.

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Retour vers le futur

Ça y est, notre retour est programmé. La dolorean devrait nous ramener dans notre époque à l'heure prévue. En attendant, quelques questions nous taraudent: 

 

  • Sommes-nous prêts à affronter ce voyage dans l'espace et le temps?
  • Combien de temps nous faudra-t-il pour perdre le dernier grain de sable dans nos chaussures?
  • Saurons-nous rouler du bon côté en respectant le code de la route?
  • Supporterons-nous les couches de vêtements, les chaussettes dans les chaussures
  • Trouverons-nous notre chemin dans les rayons des supermarchés?

Chers amis de l'autre bout du monde, si vous nous trouvez égarés sur un parking, hélant un tuk-tuk qui ne viendra pas, raccompagnez-nous en jouant le jeu et en négociant la course. 

 

Une réinsertion en douceur exige ce temps d'adaptation. 

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Le coq vide son sac

Ahhh.... après deux semaines de congé maladie, on retrouve enfin le coq!


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Canards boiteux


Une fantastique épopée du WEF par Day


Bienvenue pour ce point à presque fin de parcours de la course à la race du boulet du WEF.

 

Bien avant le départ, Day avait annoncé la couleur en se plaignant de maux de dos et de moral général en berne. Ce beau départ ne semblait pas avoir motivé grand monde, mais grâce à Nath et ses douleurs pectorales, la compet’ était enfin lancée, et ce même avant le départ. Le ton était donné !

 

Toujours avec un temps d’avance, Day décide de démarrer le WEF en trombe et annonce la grippe le jour du départ. Quel talent ce Day ! Il prend logiquement la tête à la race.

 

Le groupe est maintenant à Phuket, le lieu paradisiaque n’aide pas à se motiver, et Day (encore lui !) donne le tempo. Une nuit avec des maux de ventre lui donne encore de l’avance. Vexé, le reste du groupe sent la compet’ lui échapper. Un match de foot contre une sélection du reste du monde va donner à Régis et Manu l’occasion idéale pour briller. Déchirure de la cuisse pour Régis, cheville tordue pour Manu suite à un contact avec un perfide anglais. Journée réussie, Manu et Régis reviennent à hauteur de Day et pour l’honneur, le match de foot est gagné !

 

Ce bel exploit à deux donne des idées à Caro qui se lance de la plus belle des manières. Nuit blanche, maux de ventre, et surtout un malaise vagal magnifique lors de la visite de la plantation d’arbres à caoutchouc. Elle prend logiquement la tête, d’autant que Day décide de quitter la compétition suite à une remarque désobligeante de Nathalie : « Day, il est pas chiant quand il a la grippe ». Il en restera là pour le reste du séjour.

 

Le changement d’air vers Krabi démotive pas mal de monde et c’et le calme plat pendant plusieurs jours. Manue tente bien une légère panique en cachant elle-même les passeports des Brice mais personne n’est dupe. Elle n’est tout simplement pas au niveau. Le speed-boat et son skipper idiot fournira à Nath une occase de briller avec quelques douleurs mais rien n’y fait, pas assez motivée, elle laisse Caro en tête.

 

Une fois sur Koh Jum, tout le monde semble résigné. Caro et son malaise vagal sont trop forts. Fabie tente tout de même une sortie de route en scooter qui aurait pu valoir cher au classement. Mais mal préparée, l’opération est un fiasco. Un retournement de situation allait pourtant tout remettre en cause. Le poulet avarié, spécialité de l’île, permettait à Lola, Marie, Laure et Jo un inattendu tir groupé. Tout est relancé !

 

Vexé que la famille Moyne n’ait rien fait depuis le début du séjour, Berny prend les choses en main, et réalise un incroyable coup d’éclat auquel personne n’avait pensé dans ce lieu pourtant propice : l’insolation. Fièvre de cheval et une journée au lit lui permettent de coiffer Caro sur le fil. Berny ne se couche qu’une fois, mais quel couché !

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2017 à la niche!

Les chinois fêteront leur nouvelle année en Février... le coq cédera la place au chien.  

 

Les thaïs et leurs voisins lao et cambodgiens changeront d'année en Avril selon un calendrier bouddhique luni-solaire basé sur le traité d'astronomie Surya Siddhanta qui date du III siècle. Sa date de départ est le parinirvâna du Bouddha, fixé à 543 avant JC, ils passeront donc en l'an de grâce 2561, çà nous met un coup de jeune! 

 

 

Quand à nous, nous venons de clôturer l'année la plus courte de notre existence. Non seulement nous avons trinqué 6 heures avant vous tous en métropole, mais nous avions déjà perdu 12 heures lors de la traversée du Pacifique, rappelez-vous, c'était en Août dernier!  

 

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Un chouïa nature


Sand bubble crab par les enfants du WEF


Nous l'avons rencontré sur une plage de Krabi. En arrivant, nous avons remarqué que nous nous asseyions sur un champ de travail. Nous étions observés!

 

En s'approchant un peu plus, nous avons vu de toutes petites boules de sable dur d'un à deux millimètres de diamètre. 

 

Question: mais qui étaient leurs constructeurs?

Nous sommes restés silencieux, un mini-crabe est sorti d'un petit trou. Il prenait le sable avec ses pinces de devant, formait une boulette en dix secondes et la repoussait sur le côté avec ses pattes de derrière. Puis il refaisait une nouvelle boulette et continuait comme çà toute la journée!

 

Question: mais pourquoi donc ces boulettes? 

Attention, il ne faut pas penser que ce sont de petites crottes. Les crabes veulent manger et filtrent le sable pour récupérer les bons aliments. 

 


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Noël au balcon

Merci à tous pour vos messages d'amitié à l'occasion du réveillon de Noël, cela nous a fait chaud au coeur pour notre premier noël hors de notre belle Alsace. 

 

Le père noël a trouvé Anna qui a trouvé sa robe de Belle sous un cocotier. Tous les autres ont été rudement gâtés: les amis sont arrivés la hotte pleine de fromages, de terrines et de foie gras: un trésor!

Et un grand merci à Jean-Philippe de la cave des grands crus qui nous a fait livrer ici en Thailande le vin qui allait avec!

 

Nous ne pouvions espérer de meilleur réveillon qu'un pique-nique sur la plage entourés d'amis chers!

 

Nous vous laissons, c'est déjà l'heure de l'happy hour de ce côté là du monde. 

 

 

- Anna: "tu es sûr qu'il va nous trouver le père noël cette année?"


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Garde-robe


Réponse aux courriers des lecteurs


Que transporte Anna dans son petit sac qui la suit sur toutes les photos? 

 

Mamilou a confectionné et breveté ce petit sac spécialement pour le voyage. Anna est res-pon-sable de son doudou et de sa tototte et on voit en transparence s'ils sont dedans! Au fil du temps, elle a rajouté d'autres trésors: son téléphone portable, un gloss pour être toujours jolie, son chapeau et un coquillage trouvé en Calédonie. 

 

Où Milo a-t-il laissé son chapeau?

 

Le chapeau de Milo que vous aimiez beaucoup est mort de sa belle mort. Humide, sale et déchiré après la croisière vers Flores, nous l'avons lâchement abandonné après des mois de bons et loyaux services. Depuis, sans succès, nous cherchons à le remplacer. 

 

 Au fil des différents pays nous avons pu découvrir les bonnets en laine, les t-shirts des Galápagos, les magnifiques paréos... et tout ça, ça tient dans un petit sac ? (réponse de Lola)

 

Le secret c'est, comme disait papa: "à chaque fois qu'un objet rentre, un autre sort".

 

Dans les Andes jusqu'au mois de Juillet nous avions besoin de bonnets et de vestes car il faisait froid. En Calédonie, nous avons pu les laisser chez Christelle à Nouméa durant nos périples sur les îles. Ensuite, nous les avons donnés à Mamie et Papou à Bali pour qu'ils les ramènent e France. Résultat: nous n'avons plus que des tongs, çà va faire bizarre fin Janvier à Helsinki!

 

En échange des affaires de froid, papou et mamie nous ont ramené les nouveaux bouquins d'école qui sont les plus lourds à transporter (et malheureusement c'est moi qui les porte!). Tout le monde doit réduire sa liste d'habits et de jouets (Anna a eu de nouvelles tongs et on a laissé les anciennes qui étaient devenues trop petites) parce que sinon on dépasse le poids autorisé dans les avionnettes. 

 

Au bout d'un moment c'est un peu dur mais c'est comme çà! Pour les détails, vous pouvez revoir les vidéos de maman!

 

 

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Train de nuit

Un tour-du-mondiste routard qui se respecte prend le Chiang Mai - Bangkok. Nous ne voulions faire l'impasse sur ce trajet mythique. Hier soir, nous embarquions pour treize heures de train des frontières du nord jusqu'à la capitale. 

 

Nous avons été surpris par le confort. Vers 19h00, un agent du train vient transformer le wagon banquettes en wagon lit. Il installe les couchettes et les garnit de draps impeccables et d'oreillers confortables. Les rideaux garantissent l'intimité de chacun, on se croirait presque à l'a maison!

 

Treize heures plus tard, c'est au lever du jour que nous débarquons en gare centrale de Bangkok, comme à chaque fois un peu sonnés à l'arrivée... Il reste la matinée à passer avant de pouvoir prendre possession de notre chambre d'hôtel.

 

A midi dès l'ouverture des portes, c'est sieste pour tout le monde!

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Cap au sud!

Notre périple dans les terres s'achève.

 

Ce soir, nous prendrons la route du sud: il est temps que nos masques et tubas reprennent du service!

D'abord nous prendrons le mythique train de nuit Chiang Mai - Bangkok, puis un avion nous amènera à Phuket, où nous accueillerons quatre familles amies qui viendront nous rejoindre de France et d'Allemagne pour passer deux semaines avec nous.

 

Après sept mois en quasi huis-clos, vivre à 22 va être un grand changement, nous nous réjouissons de les revoir!


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Maîtres coqs

Par Lola et Milo

Hier pour son cadeau d'anniversaire, maman a choisi de tous nous emmener dans une école de cuisine thaï. 

 

Le chef est venu nous chercher pour faire le marché et acheter des produits utiles pour confectionner les recettes que nous avons choisies (papilou, on transpire sur les accords de participe passé!). Il nous a expliqué les principales herbes et plantes qui donnent les saveurs aux plats thaïs, comme la coriandre, la citronnelle, le galanga ou les feuilles de kéfir ou de basilique sacré. 

 

Au menu, curry vert, curry penang, sauté de poulet au basilic sacré, salade de papaye, riz gluant à la mangue, sauté de légumes, px noix de cajou, soupe de coco et soupe tom yum et enfin un pad thai (nouilles sautées). 

 

En Thaïlande, une fois que nous avons tous les ingrédients, on cuisine vite. Nous avions chacun une plaque chauffante et les ustensiles nécessaires. Moi (Lola) j'étais maître cuisson et Milo maître découpe et ingrédients. 

 

Une fois les plats terminés nous avons pu les déguster, quelle journée d'anniversaire savoureuse! 

Le saviez-vous?

 

Le cuisinier à bord d'un bateau est aussi appelé "maître coq". Il a pour mission de rendre les repas agréables malgré des vivres embarquées qui ne sont pas toujours variées. 

Au XIIè siècle, il était appelé « maître queux », issu du latin « coquus » lié à « coquere » qui signifie cuire. Plus tard les français ont emprunté le mot « coq » au « kok » néerlandais qui désignait un cuisinier spécialisé dans la navigation maritime, d'où la limitation d'usage du mot coq dans le monde maritime. 

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Mémoires d'éléphant

Pour ceux qui ont suivi, nous étions coincés à Mae Ma Lai, au milieu de nulle part (spéciale dédicace pour papilou!). Nous avons demandé à la réceptionniste de l'hôtel de nous mener sur la route principale, puis la navette du parc nous a attrapés au vol et menés dans cette vallée éloignée des tribus Karen où vivent les éléphants. C'était risqué mais çà a fonctionné malgré les traductions!

 

Nous voilà donc enfin arrivés pour vivre l'un des grands moments du tour du monde, inspiré il y a quelques années par l'émission "Faut pas rêver" que vous retrouverez plus bas dans ce dossier spécial. 

 

Même si nous ne sommes pas ultra-sensibles à la cause animale, il est impossible de ne pas s'émouvoir devant cette bande de trompes cassées réunie dans un parc pour être soignée et bichonnée. 

 

Lek (c'est son prénom), rachète à leurs propriétaires des éléphants blessés ou maltraités pour leur faire couler des jours heureux auprès de bénévoles et touristes qui préparent 300 à 400 kg de repas quotidien à chacun des 74 protégés. 

 

Certains ont sauté sur des bombes en forêt, d'autres ont été écrasés par des troncs, les troisièmes sont blessés par les sièges en métal de transport de touristes. La plupart a été frappée ou affamée pour travailler et présente à son arrivée des séquelles psychologiques graves (ils se tapent la tête contre les arbres). 

 

En arrivant au camp de Lek, les éléphants recrutent eux-mêmes leur "mahout" (gardien) pour qui l'éléphant devient le travail d'une vie car il devra le nourrir toutes les trois heures (nuit et jour). L'éléphant choisit ensuite ses amis et vit en liberté avec sa bande, se baigne dans la rivière, joue ...et visiblement adore çà!

 

Les touristes sont de plus en plus sensibles à la qualité de vie des bêtes et préfèrent contribuer à leur bien-être que prendre des photos sur leur dos. Le parc prospère, sa mission d'éducation se propage et tout le monde a l'air content! 

 




ABCtiaire de Milo: E comme Elephant

Ma rencontre

 

J'étais en Thaïlande dans "Elephant Nature Park": c'est un parc de protection des animaux. En plus des éléphants il y a aussi des chiens et des chats, mais restons sur les éléphants. Il y avait des petits éléphants avec de grandes histoires émouvantes. Je vais vous en raconter une. Un éléphant effrayé par un groupe de touristes avait peur et comme il était aveugle, il fonçait dans tous les arbres. Un autre éléphant a vu çà et il est venu l'aider. Depuis ce jour ils sont devenus de grands amis. 

 

Partie scientifique 

 

Les éléphants d'Asie sont plus petits que les éléphants d'Afrique. Il a un seul doigt au bout de sa trompe. Il est herbivore et peut manger jusqu'à 10% de son poids chaque jour. 



L'hebdo de Lola

Je vais vous raconter notre séjour chez les éléphants.

 

Nous sommes arrivés dans le parc accueillis par des dizaines de pachydermes, tous plus beaux les uns que les autres et avons commencé à gambader entre les trompes.

 

Nous sommes allés voir deux éléphantes dont l'une blessée par un tronc d'arbre en forêt. Elles étaient douces comme des agneaux et dans leur regard si profond, on voyait qu'elles étaient pleines de sagesse. Toute l'après midi, nous avons regardé ces grandes bêtes puis nous les avons passées à la douche! Mais pas de bol, après le bain les éléphantes se sont roulées dans la boue! Ces grandes bêtes étaient toutes accompagnées d'un "mahout", non pas pour les frapper mais pour les suivre et les guider toute la journée. 

 

Le lendemain matin notre guide nous a fait une visite privée du parc. Nous avons pu voir les mâles qui étaient séparés dans des enclos car ils sont plus agressifs que les femelles. Puis nous avons préparé les boulettes de banane pour les vieilles éléphantes sans dents. Dans la nature, les éléphants perdent leurs dents à 80 ans, ce qui les condamne. Ici au parc, les bénévoles préparent un régime spécial: un mélange de riz, de maïs, fleur de riz, sel, bananes écrasées: et le tour est joué! 

 


- Anna: "j'ai fait un petit éléphant et un grand éléphant"


Le match: éléphant d'Asie et d'Afrique


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Où il est question du roi, du prince et d'un coq

Le crime de lèse-majesté toujours en vigueur en Thaïlande m'oblige à en rester aux faits et rien qu'aux faits. J'émousse ma plume pour l'occasion.

 

Les rois décidément n'ont pas les mêmes destins. Début décembre, alors que nous franchissions le Mékong passant du Laos à la Thaïlande; les uns fêtaient la destitution de leur monarque tandis que les autres le pleuraient. Rama IX, disparu en Octobre 2016, après un règne de 70 ans laissait un trône vacant et un grand vide. Il était considéré comme un demi-Dieu et le père de la nation qu'il avait guidée dès 1946. 

 

Le 5 Décembre les thaïlandais célébraient son anniversaire et la fête des pères, les deux se confondant. Son fils, Rama X prenait sa succession (comme pour notre bon Louis croix-vé-bâton, les thaïlandais empruntent la numérotation romaine).

 

Et le coq dans tout cela me diriez-vous? Ici le volatile change de statut. Il serait - tenez-vous bien - rien moins que l'incarnation du roi après sa mort. Ce statut amène des statues qui se multiplient à chaque coin de rue. 

 

La noblesse de l'animal saute aux yeux. Manifeste.Grandiose. Voici le gallinacé enfin reconnu à sa juste valeur. Effacez tout de suite les sourires de votre visage, ils pourraient bien constituer un crime de lèse-coq. 

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Au poil

Le temps passe, le poil pousse, inexorablement. On peut attribuer cette citation à Lao-Tseu, mais je crois qu'il était imberbe. Alors la citation comme la barbe, je l'assume. Ou je l'assumais, jusqu'à ce que je m’aperçoive que je disparaissais; englouti par le poil!

 

Il était donc temps d'agir, encouragé par Lola, Anna, Milo et menacé par Caro. Je devais me délester de mon costume capillaire emprunté à Robinson. J'étais loin de me douter que ce moment anodin se transformerait en expérience. J’obtempérais quand mon barbier m'invita à prendre place. Une place que je laisserai que deux heures plus tard!  Après un constat sans appel, je lui proposais de faire ce qu'il pourrait pour me rendre un air ...euh... juste un air. 

 

Ce ne fut alors qu’habileté, délicatesse, précision. Je dois bien reconnaître qu'on ne m'avait jamais pris le poil ainsi, dans le bon sens. Plusieurs fois je croyais qu'il avait fini, mais il se remettait à l'ouvrage avec application, variant les onguents et les outils. Sous mes yeux disparaissait l'hirsute et je découvrais face à moi un homme qui me souriait, béat. Il fallait bien quitter mon fauteuil, Chang (appelons-le ainsi) m'y aida, toujours prévenant. Ici s'achevait l'expérience, je retrouvais les miens qui me scrutaient comme s'ils me redécouvraient, en homme neuf. 

 

 

AVANT

APRES


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Au temps du Laos

Il est quatre heures du matin quand retentissent les bruits sourds du tambour. On se dit alors que le moine qui officie au gong a la main lourde, ou qu'ils y ont collé le plus costaud. Le roi du gong (à traduire en anglais pour la blague) qui nous sort de notre sommeil annonçait tout autre chose.

 

C'est bien sûr! Nous sommes le 2 Décembre, jour de fête nationale (une de plus à notre actif). Il y a quarante deux ans, le 2 Décembre 1975, le roi abdiquait et nous avons choisi ce jour pour filer comme jadis le nôtre s'enfuyait à Varennes. Pour carrosse nous empruntons un "long boat" et suivons la voie du Mékong. Notre aventure ne connaîtra fort heureusement pas la même issue que celle de Sire Louis XVI.

 

Elle se poursuivra en Thaïlande pour connaître son épilogue. En attendant, on laisse défiler la bobine des images qui déroule des paysages intacts. On remonte le cours du fleuve et du temps. Le Laos nous ouvrait sa frontière il y a un mois. Dès lors le temps n'a plus compté et a même ralenti jusqu'à inverser son cours pour nous ramener en Indochine où Luang Prabang étalait son raffinement. 

Mais le drapeau rouge qui flotte au vent ce matin, au côté du drapeau Lao nous rappelle que le temps des colonies est révolu. Le peuple Lao se souvient aujourd'hui du prix qu'il lui en coûtât. Pour les français d'alors c'était encore une histoire de fuite. Notre exil, lui est consenti, nous laissons un beau pays et des habitants discrets cernés par de puissants voisins (la Chine) qui le sont beaucoup moins. Là l'Histoire reprend son cours, quand celui du Mékong s'en trouve ralenti, dévié, maîtrisé par des ouvrages d'art qui marquent l'entrée dans une nouvelle ère. 

 

Il faudra bien deux jours de navigation pour nous ramener à une autre réalité où la lenteur n'est plus une vertu. 

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Tuktuk

- Je vous dépose? 

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Confidence

- tu sais, parfois j'ai des remords... tout le monde nous imagine confrontés aux pires difficultés, et nous sommes là à siroter notre cocktail.. 

- t'inquiète, ça reste entre nous...

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Nuit au musée

Après avoir retardé l’échéance, anxieux d'affronter la réputation tortueuse de la route qui nous attendait, nous avons enfin comblé le reste de distance qui nous séparait encore de la célèbre Luang Prabang. 

 

Nous passons les quatre heures de route à contempler les paysages sublimes où la jungle dégouline des rochers comme la crème anglaise nappe les montagnes de fraises. Après des semaines de voyage, on croit pouvoir comparer, faire appel à notre mémoire et rapprocher deux panoramas comme pour se rassurer et ne pas avoir à affronter un nouvel inconnu. Mais rien n'y fait, nous sommes surpris à chaque fois. Les tableaux et l'atmosphère, à nouveau, sont complètement différents.

 

Le contraste est saisissant entre les brutales déchirures des reliefs et la vie qui s'écoule paisiblement. Nous sommes emportés par ce courant nonchalant, sans avoir - il faut l'avouer - fait preuve de forte résistance. 

 

Nous traversons des plantations d'orangers et doublons nombre d'échoppes où des pyramides de fruits sont veillées par le cône d'un chapeau Lao. 

 

Est-ce le fameux cap des six mois bien connu des voyageurs au long cours? Ou l'ambiance de ce pays en particulier qui nous apaise? La frénésie presque boulimique de découverte laisse place à la douceur de l'instant. Nous ne planifions presque plus rien. Nous voguons au gré des occasions et en oublierions presque le jour et la date. 

 

Puis c'est l'arrivée à Luang Prabang, ancienne capitale royale située à la rencontre des fleuves Mékong et Nam. Joyau de cité, elle est aujourd'hui classée par l'UNESCO et fait cohabiter maisons coloniales restaurées et temples bouddhistes dans un chic subtil. La chaleur torride de l'excessive Vang Vieng a laissé place à un climat plus tempéré, comme pour mieux s’accommoder à l'exquise délicatesse des lieux. Silence: contemplation en cours. 

 

Séjourner sur la péninsule revient à faire un bond de cent ans dans le passé. Il ne faut qu'un peu d'imagination pour voir surgir, au ralenti, la limousine du chinois de l'Amant de Duras au détour d'une promenade sur la rive (note pour les pointilleux: l'histoire de Duras se passe au Vietnam et non au Laos). Nous logeons à côté des baraquements du monastère où les rituels des moines, tout de safran vêtus - rythment notre journée. Les gongs marquent l'aumône du matin au lever du jour puis les lancinants chants de méditation.

 

Si nous en doutions encore, nous voilà parfaitement dépaysés. 

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Karsts à Vang Vieng

Sur notre route vers le nord du Laos, nous faisons étape à Vang Vieng, une petite bourgade aujourd'hui tranquille, mais dont la réputation jusqu'à 2012 fut sulfureuse. 

 

En effet, Vang Vieng attirait jusque là les jeunes du monde entier venus pour faire la fête et pratiquer des sports extrêmes (descente de rivières, sauts depuis les pitons rocheux dans les trous d'eau, ...). Nombre de vies ont été fauchées dans la combinaison des deux (fête + sports dangereux) à tel point que l'armée a fermé en 2012 tous les bars du bord de rive. 

 

Nous louons des scooters, chaussons 5 casques et 5 paires de lunettes de soleil (les mamies apprécieront)  pour découvrir les environs. C'est en sillonnant les pistes poussiéreuses que nous faisons enfin connaissance avec les karsts du Laos. Ces structures géologiques formées par érosion laissent dans le paysage de saisissantes montagnes en pain de sucre, des rivières souterraines et des trous d'eau qui font le plaisir des petits et des grands. 

 

On se croirait dans un James Bond à parcourir des kilomètres dans la poussière, franchir des ponts de bois, zigzaguer entre les vaches, ou autres cochons. 

 

Nos aventuriers ne résistent pas à l'appel des sensations fortes et se jettent du haut des plateformes, des tyroliennes prévues à cet effet. 


Nous sommes rattrapés par un orage dantesque sur le chemin du retour. Coqs, poussins sont mouillés jusqu'à l'os de poulet. 

 

Les passeports, permis de conduire internationaux (et même la recette du poulet au soyo de Calédonie) pendent joyeusement dans notre chambre d'hôtel pour retrouver un taux d'humidité conforme! 

 

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Coup de chapeau

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Sabai-dee Laos

Nous quittons la tranquille capitale Vientiane pour renouer avec les transports en bus. Nous ne les avons pas utilisés depuis l'Amérique Latine. Quatre heures et seulement 80 km plus tard, nous faisons halte dans un village de pêcheurs au bord du lac de Nam Ngum. Les déplacements sont longs et lents, mais nous avons le temps.

 

Nous prévoyons de rejoindre Luang Prabang en une semaine puis de nous y établir pour une bonne semaine. De là bas nous remonterons le Mékong en bateau jusqu'à la frontière Thaï. 

 

Nous fêtons aujourd'hui nos six mois de voyage, voilà donc une demi-année que nous sillonnons routes, mers, airs et autres cours d'eaux. Aguerris, nous le sommes d'avantage, indiscutablement. Nous supportons le chaud, le froid, l'humide, le bruyant ou l'enfumé. Nos estomacs digèrent la chauve-souris, le rat, le grillon, le cochon d'inde, l'épicé ou le franchement mauvais. Dans deux mois et demi nous serons de retour à la maison et nous nous prenons à imaginer nos repas idéaux.

 

En attendant, la vie s'écoule sous une chaleur implacable, au rythme du mythique Mékong que nous suivons sans nous presser. A moins de 100 km, les frontières chinoise, birmane, vietnamienne et thaï nous rappellent qu'il n'y a pas si longtemps la région fut le théâtre d'un important trafic d'opium au sein du fameux triangle d'or. 

 

Nous n'avons pas encore atteint les formations karstiques si caractéristiques du Laos, nous posterons les photos dès que nous y serons. 

 


Depuis notre arrivée en Asie il nous est plus difficile de communiquer. Nous sommes tributaires des connaissances en anglais de nos interlocuteurs. Alors qu'en Amérique latine et dans le Pacifique nous arrivions à échanger dans la langue locale, ici seuls les plus instruits d'adressent aux touristes. Les autres se font timides, se cachent ou au mieux nous saluent d'un sourire.

 

Une couche de complexité supplémentaire s'ajoute depuis le Laos: nous ne pouvons plus lire. En Indonésie les directions et le vocabulaire basique nous étaient abordables car écrits dans l'alphabet latin.

 

 

Le Lao est une langue Tai de la même famille mais distincte du Thaï officiel de Thailande. L'alphabet Lao est proche de l'alphabet Thai, mais plus courbé et contient moins de caractères. 

 

Ici, avec un peu de chance, le lao est traduit en chinois et nous ne sommes pas plus avancés! 


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Magicien des couleurs

Avec ses jolies couleurs apposées sur notre passeport, le visa pour trois mois en Thailande a fière allure. La nouvelle carte bancaire multicolore est arrivée par enveloppe jaune et rouge DHL. 

 

Ces précieux sésames nous permettent de monter enfin dans le premier avion pour le Laos, demain matin. 

 

Nous fuyons, chargés de deux litiges en cours, l'un concernant la carte piratée, l'autre dû à notre utilisation de bougies et d'un lave vaisselle dans un appartement témoin! Si on vous demande, dites que vous ne savez pas où nous sommes!

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Coq en ville

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Poisson pilote

Tant va l'homme à la mer qu'à la fin elle l'adopte.

 

Voilà quelques mois que nous échouons régulièrement sur les récifs du monde entier, naufragés volontaires, squatters d'atolls ou conquérants d'un monde perdu. 

 

Demain nous quittons cet univers qui aura été notre cuisine, notre chambre à coucher, notre salle de classe, pour retourner dans la civilisation. 

 

Avant d'y plonger corps et âme, un dernier bain s'imposait. Ma balade suivait le récif comme le chemin gravit la montagne. il m'attendait là et m’emboîtât le pas ou la palme. J'avais trouvé mon poisson pilote, il avait trouvé sa baleine à l'abri de laquelle il ne craindrait rien. Inquiet d'un tel importun, j'aurais pu m'écrier "cétacé!" mais l'animal qui nageait à deux nageoires de mon museau n'était pas de taille à me faire de l'ombre. Il m'avait choisi comme protecteur et la mer avec lui me témoignaient une confiance que je lui rendais. 

 

Nous naviguions en pères peinards sur la grand mare. Copains d'abord, pour un bout de chemin. Quand je regagnais enfin mon ponton pour quitter l'animal que j'incarnais et celui qui me guidait, je me retournais une dernière fois pour vérifier qu'il avait trouvé abri. Le mien m'attendait au delà des mers. 

 

J'avais le sentiment d'avoir quitté un proche, pourtant l'évolution nous avait séparés il y a des millions d'années. Cet être fréquentait un monde où bat lentement le rythme des marées comme le mien bat au rythme des saisons.

 

A bientôt mon Némo. Ton Moby Dick. 


Isolés à Kanawa


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Anna Floresiensis

Deux yeux intenses, des sourcils froncés, des cheveux implantés en jungle épaisse, des lèvres fines laissant apparaître un demi sourire: le premier petit bonhomme à l'apparence humaine naissait hier à Flores sous le feutre maîtrisé de notre dernière exploratrice. 

 

Il y a environ 50 000 ans, ici même, un autre petit homme s'épanouissait sur la terre isolée de l'île. L'Homo Floresiensis dont les dernières traces que le temps n'a pas gommées subsistent dans une grotte à Ruteng est un hominidé dont la petite taille (1,10m) serait due au caractère insulaire. Sa parenté avec l'Homo Erectus reste en débat, l'archéologie a ses limites au delà desquelles se racontent des légendes. 

 

On imagine un passé où les hommes ne chaussaient pas du 45 - d'ailleurs ils ne chaussaient rien mais chassaient dans un monde miniature - le petit éléphant, le petit rhinocéros, avant de rentrer fourbus dans leurs petites chaumières sur le petit tabouret à leur petite table humant la petite soupe qui exhalait son parfum dans le petit bol.

 

Ils ignoraient alors que dans la chambre voisine, des milliers d'années plus tard, une petite fille endormie rêvait à ces premiers bonhommes, un cahier ouvert à ses côtés et Anna en toutes lettres. 

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Retour en mer

Plumes inspirées... Retrouvez le coq de Lola parmi les quatre dessins ci-dessous. 

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Dans les cordes

Le coq K.O.

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Le bestiaire de Milo - K comme dragon de Komodo


Partie scientifique

 

Le varan de Komodo est un grand lézard pouvant atteindre deux voire trois mètres de long (il arrive environ à la taille d'un humain adulte) et pèse de 70 à plus de 140kg.  Comme le serpent, il a une langue qui sert à détecter les odeurs. Ses griffes mesurent 5 cm. Sa morsure est mortelle, sa salive contient du poison. 

 

Ma rencontre

 

J'étais dans le parc national de Komodo en Indonésie. Nous sommes arrivés en bateau après deux jours de navigation. A quelques mètres du port, je vois mon premier dragon, il m'a paru très grand. J'ai eu peur. 

 


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Kantor Imigrasi Mataram

Visa - au delà des limites | partie 2

A 5, le 11 à 9h30, on se pointe. Le décor n'a pas changé, l'inspecteur Derrick s'y sentirait comme chez lui. 

 

Au bout de l'attente interminable, le motif à carreaux du papier peint commence à imprégner nos esprits et nous basculons dans une autre dimension. A imaginer Caro dans le carreau du carreau du carreau, on s'enfonce dans une autre réalité. Côté fois quatre. Le périmètre est limité et on fait vite le tour. Les enfants tournent en carré. Côté fois côté, l'aire se restreint et s'emplit de la fumée âcre du cashier comptable qui tire sur sa gauloise dans son cagibi de verre. 

 

A

A 5, le 11 à 9h30, on se pointe. Le décor n'a pas changé, l'inspecteur Derrick s'y sentirait comme chez lui. 

 

Au bout de l'attente interminable, le motif à carreaux du papier peint commence à imprégner nos esprits et nous basculons dans une autre dimension. A imaginer Caro dans le carreau du carreau du carreau, on s'enfonce dans une autre réalité. Côté fois quatre. Le périmètre est limité et on fait vite le tour. Les enfants tournent en carré. Côté fois côté, l'aire se restreint et s'emplit de la fumée âcre du cashier comptable qui tire sur sa gauloise dans son cagibi de verre. 

 

A un moment qui ne se situe plus sur l'échelle du temps, on passe à la biométrie dont la règle est composée ainsi: ne pas bouger. Se tenir à angle droit. Présenter un doigt après l'autre. Attendre, toujours, dans une attente élevée au carré. Enfin au milieu d'un brouillard de prénoms du monde entier, prononcé à l'indonésienne, on parvient à reconnaître celui de carreau, enfin de Caro. 

 

Retour à la case départ, mais avec nos visas. On sort du cube par une face et on respire à plein volume. La suite s'écrira dans les limites du visa mais sur des chemins courbes dont nous avons la formule. 

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L'affaire est dans le sasak

Les voilà, fiers guerriers sasaks, torses nus, boucliers et lances à la main. 

 

Les voilà, en sépia, image coloniale hors norme ornant les murs d'un café burger où nous prenions des forces au retour d'une rencontre avec l'administration qui désormais ne tolère plus ni shorts ni jupes. Rhabillés, les héros conduisent des taxis en chemise à oiseau (taxis bluebird), impeccablement civilisés. Jadis adorateurs du soleil, de la lune et des étoiles (wektu telu), les voilà assimilés à l'islam comme on ferait d'un franc-maçon un servant de messe. 

 

Les sauvages ont changé de camps. Ils ont troqué les chapeaux coloniaux pour le panama qui se porte comme la dernière parure d'un chef et le maillot de bain en étui pénien. Les sauvages adorent le soleil et l'étoile de la bintang qu'ils sifflent au clair de lune. 

 

Le Sasak qui sommeille en moi sourit de l'ironie d'une histoire qui n'aura finalement que déshabillé Pierre (le touriste) pour rhabiller Paul (le Sasak). 

 

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Kantor Imigrasi Mataram

Visa - au delà des limites | partie 1

Voilà un exercice bien difficile pour qui n'a jamais su rester dans les cases et qui aime par dessus tout écrire dans les marges et raturer! Heureusement j'avais ma Caro.

 

Je vous conseille amis voyageurs de ne jamais partir sans votre Caro sur vous. Jamais elle ne dépasse et écrit parfaitement dans le cadre tout en déchiffrant (en toutes les langues et ce matin en Indonésien) les subtilités d'une administration que je ne saisis personnellement même pas dans ma langue maternelle.

 

Nous voilà à l'heure dans le bon créneau à la date indiquée au comptoir dit. Après un détour par le vestiaire (pas le bon accoutrement, je rajoute pour une fois une couche au dessus de mon slip français!), en rang par âge on passe au guichet. Et comme il se doit, tout le monde se tient à Caro. 

 

La paperasse arrive comme une volée d'étourneau et je me tourne vers qui vous savez qui sort de son chapeau une liasse de documents rangés et photocopiés tout en remplissant les formulaires manquant. Je dicte les matricules de chacun puis de retour au guichet avant de faire preuve de patience dans un lieu qui invite à l'ennui. 

 

La sentence tombe, mécanique, suite de l'épisode la semaine prochaine pour se faire tirer le portrait. Toujours dans dépasser et moi toujours avec ma Caro.   

 

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De Bali à Lombok

Nous quittons Bali.

 

Camilla et Rémy ont repris l'avion pour le florival, nous laissant trois sirènes inconsolables. "On va faire déborder la piscine avec toutes nos larmes!" s'inquiète Milo. 

 

Nous reprenons donc la route de l'aventure. Celle qui décline les bateaux rapides au profit des ferries publics cinq fois plus lents. 

 

Bali a été une belle parenthèse dans ce voyage. Revoir après quatre mois des sourires connus, prendre des nouvelles de notre glycine, des querelles de clochers locales, des cousins qui grandissent loin de nous pour un temps nous a fait beaucoup de bien. A tel point qu'on aurait presque pris l'avion pour rejoindre le bercail, nous aussi! 

Nous avons aussi profité du billet retour de poule rousse et papou coq pour les charger et renvoyer à la maison les 30% d'inutiles, nous voyageons encore plus légers à présent.

 

Car pour nous le voyage continue et en quittant les infrastructures touristiques balinaises, il reprend un goût d'aventure. Mon cerveau bouillonne et mon stylo frétille.

 

Pour rejoindre le port de Padang Bai d'où partent les ferries publics vers Lombok, nous sommes contraints de traverser le district de Karangasem, celui où se trouve le volcan qui menace. Notre chauffeur habite à 5 km du cratère et retourne quotidiennement sur ses terres pour nourrir ses bêtes. Elles sont invendables, nous raconte-t-il, les cours de la volaille et du boeuf se sont effondrés quand les fermes situées autour du cratère les ont tous vendu en même temps. En trois minutes il a ressenti une dizaine de secousses: le magma - disent les scientifiques - se rapproche de la surface. "Les anciens savent quand partir" nous assure le chauffeur, confiant. 

 

C'est dans un ferry vieux comme le monde - qui met lentement mais sûrement de la distance entre Agung et nous - que j'écris ces quelques lignes à l'encre du ciel noir qui nous surplombe. Je ne suis pas fâchée d'être à l'abri de l'épée de Damoclès qui planait au dessus de nos têtes depuis la mise en alerte maximale du volcan il y a trois semaines. Je pense à nos amis d'itinérantour, la famille voyageuse avec qui nous avons cheminé aux Galapagos. Ils habitaient Saint Barthelemy et ont tout perdu à l'arrivée du cyclone. De ce côté du globe, c'est un volcan qui pourrait bien sévir et briser des destins. 

 

Je me dis que nous avons bien de la chance, nichés au fond de notre vallée des fleurs, d'être épargnés par la colère des éléments. 

 

Retrouvez tous nos articles sur Bali ici

 

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En sarong pour la leçon de legong

Petite musique d'ambiance en cliquant sur ce lien

 

Fermez les yeux, et imaginez-nous engoncés dans un sarong (dans mon sarong à moi rentre nos deux professeures de Legong). Imaginez Milo dans l'orchestre qui tape le marteau sur des rythmes à contre-temps. Imaginez Lola qui roule des yeux et Anna qui dodeline de la tête. 

 

Vous obtiendrez une hilarante cacophonie dansée et un cours de danse balinaise décapant!

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Le cacafé Luwak

Un photo-reportage de Lola:

Je vais vous raconter l'histoire d'un drôle de café... un cacafé!


Ici à Bali on trouve un café endémique, le plus cher au monde: le café luwak, du nom de la civette asiatique ou chat musqué qui participe à sa production. 

Les fruits du caféier sont mangés par la bête et les habitants récoltent les crottes de la civette dans lequel on retrouve le noyau ou grain de café qui a subi lors de la digestion une transformation bénéfiques aux arômes. 

 

Les grains sont ensuite nettoyés, torréfiés et moulus avant de terminer dans la tasse!

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L'île des Dieux ...et des hommes

Après nos quelques semaines sur des îles désertes dans le Pacifique, l'arrivée en Asie - à Bali de surcroît - est un contraste saisissant. Bali est victime de son succès. Les prestations haut de gamme à tarifs abordables attirent les touristes du monde entier. Il est vrai qu'elle a de quoi séduire, cette île où chaque touriste peut se prendre pour un Dieu. 

 

Les balinais sont des artistes. Ils maîtrisent les proportions, l'équilibre, le soin du détail et l'élégance. Compositions aériennes ou jeux de lumières, le moindre décor fait preuve d'un goût certain. 

 

La foule se presse et nous nous réfugions dans les luxuriants jardins des arrière-cour ou à la fraîcheur des rizières. 

 

La situation incertaine du volcan a poussé les touristes du côté ouest de l'île où désormais tout le monde se retrouve et il est à présent nécessaire de réserver nos hébergements à l'avance (nous avons toqué a 10 portes closes aujourd'hui). 

 

Nous gardons notre calme (ou au moins nous essayons), le vol de retour des parents de Manu est prévu (sauf contre-ordre) pour la semaine prochaine. Après leur départ, nous poursuivrons notre périple vers l'Est de l'archipel, sur les petites îles de la sonde... 

 

 

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Carriériste

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Massages balinais

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A l'envers: le coq conduit à gauche


De notre envoyé spécial à Bali papou coq


Pour qui débarque à Denpasar, la première expérience de circulation s'apparente à un gymkhana.

 

Ingrédients indispensables:

  • Ne faites pas appel à un chauffeur du cru, mais fiez-vous à un apprenti fraîchement arrivé (le coq par exemple)
  • Assurez-vous que ce dernier puisse attester d'une expérience d'une ou deux heures de conduite
  • Vérifiez que le volant est bien installé à droite

Et nous voilà partis! Vous réalisez immédiatement que le volant s'apparente à une manette de jeux vidéos! 

 

Objectif: éviter tout ce qui bouge, en face, à droite, à gauche, tout en faisant confiance à votre co-pilote qui fait office de guide. 

 

En plus des véhicules à quatre roues, à l'image d'un essaim d'abeilles en liberté, s'invitent scooter et mobylettes pétaradant à tout rompre. S'aventurer à l'intérieur de l'île est une autre aventure. Le choix de l'itinéraire est laissé à la co-pilote (mère poule). 

  • Le coq: "Pourquoi tu choisis la petite route? Tu ne te rends pas compte! Je transpire de la moustache"
  • Le coq: "Pourquoi tu choisis la grande route? Il y a une circulation pas possible!"
  • La poussinette: "Appuie sur le cornichon pour dépasser!"

Dans la voiture, des "ah!", "ouïe!" et puis un grand "ouf!" de soulagement à l'arrivée avec l'envie irrépressible d’applaudir chauffeur et co-pilote.  

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Drapeaux: Alsace ensuite

Message du coq aux cigognes qui n'ont jamais quitté leur nid.

 

Vos couleurs sont déjà prises. 

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Bali la belle

J'aime Bali. 

 

Les voyageurs au long cours sont à eu près unanimes, ils déplorent son côté trop touristique. Ils aiment le rustique, le difficile. Ils aiment quand ça pique, quand ça monte ou quand on a faim. 

 

Après avoir passé quatre mois à résister - contre le froid dans les Andes, contre la vie chère dans le Pacifique - je savoure le regard de nos nouveaux hôtes. Nous avons durant quatre mois dû faire preuve d'ingéniosité pour manger à peu près équilibré, nous laver, faire le linge, nous déplacer. Tout cela ici est tellement facile. 

 

J'aime quand les balinais prononcent le nom de leur île. Le "a" ouvert dans un grand sourire est une invitation au voyage. Nous serons bien ici.

 

Nous passons les premiers jours à organiser le séjour de six semaines en Indonésie. Pour la première fois, nous avons à faire un visa et quelques visites à l'immigration pour prolonger le droit d'entrée de 30 jours accordé d'office. Nous apprenons la valeur des choses et les meilleures façons de nous déplacer. 

 

Nous préparons aussi l'un des grands événements du voyage, l'arrivée des parents de Manu mercredi. Tout le monde se réjouit de cette visite. 

Ils arrivent!!

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Mélanésie

Dans notre imaginaire, une escale dans le pacifique sud - francophone de surcroît - c'était un peu comme des vacances peinard au paradis. Nous tenions à faire découvrir aux enfants le paysage des lagons qui nous avait émerveillés voilà quelques années. 

La Calédonie nous a comblés par ses plages de sable blanc, ses fonds coralliens uniques au monde, le dégradé de bleus de la mer, et patati et patata et ...vous entendez la petite musique promotionnelle derrière? 

 

Nous étions loin de nous imaginer que les plus belles découvertes seraient ailleurs. La Calédonie nous a offert beaucoup plus que ses eaux transparentes, elle nous a ouvert les yeux sur un monde inconnu: celui des peuples du Pacifique. 


Quatre mois

De retour à Nouméa après nos escapades sur les îles, nous fêtons avec Christelle, Daniel et les enfants nos quatre mois sur les routes. 

 

Les Meyer nous ont ouvert leur maison sans nous connaître. Sans leur accueil, leur expérience de l'île, leur soutien moral, logistique et gastronomique (la table de Christelle va faire son apparition dans notre classement!), nous n'aurions pu faire de ces cinq semaines ce qu'elles ont été. Nous les remercions ici du fond du cœur. 


Quatre mois.

 

Le privilège du temps qui nous encourage à nous perdre, en brousse, en tribu, en communauté ou ailleurs. Le temps qui nous a permis de nous asseoir pour manger une roussette avec les anciens Kanaks, de cuisiner sur le feu de la maîtresse de maison pendant que les enfants jouent ensemble à la même table ou encore de prendre un apéro à la gendarmerie. Le temps indispensable pour se faire apprivoiser par ce peuple mélanésien qui par bien des aspects ressemble aux alsaciens, farouche de premier abord, puis tellement attachant. 

 

Paulette et Marc à Gossanah, Fabien et Marie à Fayaoué, Marie à Kirinata et enfin Michelle et Mickaël à Nouméa ont chacun apporté une pièce de ce puzzle, des éléments de compréhension pour appréhender la Calédonie. C'est avec une grande émotion et une profonde gratitude que nous les quittons aujourd'hui. 

 

Car ce soir, nous dormirons à Bali et cela nous paraît trop brutal. 


Une promesse jeune de vingt ans

Michelle. Nous avions perdu sa trace. Avant qu'elle ne quitte l'Alsace où elle était venue étudier, nous lui avions promis de venir la voir à Lifou, son île. C'était en 1997. Malgré internet, il nous a été impossible de la retrouver et de l'informer de notre arrivée sur ses terres. Ce n'est qu'à Lifou que l'enquête a enfin avancé. Elle s'était mariée, avait changé de nom et déménagé pour vivre à ...Nouméa!

 

Nous n'avons donc eu que peu de temps pour honorer cette promesse sur la capitale, la veille de notre départ du pacifique. Michelle et son mari Mickaël nous ont concocté une soirée kanak que nous ne sommes pas prêts d'oublier. 

Levée de kava au nakamal

Nous avons entre autre été initiés au kava, une boisson du Vanuatu à base de racine, un peu terreuse, sans alcool mais aux effets un peu magiques.  

Le kava ne se vend pas dans les débits de boisson habituels. Il ne se vend que dans des "nakamals", dont la traduction malheureuse est "bar à kava". Les nakamals sont des établissements en plein air qui baignent dans le silence et une quasi obscurité. Servi dans une 1/2 noix de coco appelée "shell", le kava est levé, bu d'un trait, et un petit reliquat est offert à la terre.  Le premier effet du kava se fait sentir immédiatement. Le gosier se trouve anesthésié. Cette anesthésie n'est toutefois pas l'effet recherché. Le véritable effet se fait ressentir apres 2 ou 3 shells: relaxation, effet anxiolitique... 

Ce (demi) monde qui nous sépare

Michelle et son mari sont très impliqués dans la gestion environnementale et politique de leur île. Forts de leur culture géopolitique et la connaissance parfaite de leur histoire, ils représentent une nouvelle génération kanak qui milite pour plus de d'implication indigène dans la gouvernance locale. 

 

Michelle a défendu au siège de l'UNESCO l'inscription du lagon d'Ouvéa au patrimoine mondial de l'humanité. Son mari sillonne le monde au nom du FLNKS pour informer les pays membres de l'ONU des difficultés du peuple kanak. Il revenait d'Algérie, ce qui me rendait perplexe. Derrière un large sourire, il m'explique: "ils en connaissent un rayon en matière de colonisation par les français!".

 

En 2018, les Calédoniens se rendront aux urnes pour se prononcer pour ou contre l'indépendance.

 

N'oublions pas qu'un demi monde sépare l'île de la métropole. Quand on observe des batailles de clochers entre Lautenbach et Lautenbach-zell, imaginons l'effet à l'échelle d'une demi planète! Micronésiens, Polynésiens et Mélanésiens constituent les trois groupes de population de l'Océanie et les Kanaks sont mélanésiens. Ils ont émigré des Philippines pour peupler Papouasie, Salomon, Fidji, Vanuatu et Calédonie tandis qu'une autre partie a poursuivi son chemin pour atteindre la Micronésie et la Polynésie (que nous viendrons visiter au cours d'un prochain voyage! :-)

 

L'identité et la culture kanak entre souvent en friction avec la logique cartésienne qu'impose l'administration française. Nous avons pu par nous même constater que la relation au temps, le droit au calme, les notions de propriété et de territoire, ou même quelques référentiels qui nous paraissent basiques comme le système numérique génère des incompréhensions qui peuvent être profondes et irréconciliables. Par exemple, les enfants de la brousse comptent dans une base différente de la décimale. Une main représente 5, et un homme compte pour le chiffre 20 (total des doigts et des doigts de pieds). Pour ces raisons et d'autres, le pourcentage d’échec scolaire est important chez les enfants kanaks, frein à l'accès à des fonctions importantes pour leur territoire.

 

Les bureaucrates cyniques argueront que la Calédonie pourra assumer son indépendance lorsqu'elle sera en mesure de financer son service public. A ceci, nos amis brandissent l'exemple du Vanuatu, qui vit - certes - dans moins de faste depuis son accès à l'indépendance dans les années 1980, mais tutoie le Bhoutan dans les pays les plus heureux du monde. 

 

 

 

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Emblèmes

Le Cagou, emblème de la Nouvelle-Calédonie vit dans les forêts humides de la Chaîne où son chant matinal (un duo entre le mâle et la femelle) est souvent le seul moyen de le détecter. Cet oiseau unique au monde a perdu la faculté de voler car il n'avait pas de prédateurs avant l'arrivée de l'Homme! 

 

Il est un des oiseaux les plus menacés de Nouvelle-Calédonie. 

Les chiens sont une menace importante pour le Cagou: un seul chien peut détruire ou réduire sévèrement une population de Cagous. Le Cagou est aussi particulièrement vulnérable aux autres espèces introduites récemment (chats, cochons, fourmis électriques, cerfs…). La chasse, capture et détention du cagou sont interdites ainsi que la commercialisation de l'animal ou de ses sous-produits.

 

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Ilots


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A propos de Vaianna


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Réfugié aquatique

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Notre nouveau chez nous!

Nous voilà installés pour une semaine sur la dernière île du Pacifique que nous visiterons avant notre départ pour l'Asie la semaine prochaine. 

 

L'île des Pins est petite (10 km X 18 km), aussi, nous ne changerons pas d'hébergement durant la semaine, ce qui est une grande première. 

 

Nous avons emmené quelques provisions qui nous permettront de tenir quelques jours, ensuite nous aviserons avec le ravitaillement sur l'île. 

 

Le voyage au long cours a un côté méditatif, on ne pense à rien d'autre qu'à l'instant présent. Je me surprends d'ailleurs à compulser mon propre blog pour me rappeler des semaines qui viennent de s'écouler.

Le passé et le futur - si prégnants dans ma vie occidentale - n'ont ici que peu d'utilité. Chaque jour, nous nous demandons où nous allons dormir, ce que nous allons manger et comment nous rendre d'un point à l'autre, ...et puis c'est tout!

 

D'ailleurs quand nous commençons à améliorer notre quotidien pour plus de confort (construire une étagère par exemple) c'est signe qu'il est temps pour nous de nous remettre en marche et plier bagages. 

 

Nous relativisons également sur ce dont nous avons vraiment besoin. L'eau chaude (au moins tiède) est un confort auquel nous avons du mal à renoncer (surtout les filles pour le lavage des cheveux - j'ajouterai aussi peut-être un démêlant). Un réchaud pour réchauffer des pâtes et un endroit pour être au sec en cas de déluge. Des boules quiès et un oreiller pour protéger le sommeil (çà c'est pour moi!) et un livre (peut-être le plus difficile à trouver... nous nous surprenons le cas échéant à apprendre par cœur la carte géographique du lieu!).

 

Et puis, il faut bien l'avouer ...le wifi.

 

Pour Lola et moi en particulier. C'est rassurant de savoir que nous avons une "maison" quelque part avec des gens qui pensent à nous. Merci pour tous vos message d'encouragement et de soutien. La lecture de vos commentaires le matin est un rituel auquel nous ne dérogeons qu'en cas de force majeure!

 

 

La cuisine

Le vaisselier

Salon télé

Salle de bains


Lola croque le coq


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L'île des pins

Bien arrivés sur l'île des pins. Choc des cultures. L'île des Pins est un petit bijou de nature, mais très sophistiqué par rapport aux îles sauvages que nous quittons. 

 

Nous avons des ...voisins!!! Cela ne nous est plus arrivé depuis un mois. On avait pris l'habitude d'être tous seuls sur les plages. Ici les japonais viennent se marier pour la photo, les bateaux de croisière débarquent 2000 touristes qui envahissent l'île pour trois heures et remontent sur leur hôtel flottant. 

 

Et ...aucune vente d'alcool sur l'île. Le coq est au régime sec. 

 

 

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Coco Loco

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Le coq en week-end

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Casés

Au nord de Lifou, Marie nous prête sa case et nous sommes chanceux d'y être au sec. 

Il n'a pas plu depuis plusieurs semaines mais le ciel se rattrape aujourd'hui et pleure tout ce qu'il peut: notre tente n'y aurait pas survécu.

Nous profitons de ces averses tropicales pour décrypter la "coutume": cet ensemble de règles qui régit la société Kanak.

 

Marie est arrivée sur l'île dans sa plus tendre enfance, elle et ses parents se sont tellement bien intégrés que le chef de la tribu leur a donné une terre pour s'installer. 

C'est le seul moyen pour un métropolitain de pouvoir s'ancrer durablement sur l'île.

 

Elle nous explique que les Kanaks vivent dans l'instant présent. Ils ne font pas de provisions pas plus qu'ils ne planifient le lendemain. Alors que l'évocation de la météo avec les anciens d'Alsace déclenchent des flots de commentaires ce "qu'ils veulent", nous recevons ici des: "Demain? Hm... Aujourd'hui c'est bien! Demain, on verra." Les kamajas ont la météo, eux ont le temps. 

A Lifou, nous autres, métropolitains sommes des "Kamajas", traduit littéralement par "rouges". Et les Kamajas ont des difficultés à comprendre les restrictions d'horaires dans la vente d'alcool. 

 

Tout alsacien qui se respecte a toujours une caisse ou deux de Kronenbourg d'avance pour parer à la soif à venir! Marie confirme que les Kanaks boivent ce qu'ils achètent dans l'instant. En stoppant la vente, les autorités coupent donc en effet la vanne et limitent les excès (évidemment un marché noir s'est mis en place, mais ceci est une autre histoire). 

 

Par ailleurs, l'organisation familiale mettrait en déroute n'importe quel état civil un brin tatillon: les enfants ont tous des dizaines de frêres et - plus surprenant - cinq ou six pères. Les professeurs ou gendarmes, souvent métropolitains, en perdent leur latin.

En Drehu il n'y a qu'un seul mot ("kaka") pour désigner le père biologique et l'oncle utérin (le frêre de la mère). De la même façon, les cousins germains maternels et les frêres de sang ne sont pas différenciés dans la langue.

En revanche, les oncles paternels ou cousins germains paternels ont leur dénomination distincte: "on n'est jamais sûrs du père", répond Marie! Chaque foyer de la tribu possède une case traditionnelle qui sert de chambre à coucher pour toute la famille à côté d'un bâtiment en dur qui abrite la cuisine et la salle de bains

 

Toute la lignée matriarcale a le même devoir d'éducation que les parents biologiques dans la tribu. Oncles utérins et père biologique ont un droit d'"astiquage": correction physique qui peut être très violente en cas de faute grave; en particulier manque de respect envers un ancien ou vol.

C'est sur ces considérations ethnologiques que la pluie s'arrête et que nous quittons la douillette case de Marie pour migrer vers le sud de l'île. 

 

Nous nous arrêtons à Wé, capitale administrative, pour déjeuner. Nous pouvons enfin remanger frais à Lifou: la terre est fertile, les tomates sauvages et les ignames énormes. Les ignames sont plantés à l'arrivée des baleines dans le lagon, c'est à dire actuellement. C'est une grosse tâche et toute la famille s'y met. 

 

Ce soir, nous planterons notre tente dans un de ces endroits improbables qu'offre la nouvelle calédonie, sous un manguier dans une cocoteraie. Nous serons bercés par le ressac du lagon tout proche. Le sable sera fin et clair comme de la farine. Il donne à l'eau cette couleur turquoise qui nous étonne toujours. Les enfants joueront seuls sur la plage longue de 10km et le plus difficile aujourd'hui sera de les mettre au travail. 

 

A la tombée de la nuit, nous scruterons le large à la recherche de jets au loin - inversant l'adage: "Quand les kanaks plantent l'igname, les kamajas cherchent les baleines..."

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Megachiroptères

Les Renards-volants ou roussettes sont des chauves-souris frugivores et nectarivores de grande taille (Mégachiroptères), chassées à la tombée de la nuit au fusil ou au lance pierre et mets très prisé dans les tribus. La province des Loyauté tente de comprendre la situation de leur population afin de réglementer leur chasse. 

 

Une grand mère sur la route propose de nous en cuisiner. Après le cochon d'inde en Amérique du Sud, nous décidons de tenter l'expérience. 

 

Les enfants n'ont pas touché à l'assiette... Ils ont été grondés pour la forme. On ne vous cache pas que la bête (qui n'était pas vidée) nous est restée un peu sur l'estomac. Quant à la subtilité gustative, un vague goût de lapin et beaucoup d'os minuscules à ronger... 

 

 

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Italofa Drehu

Bienvenue à Lifou! en Drehu, la langue locale. 

 

Nous arrivons sous la pluie, heureusement cette fois nous avons loué une voiture (assez proche de l'épave ceci dit, si l'eau monte trop, on ira la visiter en plongée!).

 

Etrange partie du monde où la demande est supérieure à l'offre et où l'on doit passer 15 coups de fils avant d'avoir une réponse. Les négociations sont faciles: il n'y en a aucune. Le prix pour une épave est le prix, c'est tout.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt mouillés, nous filons à l'aquarium naturel pour observer les coraux locaux... encore différents.

 

Nous sommes accueillis par Marie (encore une!), membre du réseau couchsurfing auquel nous participons, qui accueille des voyageurs dans une case dans sa tribu. Nous dormons comme des loirs!

 

Lifou est paisible, moins crispée que sa voisine du nord. Il est beaucoup plus facile ici de s'alimenter, les grands mères préparent des "barquettes" qu'elles vendent sur la route. Au menu aujourd'hui: de la roussette!

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Au revoir Ouvéa

C'est aujourd'hui que nous reprenons notre vol, avec un pincement au coeur. Ouvéa nous a apprivoisés... Les gens s'arrêtent pour nous saluer et nous nous sentons comme chez nous à la gendarmerie... 

 

Nous nous envolons pour Lifou - la seconde Loyauté: un peu plus au sud, beaucoup plus grande que l'atoll. Il faut tout recommencer et nouer des contacts pour trouver la meilleure façon de vivre sur l'île... Le bouche à oreilles fonctionne très bien, nous avons déjà des points de chute pour là bas.

 

On vous racontera... 

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Antipodes

Dernier jour sur Ouvéa. Nous louons une voiture pour visiter les points intéressants de l'île distants d'une trentaine de kilomètres.

 

Parmi eux, le trou bleu d'Hawana.

Dans les années 80, Cousteau a plongé et s'y est enfoncé avec son équipe sans jamais en apercevoir le fond. Le coq a résolu le mystère: le trou bleu communique avec le lac du ballon. 

 

 

 

Antipode n.m: lieu de la terre diamétralement opposé à un autre lieu. 

Nous pouvons difficilement être plus loin de vous en effet. L'antipode exact tombe au sud ouest de la nouvelle zélande (voir carte des antipodes ci-dessous). 

Amusez vous à trouver les antipodes avec la carte des tunnels ici.


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Le grand bleu

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Scandale!

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Etude de la raie

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En tribu au nord d'Ouvéa

Nous atterrissons sur Ouvéa, « la Wallis lointaine ». On dit que des habitants bannis de Wallis et Futuna ont émigré à la pirogue et baptisé l’île dans leur langue.

 

 

Ouvéa est également tristement célèbre en métropole : elle fût le théâtre d’événements indépendantistes à la fin des années 80 où périrent 4 gendarmes et 19 îliens dans la grotte de Hulup. Le sujet est tabou mais bien présent dans les esprits, les monuments commémoratifs sont encore fleuris.

Tout au nord des Loyauté, Ouvéa est aussi surnommée l’île la plus proche du paradis, et comme Jean Egen situait celui-ci à Lautenbach, nous sommes intrigués et impatients de vérifier qui dit vrai.

 

La préparation du voyage depuis la grande terre n’est pas une mince affaire – et si le paradis correspond à la difficulté d’accès sans doute les Calédoniens ont-ils gain de cause.

 

Seul Marc de la tribu du Nord répond à notre sollicitation, il met à disposition un emplacement pour notre tente. Encore faut-il en emporter une et le matériel de couchage.

Le pèse-personne de Christelle nous aide à calibrer nos sacs dont les kilos qui monteront dans l’avionnette sont comptés.

 

Autant dire que les affaires personnelles seront réduites à peau de chagrin. Nous ajouterons quelques paquets de soupe déshydratée, qui se révéleront précieux. 

 

Paulette nous accueille à Gossanah, au centre de la langue de terre qui sépare le pacifique du lagon classé par l’UNESCO. Sans voiture, rejoindre un ravitaillement ou la mer – l’un comme l’autre à 8km - nécessite qu’on se familiarise avec la coutume locale : le pouce. Les enfants apprennent vite et arrêtent les pickups qui nous font monter à l’arrière, pour le plus grand plaisir des auto-stoppeurs.

Les kanaks sont organisés en tribu hiérarchisée, avec une grande chefferie par aire coutumière, un chef de clan, un chef de tribu et enfin le chef de famille. Tous ont pour mission de faire respecter le droit coutumier, parfois différent du droit républicain. Le rôle de chef se transmet de père en fils.

 

Ouvéa a deux langues propres, l’Iaaï enseigné au collège et le fagouvea importé de Wallis.

 

Séjourner en tribu ressemble à notre incursion en communauté Quechua, la douceur du climat en plus. Autre différence de taille, Paulette n’a pas les soucis de Virginia de Chilcapamba concernant le financement de la scolarité de ses enfants : tout est pris en charge par l’éducation nationale française jusqu’à l’internat si la tribu est trop reculée.

Les soirs de fête, nous nous régalons à la table d’hôtes et avons le plaisir de goûter au poisson ou la langouste pêchés dans le lagon accommodés de papaye râpée, d’igname, de taros et de salade de chou. Au petit déjeuner, la confiture de lait de coco nous rappelle le « dulce de leche » d’Amérique du Sud. Tout le monde ici attend avec impatience le mois de Septembre, lorsque mangues, litchees et autres avocats du jardin garniront les tables.

 

 

Les habitants de l’île consomment ce qu’ils produisent (le coût des produits d’importation est prohibitif) et l’île produit de quoi nourrir tout le monde. Mais pour les simples touristes que nous sommes, difficile de se tenir à un budget de routard malgré la simplicité de notre hébergement. Et si Manu souhaite une bière, il faut tomber les jours « avec » car la vente d’alcool est autorisée seules quelques heures par semaine (aujourd’hui c’est jour « sans » : pas de chance !). 

 

Mais nous découvrons des turquoises inédits dans la mer, des coquillages gros comme le poing et des fonds marins exceptionnels.

 

Demain, nous sortons dans le lagon en bateau, il paraît que l'on peut approcher les raies manta.

 

C'est un rêve qui vaut bien quelques douches froides !

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Carte postale

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Trou d'air

Meri nous a tellement chouchoutés à La Paz qu'on avait pris des habitudes de confort... S'envoler de son nid fut difficile, surtout que nous attend la grande traversée du Pacifique. 

Merci du fond du coeur, Meri, pour ton accueil dans ton antre. 

 

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Nous ne sommes pas des poules mouillées!

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Le coq et les Gaulois

Trois semaines que l'on roule notre menhir entre Cuzco et le lac Titicaca et l'on peut dire que les chemins que l'on emprunte sont battus et rebattus. Notamment par des français. Il y en a partout! A tel point qu'hier soir, nous et nos compatriotes envahissions un restaurant déclarant la république et commandant des pizzas. "Les cités d'or" ont marqué durablement quelques générations qui les cherchent depuis à la queue-leu-leu. Certains poussent le détail jusqu'à se vêtir de pulls alpaga. Ainsi couverts, les troupeaux se meuvent au fil des indications exclusives et des bons plans du "Routard". 

 

Nous avons perdu le nôtre (acte manqué?) mais il n'y a qu'à suivre. Le coq est un animal grégaire, et sa nature l'invite à monter lpus haut sur un tas pour chanter. Seul.

 

 

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Conserve

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A travers l'Altiplano jusqu'au Titicaca

Nous quittons définitivement la vallée sacrée pour rejoindre Puno en bus, au bord du lac Titicaca. Pour ceci, nous traversons l'Altiplano à 4000m d'altitude. Sept heures de bus, fort confortables ma foi, à travers un paysage désertique époustouflant fait de montagnes et de cultures où nous croisons d'avantage d'alpagas ou de flamans roses dans les lagunes que de congénères. La route est dangereuse, nous assistons à deux accidents. 

 

 

Quand nous arrivons enfin à Puno, nous décidons aussitôt de nous en échapper pour rejoindre un petit village plus calme. Les journées sont chaudes, mais dès que le soleil se couche nous avons froid. Nous trouvons un charmant petit bungalow en bord de lac, Manu s'empresse de faire un feu de bois et nous sombrons tous dans les bras de Morphée.

 

Pas de wifi dans ce village perdu (cela désole Lola et moi-même... je fais des pieds et des mains dans un hôtel de luxe pour pouvoir poster cet article!), mais un ciel profond qui contraste avec le bleu noir du lac, le jaune des cultures et le rouge de la brique crue des fragiles habitations. Le tout formant un tableau intense. Notre régime alimentaire change, nous quittons le cochon d'Inde pour la truite de lac. Pas un franc succès pour l'instant... 

 

Les enfants refusent de bouger. Je m'aperçois que cela fait des semaines qu'ils n'ont pas eu le loisir de disposer de leur temps à leur guise. Alors on pose tout et on s'arrête. Stop. 

 

Un grand merci pour tous vos messages d'encouragement, franchement, çà fait vraiment plaisir de vous avoir à nos côtés...

 

Je ne sais quand je pourrai poster les prochaines nouvelles, sachez juste que nous sommes quelque part au bord ou sur le lac Titicaca et que nous vous transmettrons les photos dès que possible, au plus tard depuis La Paz le 4 Août.

Grand jeu concours

Lequel des deux coqs est le plus adapté au lac Titicaca? La première bonne réponse gagne un ceviche rue haute à Lautenbach au printemps 2018

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Le Barbier de Cuzco


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Lamas, alpagas ou vigognes?

Bon, on s'en sortait plus nous même, alors on a trouvé une petite explication sur la différence entre les trois camélidés ici. Nous n'avons pas encore rencontré de vigogne... 

Lamas du Machu Picchu

Alpagas d'Ollantaytambo


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Le secret des Incas

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Fiesta de la Patria

Cours de chocolat au musée du choco de Cuzco


Milo s'extasie chez le luthier!

 

Charangos de tatous, flûtes de pans, maracasses d'ongles de lamas... nous découvrons les instruments des Andes.

 


Nous fêtons le 14 Juillet à notre façon... séquence émotion à l'Alliance française puis nous nous offrons pour l'occasion une raclette andine dans un restaurant français!  

 

Ca peut paraître bizarre, mais nous rassembler avec des compatriotes autour de notre devise nous fait du bien à tous!



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Et le condor passa...

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Qu'est-ce t'as fait du café?

Cliquez ici pour l'ambiance sonore de l'article. 

 

En bon "gringo" que je suis, je pensais sauter dans le premier train à vapeur - et trouver Pedro, mon petit producteur local qui me servirait un expresso sous des yeux rieurs en attendant mon approbation.

 

Et bien les amis, le cliché ne résiste pas à la réalité. Le bus m'a avalé pour me jeter en bord de route où Pedro tient désormais un vieux bouge ou il sert en guise de petit noir un pisse froid infecte: le fameux nescafé.

 

 

 

Après deux mois de voyage, mes illusions ont fini par se dissoudre, le café, le vrai est une chose rare ici. Mon premier café m'a été presque vendu sous le manteau par un couple de colombiens à Cuenca. Ils m'ont révélé la difficulté de trouver un vrai café en grain - la poudre étant réservée à d'autres produits.

 

Ce n'est pas la peine d'en rajouter (et de tourner la petite cuillère là où çà fait mal), pourtant les caféiers sont bien là mais les récoltes sont promises à d'autres gringos qui me lisent peut-être un petit noir à la main. 

 

...Que j'aime ta couleur, café. 

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Tous shakras ouverts...

Vilcabamba est la ville des vieux hippies et retraités américains qui trouvent le climat et le paysage fort à leur goût, ce qui vaut à la ville d'avoir été élue "meilleur endroit du monde" par une revue américaine il y a quelques années. Au final, un quart des 5000 habitants sont des expatriés. 

 

Oui, mais les hippies des années 70 ont (un peu) vieilli et ne crachent pas sur un bon repas et un crochet à trousse de toilette dans la salle de bains. Le confort ici est bien au dessus de ce que nous avons connu dans le reste de l'Equateur et franchement on ne s'en plaint pas. 

 

Relicat new age, beaucoup de cours de yoga ici, un différent chaque jour dans notre auberge et je m'empresse d'y assister. Je viens de connecter mon premier shakra à la terre nourricière et aux vibrations du vivant: un peu trop perché pour moi celui-ci!

 


 

Un des secrets de la vallée des centenaires serait son eau. Riche de onze minéraux elle aurait toutes sortes de vertus. Nous en buvons donc plus que de raison espérant gagner quelques jours de vie; entrecoupée de vin chilien quand même, nous ne sommes pas des bêtes!

 


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Coqs en selle


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Do not disturb

Bonjour et merci pour votre visite. Vous êtes bien sur le site des petits coqs migrateurs. Nous sommes actuellement indisponibles, en vacances au paradis.

Nous avons une douche chaude stable, un crochet dans la salle de bains pour accrocher la trousse de toilette, un climat pas trop froid, pas trop chaud, pas trop humide, aucune bestiole qui fasse "bzzzz" ou "pik" et comble du luxe: une lampe de chevet!

Veuillez laisser votre message, nous vous répondrons dès que possible. bip, bip, bip

 

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Au menu...

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Au bain marie

Nous avons tourné la page de l'Amazonie et après quatre heures de bus, nous voici à nouveau dans la civilisation. Les petits coqs prennent les eaux à Banos, petite cité touristique confinée dans une vallé cisaillée par les gorges du rio Pastaza et écrasée par la masse du turbulent volcan Tungurahua dont le nom signifie "gorge brûlante" et qui est l'un des plus actifs des Andes (copyright guide du routard). 

Nous nous sentons un peu plus dans notre élément ici, le climat est plus proche du nôtre et surtout, nous avons quitté l'humidité et les bestioles piquantes qui vont avec!

 

C'est donc coiffés de nos élégants bonnets de bains obligatoires que nous alternons entre les 7 bassins ferrugineux oscillant entre 18 et 42°C dans les Piscinas El Salado. Ceux qui se plaignaient de ne jamais me voir sur les photos vont être servis!  

 

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Bestiaire

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Rois de la jungle

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Vol de Quito à Lago Agrio

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Coqotavalo

Quel animal fabuleux que ce coq migrateur. Capable d’adaptation étonnante. Le voilà indien otavalo parmi les indiens. Cherchez l'erreur.

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Oiseau des villes...

Pas de nom d’oiseau pour les agents de circulation mais des chants. A Quito le «poulet » siffle à tout va mais rien de strident. Chaque agent anime le ballet et régule le flux en modulant des chants dans le sifflet comme des îlots au milieu d’une jungle urbaine.

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