Seuls au monde...

Voir partir par la mer tous nos amis nous a mis la larme à l'oeil. 

 

Il va nous falloir retrouver notre rythme à cinq et nous remettre en route pour la dernière partie de notre aventure... un saute-mouton d'îles d'abord vers le sud vers les îles de Trang, puis vers le nord en direction de Bangkok où nous reprendrons le dernier avion retour à la fin du mois de Janvier. 

 

Pour sortir de notre torpeur, rien de tel que de faire son sac et de bouger.

 

Demain, direction: Ko Lanta!

 

Itinéraire d'enfants (et de parents) gâtés


Mai Khao Beach, Ao Nang, Koh Jum


Ce n'est qu'un au revoir


Bon voyage les amis! Nous nous retrouverons au mois d'Août dans les Alpes pour un nouveau WEF à 22. 



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Cap au sud!

Notre périple dans les terres s'achève.

 

Ce soir, nous prendrons la route du sud: il est temps que nos masques et tubas reprennent du service!

D'abord nous prendrons le mythique train de nuit Chiang Mai - Bangkok, puis un avion nous amènera à Phuket, où nous accueillerons quatre familles amies qui viendront nous rejoindre de France et d'Allemagne pour passer deux semaines avec nous.

 

Après sept mois en quasi huis-clos, vivre à 22 va être un grand changement, nous nous réjouissons de les revoir!


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Itinéraires croisés

Dans le cadre de son travail scolaire, Lola a lu Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne.

Itinéraires croisés vus par Lola. 

 

Phileas Fogg


Petits coqs




Nombre de pays traversés

8

13



Durée du voyage en jours

79

262



Distance parcourue en km

39 426

56 379


Dont vols en km

0

51 785



Bilan carbone en kg de CO2 par personne

11 655

7 261



Phileas Fogg fait un voyage bien différent du nôtre. Il utilise toujours l'argent pour régler ses problèmes. Il a fait un pari qu'il souhaite gagner donc pour lui, seule la ponctualité compte. Il veut toujours être à l'heure et rien d'autre. Il n'hésite pas à faire recours à la violence quand l'argent ne marche pas. 

Contrairement à Philéas, nous voyageons doucement et le temps a moins d'importance. Ne vous inquiétez pas, jamais nous ne faisons appel à la violence! On ne s'achète pas de bateau, on veut juste bien manger! 

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Pai

Nous voici donc à Pai. 

 

Après une semaine de déplacements, en bateau et en bus, nous sommes aujourd'hui "Païens"! Nous nous établirons ici pour une petite semaine.

 

Pai est une petite bourgade tranquille prisée des backpackers, dans une vallée vallonnée du nord de la Thailande. 

 

Nous allons y séjourner tranquillement, visitant les environs grâce à nos scoopys: mobylettes. Au programme: cascades, montagne, sources chaudes et gastronomie Thaï. 

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Triangle d'or


La photo d'Anna est prise sur le Mékong à la frontière entre Huay Xai au Laos (à droite de la photo mais sur la rive gauche du fleuve) et Chiang Khong en Thailande (à gauche de la photo sur la rive droite du fleuve). La frontière est ouverte depuis 2013 (traversée en bateau) mais le pont-frontière visible sur la photo date de 2015. Huay Xay, côté Laos constituait un centre d'expédition d'opium durant la guerre. Nous avons navigué depuis Luang Prabang indiqué sur la carte. 

 

A partir de Chiang Khong, le Mékong sert de frontière: si on continue sur la rive droite, on se retrouve en Chine, sur la rive gauche, après la Thailande, c'est la Birmanie. 

Retrouvez tous nos articles sur le Laos ici.

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Sabai-dee Laos

Nous quittons la tranquille capitale Vientiane pour renouer avec les transports en bus. Nous ne les avons pas utilisés depuis l'Amérique Latine. Quatre heures et seulement 80 km plus tard, nous faisons halte dans un village de pêcheurs au bord du lac de Nam Ngum. Les déplacements sont longs et lents, mais nous avons le temps.

 

Nous prévoyons de rejoindre Luang Prabang en une semaine puis de nous y établir pour une bonne semaine. De là bas nous remonterons le Mékong en bateau jusqu'à la frontière Thaï. 

 

Nous fêtons aujourd'hui nos six mois de voyage, voilà donc une demi-année que nous sillonnons routes, mers, airs et autres cours d'eaux. Aguerris, nous le sommes d'avantage, indiscutablement. Nous supportons le chaud, le froid, l'humide, le bruyant ou l'enfumé. Nos estomacs digèrent la chauve-souris, le rat, le grillon, le cochon d'inde, l'épicé ou le franchement mauvais. Dans deux mois et demi nous serons de retour à la maison et nous nous prenons à imaginer nos repas idéaux.

 

En attendant, la vie s'écoule sous une chaleur implacable, au rythme du mythique Mékong que nous suivons sans nous presser. A moins de 100 km, les frontières chinoise, birmane, vietnamienne et thaï nous rappellent qu'il n'y a pas si longtemps la région fut le théâtre d'un important trafic d'opium au sein du fameux triangle d'or. 

 

Nous n'avons pas encore atteint les formations karstiques si caractéristiques du Laos, nous posterons les photos dès que nous y serons. 

 


Depuis notre arrivée en Asie il nous est plus difficile de communiquer. Nous sommes tributaires des connaissances en anglais de nos interlocuteurs. Alors qu'en Amérique latine et dans le Pacifique nous arrivions à échanger dans la langue locale, ici seuls les plus instruits d'adressent aux touristes. Les autres se font timides, se cachent ou au mieux nous saluent d'un sourire.

 

Une couche de complexité supplémentaire s'ajoute depuis le Laos: nous ne pouvons plus lire. En Indonésie les directions et le vocabulaire basique nous étaient abordables car écrits dans l'alphabet latin.

 

 

Le Lao est une langue Tai de la même famille mais distincte du Thaï officiel de Thailande. L'alphabet Lao est proche de l'alphabet Thai, mais plus courbé et contient moins de caractères. 

 

Ici, avec un peu de chance, le lao est traduit en chinois et nous ne sommes pas plus avancés! 


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La Trans-Flores

Nous chaussons nos sacs à dos ce matin pour explorer Flores de l'intérieur, nous dormirons en tribu chez les manggarai. Nous ne pouvons pas louer de véhicule ici, un guide nous emmènera à travers les chemins très cabossés. Voiture, bateau, avion: jusqu'au 28 Octobre nous serons en route.

 

Dès que nous aurons une connexion internet, nous vous raconterons.

 

D'ici là, faites nous rêver avec des cueillettes de champignons, ramassages de noix et autres châtaignes, rôtis de veau aux câpres, crème anglaise, gibier, potiron et autres délices.

 

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De Lombok à Flores

Itinéraire du 5 au 17 Octobre

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Mélanésie

Dans notre imaginaire, une escale dans le pacifique sud - francophone de surcroît - c'était un peu comme des vacances peinard au paradis. Nous tenions à faire découvrir aux enfants le paysage des lagons qui nous avait émerveillés voilà quelques années. 

La Calédonie nous a comblés par ses plages de sable blanc, ses fonds coralliens uniques au monde, le dégradé de bleus de la mer, et patati et patata et ...vous entendez la petite musique promotionnelle derrière? 

 

Nous étions loin de nous imaginer que les plus belles découvertes seraient ailleurs. La Calédonie nous a offert beaucoup plus que ses eaux transparentes, elle nous a ouvert les yeux sur un monde inconnu: celui des peuples du Pacifique. 


Quatre mois

De retour à Nouméa après nos escapades sur les îles, nous fêtons avec Christelle, Daniel et les enfants nos quatre mois sur les routes. 

 

Les Meyer nous ont ouvert leur maison sans nous connaître. Sans leur accueil, leur expérience de l'île, leur soutien moral, logistique et gastronomique (la table de Christelle va faire son apparition dans notre classement!), nous n'aurions pu faire de ces cinq semaines ce qu'elles ont été. Nous les remercions ici du fond du cœur. 


Quatre mois.

 

Le privilège du temps qui nous encourage à nous perdre, en brousse, en tribu, en communauté ou ailleurs. Le temps qui nous a permis de nous asseoir pour manger une roussette avec les anciens Kanaks, de cuisiner sur le feu de la maîtresse de maison pendant que les enfants jouent ensemble à la même table ou encore de prendre un apéro à la gendarmerie. Le temps indispensable pour se faire apprivoiser par ce peuple mélanésien qui par bien des aspects ressemble aux alsaciens, farouche de premier abord, puis tellement attachant. 

 

Paulette et Marc à Gossanah, Fabien et Marie à Fayaoué, Marie à Kirinata et enfin Michelle et Mickaël à Nouméa ont chacun apporté une pièce de ce puzzle, des éléments de compréhension pour appréhender la Calédonie. C'est avec une grande émotion et une profonde gratitude que nous les quittons aujourd'hui. 

 

Car ce soir, nous dormirons à Bali et cela nous paraît trop brutal. 


Une promesse jeune de vingt ans

Michelle. Nous avions perdu sa trace. Avant qu'elle ne quitte l'Alsace où elle était venue étudier, nous lui avions promis de venir la voir à Lifou, son île. C'était en 1997. Malgré internet, il nous a été impossible de la retrouver et de l'informer de notre arrivée sur ses terres. Ce n'est qu'à Lifou que l'enquête a enfin avancé. Elle s'était mariée, avait changé de nom et déménagé pour vivre à ...Nouméa!

 

Nous n'avons donc eu que peu de temps pour honorer cette promesse sur la capitale, la veille de notre départ du pacifique. Michelle et son mari Mickaël nous ont concocté une soirée kanak que nous ne sommes pas prêts d'oublier. 

Levée de kava au nakamal

Nous avons entre autre été initiés au kava, une boisson du Vanuatu à base de racine, un peu terreuse, sans alcool mais aux effets un peu magiques.  

Le kava ne se vend pas dans les débits de boisson habituels. Il ne se vend que dans des "nakamals", dont la traduction malheureuse est "bar à kava". Les nakamals sont des établissements en plein air qui baignent dans le silence et une quasi obscurité. Servi dans une 1/2 noix de coco appelée "shell", le kava est levé, bu d'un trait, et un petit reliquat est offert à la terre.  Le premier effet du kava se fait sentir immédiatement. Le gosier se trouve anesthésié. Cette anesthésie n'est toutefois pas l'effet recherché. Le véritable effet se fait ressentir apres 2 ou 3 shells: relaxation, effet anxiolitique... 

Ce (demi) monde qui nous sépare

Michelle et son mari sont très impliqués dans la gestion environnementale et politique de leur île. Forts de leur culture géopolitique et la connaissance parfaite de leur histoire, ils représentent une nouvelle génération kanak qui milite pour plus de d'implication indigène dans la gouvernance locale. 

 

Michelle a défendu au siège de l'UNESCO l'inscription du lagon d'Ouvéa au patrimoine mondial de l'humanité. Son mari sillonne le monde au nom du FLNKS pour informer les pays membres de l'ONU des difficultés du peuple kanak. Il revenait d'Algérie, ce qui me rendait perplexe. Derrière un large sourire, il m'explique: "ils en connaissent un rayon en matière de colonisation par les français!".

 

En 2018, les Calédoniens se rendront aux urnes pour se prononcer pour ou contre l'indépendance.

 

N'oublions pas qu'un demi monde sépare l'île de la métropole. Quand on observe des batailles de clochers entre Lautenbach et Lautenbach-zell, imaginons l'effet à l'échelle d'une demi planète! Micronésiens, Polynésiens et Mélanésiens constituent les trois groupes de population de l'Océanie et les Kanaks sont mélanésiens. Ils ont émigré des Philippines pour peupler Papouasie, Salomon, Fidji, Vanuatu et Calédonie tandis qu'une autre partie a poursuivi son chemin pour atteindre la Micronésie et la Polynésie (que nous viendrons visiter au cours d'un prochain voyage! :-)

 

L'identité et la culture kanak entre souvent en friction avec la logique cartésienne qu'impose l'administration française. Nous avons pu par nous même constater que la relation au temps, le droit au calme, les notions de propriété et de territoire, ou même quelques référentiels qui nous paraissent basiques comme le système numérique génère des incompréhensions qui peuvent être profondes et irréconciliables. Par exemple, les enfants de la brousse comptent dans une base différente de la décimale. Une main représente 5, et un homme compte pour le chiffre 20 (total des doigts et des doigts de pieds). Pour ces raisons et d'autres, le pourcentage d’échec scolaire est important chez les enfants kanaks, frein à l'accès à des fonctions importantes pour leur territoire.

 

Les bureaucrates cyniques argueront que la Calédonie pourra assumer son indépendance lorsqu'elle sera en mesure de financer son service public. A ceci, nos amis brandissent l'exemple du Vanuatu, qui vit - certes - dans moins de faste depuis son accès à l'indépendance dans les années 1980, mais tutoie le Bhoutan dans les pays les plus heureux du monde. 

 

 

 

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Pérou: le bilan

Du 10 au 25 Juillet

  • Etapes: Piura, Lima, Cuzco (avion), Pisac, Ollantaytambo, Machu Picchu, Chinchero, Cuzco, Puno
  • Coups de coeur: Cuzco, Ollantaytambo, Machu Picchu, Salines de Maras, îles Uros
  • Coups de blues: Pisaq, Puno
  • Surprises: les lamas et alpagas
  • Moyens de transport: avion, bus, tuk-tuk


Retrouvez tous nos articles précédents ici:


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De Loja (Equateur) à Cuzco (Pérou)

Une sacrée épopée que celle des trois jours écoulés... Bus entre Vilcabamba et Loja, puis bus de nuit entre Loja et Piura. Un baptême de routards pour le moins. On traverse la frontière terrestre à trois heures du matin. A la levée du jour, arrivée à Piura, ville du Nord Pérou, dans un concert de "tuk-tuks". 

 

Nos petites habitudes de l'Equateur doivent être revisitées, on croit que c'est pareil mais rien n'est pareil. La langue d'abord, nous étions très fiers de nous faire comprendre et bien ici, les mots sont différents même quand la langue est la même. "Avocat" se dit "Palta" et non "Avocate", encore faut-il le savoir! La monnaie change elle aussi, il faut se réhabituer aux pièces (les Sols) et au taux de change... Nous avions pris goût à l'internet gratuit partout, celà n'est plus le cas au Pérou qui pour l'instant nous semble beaucoup moins aisé que son gâté voisin. L'accueil est plus froid, peut-être lié à la différence de niveau de vie...

 

Le lendemain, nous embarquons pour Lima, puis Cuzco - à 2100 km au sud en plein milieu de la cordillère des Andes. Nous débarquons à 3400m d'altitude. Ouf! Dans un appartement avec four, Manu va pouvoir nous faire un gâteau au chocolat!! D'ici nous préparerons notre départ pour le Machu Picchu dans trois jours. 

 

Les photos sont expliquées cette fois, il suffit de les agrandir pour accéder à la légende (on n'arrête pas le progrès :-)

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Equateur: le bilan

Du 16 Mai au 11 Juillet (57 jours)

  • Etapes: Guayaquil, Salinas, Santa Cruz (Galapagos), Isabela (Galapagos), San Cristobal (Galapagos), Quito, Chilcapamba, Otavalo, Lago Agrio, Cuyabeno, Coca, Misahualli, Banos, Chunchi, Cuenca, Vicabamba, Loja
  • Coups de coeur: Galapagos, Chilcapamba, Cuyabeno (jungle), Vilcabamba
  • Coups de blues: Coca, Chunchi
  • Surprises: baleines, otaries, requins marteaux aux Galapagos, tri du maïs à Chicapamba, découvertes dans la jungle, cheval et hébergement à Vilcabamba
  • Moyens de transport: bateau, avion, bus, taxi, cheval

 

Capitale: Quito

Monnaie: USD (dollar américain)

 



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Quitter Vilcabamba, quitter l'Equateur

Après deux mois en Equateur, dont la dernière semaine à Vilcabamba, nous nous mettons en route.

 

La plupart d'entre nous est contente de reprendre le chemin, car le changement de décor et les surprises font partie du voyage. Lola, un peu casanière, a plus de mal à quitter la nouvelle et fort agréable tanière que nous nous sommes constituée durant cinq jours.

 

En ce qui me concerne, j'ai toujours rêvé d'écrire quelque chose du genre "j'ai galopé sans relache dans une nature sauvage", voilà qui est chose faite!

 

Plusieurs jours de voyage nous attendent, puisque nous allons parcourir en quatre jours 2500 kilomètres jusqu'à Cusco au Pérou dans la vallée sacrée et démarrer notre périple vers le Macchu Pichu qui est une aventure en soi.

 

Nous commençons par rejoindre Loja aujourd'hui en bus, puis demain soir nous prendrons le bus de nuit jusqu'à Piura au Pérou (un voyageur qui n'a pas pris un bus de nuit n'est pas un vrai routard!) où nous prendrons l'avions pour Lima puis Cuzco. Un dessin vaut mieux que de longues phrases:

 

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